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Conférence de presse du 26 mars 2021 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2021/03/26

Une vidéo sur le discours de Daniel Dumbrill prononcé lors de l'événement « Génocide au Xinjiang ? - Un panel de découverte sur Zoom » au Canada a été diffusée avant la conférence de presse.

Bon après-midi, amis journalistes. Bienvenue à la conférence de presse régulière du Ministère des Affaires étrangères d'aujourd'hui. Comme vous le voyez, nous avons spécialement préparé un projecteur aujourd'hui. Je vous ai invités à regarder un discours prononcé au Canada par le Canadien Daniel Dumbrill lors de l'événement « Génocide au Xinjiang ? - Un panel de découverte sur Zoom » tout à l'heure. Je voudrais vous inviter à visionner une autre courte vidéo.

(Diffusion d'un morceau de la vidéo du discours prononcé par Lawrence Wilkerson, Chef de cabinet de l'ancien Secrétaire d'État américain Colin Powell et Colonel à la retraite de l'armée américaine, à l'Institut Ron Paul en août 2018.)

Après avoir vu cette vidéo, qu'en pensez-vous ? L'intervenant était Lawrence Wilkerson, Chef de cabinet de l'ancien Secrétaire d'État américain Colin Powell et Colonel à la retraite de l'armée américaine. Dans son discours prononcé à l'Institut Ron Paul en août 2018, il a parlé des trois objectifs des forces américaines stationnées en Afghanistan, l'un consistant à endiguer la Chine. Il n'a pas mâché ses mots en déclarant ceci : « La troisième raison pour laquelle notre armée est en Afghanistan est qu'il y a 20 millions d'Ouïgours au Xinjiang, en Chine. Si l'Agence Centrale du Renseignement (CIA) veut déstabiliser de la Chine, le meilleur moyen sera d'y créer des troubles. Si la CIA peut faire bon usage de ces Ouïgours et les joindre pour irriter constamment Beijing, la Chine sera perturbée depuis son intérieur sans pour autant avoir besoin des forces extérieures. »

Quel déjà-vu ! En avril 2019, l'ancien Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a déclaré de manière éhontée dans son discours prononcé à l'Université A&M du Texas : « Nous (CIA) avons menti, nous avons trompé, nous avons volé. Nous avions tout un cursus de formation. Cela vous rappelle la gloire de l'expérience américaine. » C'est ce que les États-Unis ont dit et fait.

En 2003, la partie américaine a déclenché des frappes militaires contre l'Iraq sous prétexte que l'Iraq possédait des armes de destruction massive, causant des centaines de milliers de morts et de blessés et déplaçant plus d'un million de personnes. Après des années, la partie américaine a reconnu que la prétendue preuve selon laquelle l'Iraq disposait des armes de destruction massive n'était rien qu'un tube de lessive en poudre.

En 2018, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et d'autres pays ont déclenché des frappes aériennes contre la Syrie, sous prétexte que les forces gouvernementales syriennes avaient utilisé des armes chimiques contre le peuple syrien. Les frappes aériennes ont tué et blessé des dizaines de milliers de civils innocents et les ont privés de leur abri. Mais les preuves de la prétendue utilisation d'armes chimiques par le gouvernement syrien se sont révélées n'être rien d'autre qu'une vidéo montée par les « Casques blancs », une organisation financée par les agences de renseignement américaines et britanniques.

En 2019, