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Conférence de presse du 16 septembre 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2020/09/16

À l'invitation de Patrushev, Secrétaire du Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie, Yang Jiechi, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et Directeur du Bureau de la Commission des Affaires étrangères du Comité central du PCC, participera à la 10e Réunion en ligne des hauts représentants des pays BRICS sur la sécurité nationale.

Agence de presse Xinhua : Pouvez-vous nous dire ce que la Chine attend de la 10e Réunion des hauts représentants des pays BRICS sur la sécurité nationale ?

Wang Wenbin : Le mécanisme BRICS est une plate-forme importante pour renforcer la solidarité et la coopération pour les marchés émergents et les pays en développement, et préserver leurs intérêts communs. Ces dernières années, sous la conduite stratégique de leurs dirigeants, les pays BRICS sont devenus un exemple de coopération entre les grands pays émergents pour faire progresser la coopération pragmatique, approfondir la solidarité et la confiance mutuelle et contribuer au bien-être de leurs populations.

La réunion des hauts représentants des BRICS sur la sécurité nationale est une plate-forme stratégique pour renforcer la coopération sur la sécurité politique entre les cinq pays. La 10e Réunion des hauts représentants des pays BRICS sur la sécurité nationale est un événement important avant la rencontre des dirigeants des BRICS cette année, où les cinq pays auront des échanges de vues approfondis sur la sécurité internationale, la biosécurité, la coopération en matière de lutte anti-terroriste et de cybersécurité, afin de relever ensemble les défis, préserver les intérêts de sécurité et de développement des cinq pays et défendre la paix et la stabilité mondiales. La Chine entend travailler de concert avec les autres membres des BRICS pour faire aboutir la réunion à des résultats positifs, approfondir davantage la confiance stratégique mutuelle dans la sécurité politique, et faire passer davantage de signaux forts de solidarité et de coopération entre les pays BRICS.

NHK : Premièrement, le nouveau cabinet japonais a été formé aujourd'hui. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Deuxièmement, selon des reportages, les Émirats arabes unis ont approuvé l'utilisation d'urgence de vaccins contre le COVID-19 développés par une entreprise chinoise, devenant le premier pays dans le monde à avoir approuvé l'utilisation de vaccins développés par une entreprise chinoise. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Concernant votre première question, la Chine félicite M. Suga pour son élection au poste de Premier Ministre japonais. Autant que je sache, les dirigeants chinois lui adresseront des messages de félicitations.

Nous avons noté que le Premier Ministre Suga a annoncé à plusieurs reprises son intention de développer des relations diplomatiques stables avec la Chine et les autres pays voisins et nous saluons cela. La Chine et le Japon sont de proches voisins amicaux et d'importants pays d'Asie, voire du monde entier. Développer des relations de long terme de coopération et d'amitié entre la Chine et le Japon est conforme aux intérêts fondamentaux des deux peuples et aux attentes générales de la communauté internationale. La Chine est prête à travailler avec le nouveau gouvernement japonais pour, conformément aux principes et à l'esprit énoncés dans les quatre documents politiques sino-japonais, consolider sans discontinuer la confiance politique mutuelle, renforcer les échanges et la coopération bilatéraux dans différents domaines et travailler conjointement pour un plus grand développement des relations sino-japonaises.

Sur votre deuxième question, alors que la lutte anti-épidémique est toujours sérieuse dans le monde entier, les vaccins constituent une arme importante pour vaincre la pandémie. La communauté internationale n'épargne aucun effort pour faire progresser la coopération en matière de vaccins et s'est engagée à mettre en place un « pare-feu » contre le virus. Les vaccins chinois, après leur développement et leur mise en service, seront un bien public mondial pour apporter une contribution chinoise dans la réalisation de l'accessibilité et de l'abordabilité des vaccins dans les pays en développement.

La Chine et les Émirats arabes unis sont liés par un partenariat stratégique global. Depuis la survenue de l'épidémie, les deux parties ont fait preuve de solidarité et de fraternité dans les moments les plus difficiles, écrivant un chapitre émouvant dans la lutte contre l'épidémie. À présent, les deux pays mènent, dans les Émirats arabes unis, des essais cliniques internationaux de phase III sur le premier vaccin inactivé contre le COVID-19, et les travaux progressent régulièrement. La Chine continuera de travailler en étroite coopération avec les Émirats arabes unis pour obtenir le plus tôt possible des résultats dans le développement et la recherche de vaccins et aider la communauté internationale à vaincre l'épidémie dans les meilleurs délais.

Quant aux détails de la coopération en matière de vaccins, vous pouvez vous renseigner auprès des entreprises concernées.

Macao Monthly : Selon des reportages, les données divulguées par la Société de Technologies de données informatiques Zhenhua de Shenzhen montrent qu'elle pratique toujours la collecte de renseignements de source ouverte et l'évaluation des personnalités célèbres dans des domaines ciblés dans le monde entier. Les responsables politiques de tous les pays, leurs époux(ses) et leurs enfants, les chercheurs, les sociétés et les groupes de réflexion concernés sont tous placés sous sa surveillance. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : J'ai pris note de la réponse de la Société selon laquelle les reportages concernés ne sont pas conformes aux faits. La Société a clairement déclaré qu'en tant qu'entreprise privée, ses clients sont des instituts de recherche et des groupements d'affaires, qu'elle ne s'occupe que de l'intégration des données ouvertes en ligne, et non de la collecte des données.

Je tiens à souligner qu'en tant que ferme défenseur de la cybersécurité, la Chine s'oppose toujours à la cybercriminalité sous toutes ses formes et la combat sévèrement. Nous souhaitons renforcer le dialogue et la coopération avec les autres pays du monde pour bâtir conjointement un cyberespace pacifique, sûr, ouvert et coopératif.

Récemment, en réponse aux graves risques de sécurité des données, la Chine a proposé l'Initiative sur la sécurité mondiale des données pour maintenir la sécurité mondiale des données et des chaînes d'approvisionnement et faire progresser l'économie numérique. L'Initiative reçoit les réponses actives d'un nombre croissant de pays. La Chine entend renforcer les échanges et la coopération avec toutes les parties pour dégager et respecter des règles mondiales qui reflètent la volonté de toutes les parties et qui respectent leurs intérêts, dans l'objectif d'empêcher toutes les pratiques qui utilisent des avantages technologiques pour saboter la sécurité des autres pays, et de sauvegarder conjointement la sécurité mondiale des données.

Prasar Bharati : Pouvez-vous préciser les conditions concrètes pour que les autres pays adhèrent à l'Initiative mondiale sur la sécurité des données ? Et comment la Chine fera-t-elle pour améliorer la sécurité mondiale des données à travers cette initiative ?

Wang Wenbin : J'ai présenté la situation y relative tout à l'heure. De plus en plus de pays ont donné des réponses actives à l'Initiative sur la sécurité mondiale des données proposée par la Chine. Nous entendons renforcer la coopération avec les différentes parties pour préserver conjointement la sécurité mondiale des données.

Bloomberg : Premièrement, le Premier Ministre japonais Suga a nommé Nobuo Kishi, le frère cadet de Shinzo Abe, nouveau Ministre de la Défense. Tout le monde sait que M. Nobuo Kishi entretient des liens étroits avec Taiwan et qu'il vient d'effectuer une visite dans l'île le mois dernier. Quel est le commentaire du Ministère chinois des Affaires étrangères quant à la nomination de Nobuo Kishi ? Deuxièmement, selon un rapport de la Société de cybersécurité Red Delta, des pirates informatiques soutenus par la Chine ont tenté de pénétrer un serveur de messagerie du Vatican. Quel est le commentaire de votre Ministère à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous félicitons M. Nobuo Kishi pour sa nomination au poste de Ministre japonais de la Défense. Nous espérons que les départements de la défense des deux pays multiplieront les dialogues et les échanges, renforceront continuellement la confiance sécuritaire mutuelle, favoriseront l'établissement de relations de sécurité bilatérales constructives, et sauvegarderont conjointement la paix et la stabilité régionales et internationales. Nous espérons également que la partie japonaise respectera scrupuleusement le principe d'une seule Chine et s'abstiendra de toute forme de contact officiel avec la partie de Taiwan.

Concernant votre deuxième question, la Chine s'oppose fermement aux cyberattaques et à la cybercriminalité sous toutes leurs formes, et les combat résolument. Cette position est constante et claire. Les attaques de pirates informatiques constituent une menace contre tous les pays. Nous devons coopérer dans les enquêtes, la collecte des preuves, la lutte à travers les dialogues bilatéraux et l'assistance judiciaire, pour résoudre la question de la cybersécurité, et non la politiser.

CNR : Selon « Los Angeles Times », les dernières recherches de l'UCLA suggèrent que le COVID-19 était probablement déjà apparu à Los Angeles dès décembre 2019, avant même que l'OMS ne soit informée des cas de contamination à Wuhan, en Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Depuis un certain temps, les reportages ont été très nombreux dans le monde sur le moment et le lieu où l'épidémie de COVID-19 a éclaté, ce qui devrait être pris au sérieux. Les responsables de l'OMS ont dit que la recherche de l'origine du virus est un processus en développement continu qui concerne probablement bon nombre de pays et de localités, et qu'il faut adopter une attitude ouverte aux multiples origines possibles du virus.

Cela indique encore une fois que la recherche de l'origine du virus est une question scientifique très complexe et qu'il faut s'abstenir d'afficher des étiquettes au virus, de politiser la pandémie et de stigmatiser d'autres pays. Il faut laisser les scientifiques du monde entier mener des recherches et une coopération scientifiques à l'échelle planétaire. La Chine continuera à soutenir la coopération conduite par l'OMS entre les États membres sur la source zoonotique du COVID-19 et dans d'autres domaines, ainsi que les recherches scientifiques menées par les scientifiques du monde entier. Nous espérons également que certains pays adopteront une attitude active dans la coopération avec l'OMS.

AFP : Premièrement, selon un reportage d'ABC, la police fédérale australienne a intercepté les communications entre des diplomates chinois en Australie et le conseiller d'un député australien, ce dernier étant impliqué dans une enquête sur l'« ingérence étrangère ». La Chine peut-elle le confirmer ? Et a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ? Deuxièmement, le détaillant de mode H&M a mis fin à ses relations de coopération avec un fournisseur chinois suspect de faire recours à de la main-d'œuvre forcée dans le Xinjiang. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Et comment la Chine peut-elle garantir qu'il n'y a pas de « travail forcé » dans la chaîne d'approvisionnement au Xinjiang ?

Wang Wenbin : S'agissant de votre première question, nous avons pris note du reportage concerné. Le consulat général de Chine à Sydney a exprimé notre position à ce sujet. Les missions diplomatiques et consulaires de Chine en Australie ont toujours respecté le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales et s'engagent à promouvoir les échanges amicaux et la coopération pragmatique entre les deux pays dans différents domaines. Les affirmations de certains médias selon lesquelles le « consulat général de Chine et ses personnels se livrent à de l'infiltration » sont une histoire inventée de toutes pièces et des calomnies malveillantes. La Chine exprime son vif mécontentement à ce sujet et s'y oppose fermement.

Je tiens à souligner une fois de plus que la Chine applique une politique étrangère d'indépendance et de paix. Nous n'avons procédé à aucune « ingérence » ou « infiltration » dans d'autres pays, et nous n'en avons pas besoin. Ce n'est pas notre manière de faire, et ce n'est pas dans nos gènes culturels. Certains en Australie font tout ce qu'ils peuvent, et ne reculent devant rien pour attiser les sentiments anti-chinois, se faire remarquer et empoisonner l'atmosphère des relations sino-australiennes. Nous exhortons certains en Australie à rejeter leur mentalité de la guerre froide et leurs préjugés idéologiques, à cesser de politiser ou de stigmatiser l'accomplissement normal des fonctions des missions diplomatiques et consulaires de la Chine en Australie, et à cesser de créer de nouveaux obstacles dans les relations bilatérales.

Concernant votre deuxième question, j'ai donné ma réponse à une question similaire hier. Sous prétexte du travail forcé, le pays concerné a pris des mesures restrictives à l'encontre d'entreprises chinoises concernées, ce à quoi nous nous opposons fermement. Pour nous, il s'agit d'une manipulation politique qui viole les règles du commerce international et sabote les chaînes d'industries, d'approvisionnement et de valeur mondiales.

APP : Le Pakistan et la Chine ont signé un accord sur la création d'une zone économique spéciale dans le cadre du Corridor économique Chine-Pakistan. Le Premier Ministre pakistanais Imran Khan a déclaré que le développement de la zone économique spéciale stimulera l'industrialisation et créera plus d'emplois dans le Pakistan. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Le 14 septembre, l'entreprise chinoise concernée a signé avec la partie pakistanaise un accord sur le développement de la zone économique spéciale de Rashakai. Il s'agit du premier accord sur le développement d'une zone économique spéciale signé entre la Chine et le Pakistan dans le cadre du Corridor économique Chine-Pakistan. Les gouvernements chinois et pakistanais y attachent une grande importance. Le Premier Ministre pakistanais Imran Khan et l'ambassadeur chinois au Pakistan Yao Jing ont assisté à la cérémonie de signature. Ning Jizhe, Vice-Président de la Commission nationale du Développement et de la Réforme de Chine et président chinois du Comité conjoint de coopération pour le Corridor économique Chine-Pakistan a prononcé un discours par liaison vidéo.

La signature de l'accord signifie que le projet entrera bientôt dans la phase de construction substantielle, nous avons la certitude que cela jouera un rôle important de démonstration et de pilotage dans la coopération industrielle entre les deux pays, contribuera à promouvoir la construction de qualité du Corridor économique Chine-Pakistan, et renforcera la force motrice interne du développement économique du Pakistan.

Reuters : Aujourd'hui, un avocat du gouvernement australien a officiellement désigné la Chine comme un « État étranger » faisant l'objet d'une enquête policière pour un complot présumé visant à intervenir dans les affaires intérieures australiennes. Quel est le commentaire de la Chine au sujet de cette enquête de la police australienne sur l'« ingérence étrangère » de la Chine ?

Wang Wenbin : Comme je l'ai dit tout à l'heure, certains en Australie s'adonnent à des calomnies contre la Chine pour attiser les sentiments anti-chinois et se faire remarquer, et empoisonner les relations sino-australiennes. Cette pratique ignoble ne contribue en rien au développement des relations bilatérales. La Chine applique une politique étrangère d'indépendance et de paix. Nous n'avons procédé à aucune « ingérence » ou « infiltration » dans les autres pays, et nous n'en avons pas besoin. Nous exhortons certains en Australie à cesser de stigmatiser la Chine.

The Paper : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré lors d'un forum en ligne du Conseil de l'Atlantique que davantage de pays partageaient désormais la vision du monde des États-Unis. C'est la façon dont le monde voit la menace du Parti communiste chinois qui a connu des changements importants. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Pompeo ne respecte jamais les faits, débite des mensonges à tout bout de champ, calomnie et salit la Chine à chaque occasion. La communauté internationale en a assez vu.

Contrairement à l'affirmation de Pompeo selon laquelle de plus en plus de pays se rallient désormais à la vision américaine du monde, plusieurs enquêtes montrent que l'image des États-Unis est devenue de plus en plus impopulaire en raison de la politique étrangère erronée menée par Pompeo et ses semblables. Selon une récente enquête du Conseil européen des Relations étrangères, la confiance des Européens envers les États-Unis est en train de disparaître et leur perception des États-Unis s'est considérablement détériorée suite à la pandémie de COVID-19. Selon le classement du rapport des « meilleurs pays 2020 », la confiance du monde envers les États-Unis a chuté de 50% depuis les deux dernières années, soit la plus forte baisse de tous les pays évalués dans le rapport. Le rapport annuel de Gallup montre que le « leadership américain reste impopulaire dans le monde entier » et que les États-Unis obtiennent les pires résultats chez leurs alliés traditionnels en Europe. Une enquête menée dans 37 pays par le Pew Research Center a révélé que seulement 20% des pays interrogés approuvaient la gestion des affaires internationales par les États-Unis. Un autre sondage de Pew publié hier montre que la vision favorable des États-Unis au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, au Japon et en République de Corée est aussi faible qu'elle l'a été par le passé en raison de la mauvaise gestion du COVID-19 par les États-Unis.

Une fois de plus, nous exhortons Pompeo et ses semblables à respecter les faits et à arrêter ses propos anti-chinois incessants, sinon ils ne rencontreront qu'une plus forte aversion de la part du peuple chinois et de ceux qui ont un sens de la justice dans la communauté internationale.

Beijing Daily : Lors de la première Conférence ministérielle du partenariat Mékong-États-Unis tenue en ligne le 11 septembre, le Secrétaire d'État adjoint américain Stephen Beigun a déclaré que les 11 barrages chinois avaient des effets néfastes à la sécurité alimentaire, à l'environnement et à la vie des habitants du Mékong. Le 14 septembre, le Secrétaire d'État américain Pompeo a publié une déclaration sur le « partenariat entre le Mékong et les États-Unis », demandant à la Chine de partager les données d'amont, y compris les données d'exploitation des barrages, et disant qu'elles devraient être partagées via la Commission du Mékong, et non par d'autres plates-formes. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Ces derniers temps, les États-Unis font sans cesse du tapage autour des ressources en eau de la zone Lancang-Mékong pour semer la discorde dans les relations entre la Chine et les pays de la région, ce qui est contraire aux faits, sans fondement scientifique et vraiment hégémonique. Je voudrais apporter les clarifications suivantes.

Premièrement, tous les pays du bassin du Lancang-Mékong ont le droit au développement et à l'utilisation raisonnables des ressources en eau. Selon les statistiques du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), les pays du bassin du Mékong ont construit, en fonction de leurs besoins de développement, plus de 300 centrales hydroélectriques sur le cours principal et les affluents du Mékong. Sur la base d'une évaluation scientifique, la Chine a construit 11 centrales hydroélectriques sur le Mékong, qui ont joué un rôle important pour le développement socio-économique durable des pays riverains. Les accusations américaines sur les conséquences négatives des installations hydrauliques de Chine sur la rive du Mékong ne sont que des prétextes infondés.

Deuxièmement, le milieu scientifique international et la Commission du Mékong ont déjà tiré une conclusion juste sur le rôle des centrales hydroélectriques dans le cours supérieur du fleuve Lancang. Les réservoirs de la Chine stockent de l'eau pendant la saison des pluies pour une utilisation ultérieure pendant la saison sèche, ce qui contribue à maintenir le débit régulier du Mékong pendant la saison sèche. En outre, le débit du fleuve Lancang ne représente que 13,5% de celui du bassin du Mékong, et son débit a un impact très limité sur le volume global de l'eau du Mékong. Les Américains devraient intensifier leurs études dans ce domaine avant de tenir des propos absurdes contre la science.

Troisièmement, lors de la troisième réunion des dirigeants des pays de la zone Lancang-Mékong, le Premier Ministre Li Keqiang a annoncé que la Chine partagerait les données hydrologiques du Lancang tout au long des années avec les pays du Mékong. Les six pays de la zone Lancang-Mékong ont publié la « Déclaration de Vientiane » pour créer ensemble un environnement de paix durable, de stabilité, de solidarité et d'harmonie, et soutenir la mise en place d'une plate-forme d'échange d'informations sur la coopération Lancang-Mékong en matière de ressources en eau. En respectant le principe de consultation, de synergie et de partage, la coopération Lancang-Mékong a donné des fruits manifestes et a été largement saluée par les pays de la région. Les agissements des États-Unis, avec leur flagrance et leur arrogance contre les pays de la région, ne réussiront pas.

Quatrièmement, la Chine estime toujours que la coopération Lancang-Mékong doit être ouverte, inclusive, complémentaire et coordonnée avec les mécanismes de coopération sous-régionale existants. Les États-Unis ont un motif douteux dans leurs calomnies continues contre la Chine. Comptent-ils contribuer à la prospérité de la région ou saboter la coopération régionale ? Comptent-ils aider les pays du Mékong à lutter contre les sécheresses et les calamités naturelles ou entraîner les pays de la région dans le piège de la confrontation entre grands pays ? Les États-Unis doivent donner une explication à ce sujet.

Les pays du Mékong et la Chine partagent les eaux du même fleuve et leurs destins sont étroitement liés. Toute tentative de semer la discorde dans les relations entre la Chine et les pays de la région, de saboter la paix, la stabilité, le développement et la prospérité de la région est vouée à l'échec.

Reuters : L'OMC a statué mardi que les États-Unis avaient enfreint les règles commerciales mondiales en imposant des droits de douane à la Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Le porte-parole du Ministère chinois du Commerce a répondu au rapport du groupe d'experts de l'OMC. Nous apprécions la décision objective et juste du groupe d'experts.

Ces derniers temps, certains politiciens américains ont accusé à plusieurs reprises la Chine du « non-respect » des règles. Le rapport du groupe d'experts de l'OMC prouve une fois de plus que ce sont les États-Unis qui ont enfreint les règles internationales. Cela nous rappelle comment les États-Unis se sont comportés au sein de plusieurs organisations internationales, et nous aide à voir clairement que les États-Unis utilisent les organisations internationales pour servir leurs propres intérêts comme ils l'entendent.

La Chine soutient et défend toujours fermement le système commercial multilatéral centré sur l'OMC, et respecte ses règles et décisions. Nous espérons que la partie américaine respectera pleinement la décision du groupe d'experts de l'OMC et le système commercial multilatéral fondé sur des règles, prendra des mesures concrètes et travaillera avec les membres de l'OMC pour préserver le système commercial multilatéral et promouvoir un développement sain et stable de l'économie mondiale.

Prasar Bharati : Premièrement, le Ministre indien de la Défense a déclaré hier que l'Inde et la Chine avaient convenu de résoudre le problème frontalier par le dialogue pacifique. L'Inde a également déclaré plus tôt que les deux parties devraient faire de sorte que leurs troupes reviennent à leurs situations respectives à la ligne de contrôle effectif en avril. Pourquoi la Chine ne ramène-t-elle pas ses troupes au statu quo d'avril ? Deuxièmement, hier, lors d'une réunion des secrétaires du Conseil de Sécurité de l'OCS, la partie pakistanaise a affiché une carte « fictive » en faisant fi de la proposition de la Russie, pays hôte, et en violation des règlements de l'OCS qui ne permettent pas de discuter des questions bilatérales lors de la réunion. Quel est le commentaire de la Chine à cet acte ?

Wang Wenbin : La position de la Chine sur la question de la frontière sino-indienne est constante et claire. La Chine a toujours strictement observé les accords concernés signés par les deux pays et s'est engagée à maintenir la paix et la stabilité dans la zone frontalière entre les deux pays, tout en préservant fermement la souveraineté et la sécurité territoriales nationales. La responsabilité de la récente situation frontalière entre la Chine et l'Inde n'incombe pas à la partie chinoise. L'Inde est la première à avoir violé les accords bilatéraux et le consensus important, à avoir fait des provocations en franchissant illégalement la frontière, à avoir changé unilatéralement le statu quo de la zone frontalière, et à avoir tiré des coups de feu pour menacer la sécurité des troupes frontalières chinoises. L'urgence est que la partie indienne corrige immédiatement son erreur, se désengage sur le terrain le plus tôt possible et prenne des mesures concrètes pour atténuer la tension et calmer la situation dans la zone frontalière.

Récemment, les Ministres chinois et indien des Affaires étrangères se sont rencontrés à Moscou et sont parvenus à un consensus en cinq points sur la situation actuelle. Nous espérons que l'Inde travaillera dans la même direction que la Chine, respectera l'important consensus dégagé par les dirigeants des deux pays, laissera les divergences à une place appropriée dans les relations bilatérales pour les empêcher de dégénérer en conflits, et s'abstiendra de prendre des actions susceptibles de provoquer une escalade de la situation. La Chine continuera de maintenir le dialogue et la consultation avec l'Inde par les voies diplomatiques et militaires et s'efforcera de sauvegarder conjointement la paix et la tranquillité dans les zones frontalières.

Concernant votre deuxième question, je ne dispose pas d'informations relatives à ce que vous avez dit. Je me renseignerai à ce sujet après la conférence de presse.

Prasar Bharati : Comme vous l'avez dit, la Chine et l'Inde veulent toutes les deux résoudre le problème frontalier, et vous avez également mentionné certains incidents qui se sont passés depuis les trois ou quatre derniers mois. Je veux savoir si la situation pourra revenir au statu quo d'avant avril et si les négociations pourront avancer.

Wang Wenbin : Comme je viens de le dire, ce qui est urgent maintenant, c'est que la partie indienne corrige immédiatement son erreur, se désengage sur le terrain le plus tôt possible et prenne des mesures concrètes pour apaiser la tension et calmer la situation dans la région frontalière. Nous espérons que l'Inde travaillera dans le même objectif que la Chine. Nous entendons également maintenir le dialogue et la consultation avec l'Inde par les voies diplomatiques et militaires et faire des efforts conjoints pour sauvegarder la paix et la tranquillité dans la zone frontalière.

Global Times : Selon des médias, un avion militaire américain de reconnaissance a effectué une reconnaissance près de l'île de Hainan et des îles Xisha de Chine en utilisant frauduleusement les codes électroniques d'avions de l'aviation civile malaisienne. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : C'est le jeu favori auquel fait recours l'armée américaine d'utiliser frauduleusement des codes électroniques d'avions civils d'autres pays. Selon des données incomplètes, depuis le début de cette année, les avions de reconnaissance américains ont usurpé des codes électroniques d'avions civils d'autres pays pour mener des activités en Mer de Chine méridionale plus de cent fois. Cette pratique a gravement violé les règles de l'aviation internationale, perturbé l'ordre et la sécurité de l'aviation dans l'espace aérien concerné, et menacé la sécurité de la Chine et des pays de la région. La Chine s'y oppose fermement.

Nous exhortons la partie américaine à mettre immédiatement fin à ces comportements dangereux et provocateurs pour éviter les accidents dans le ciel et en mer. La Chine continuera de travailler avec les pays de la région pour sauvegarder fermement les libertés et la sécurité de la navigation et du survol en Mer de Chine méridionale, ainsi que la paix et la stabilité dans la région.

Reuters : La « Fédération chinoise des oiseaux sauvages de Taiwan » a récemment été radiée de BirdLife International, un partenariat pour la conservation des oiseaux. Les autorités taiwanaises ont déclaré que cela résultait de la pression et de l'ingérence du gouvernement chinois. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Je ne suis pas au courant de ce que vous dites. Mais je tiens à souligner qu'il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et que Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. La participation de Taiwan aux activités des organisations internationales doit respecter le principe d'une seule Chine.

South China Morning Post : Le Département du Trésor américain a annoncé qu'il inscrirait sur sa liste noire la Société chinoise Union Development Group Co. Ltd. pour ses activités au Cambodge, affirmant que le port de Dara Sakor construit par elle avait dévasté l'environnement et que le projet pourrait être utilisé pour aider la Chine à construire une base militaire au Cambodge. La Chine a-t-elle des commentaires à faire à ce sujet ?

Wang Wenbin : Je tiens à souligner que le gouvernement chinois demande toujours aux entreprises chinoises qui se développent à l'étranger de se conformer aux lois et réglementations locales. La Chine et le Cambodge sont voisins amicaux traditionnels et leur coopération bilatérale est ouverte, transparente, mutuellement avantageuse et égale.

Les États-Unis ont attaqué maintes fois la coopération normale de la Chine avec les pays concernés sous prétexte que certains projets pourraient être transformés en bases militaires, alors qu'eux-mêmes ont des centaines de bases militaires dans plus de 150 pays à travers le monde. Une telle pratique hypocrite du « deux poids deux mesures » est scandaleuse.

Depuis un certain temps, pour contenir et réprimer la Chine, les États-Unis violent sans cesse le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales et imposent illégalement des sanctions aux entreprises chinoises en abusant de différents prétextes. Je tiens à souligner que les autres pays du monde ne doivent absolument pas laisser faire les États-Unis, qui étendent leur emprise si loin. Tous les pays doivent condamner résolument et rejeter les agissements hégémoniques des États-Unis. La Chine prendra également les mesures nécessaires pour sauvegarder fermement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises.

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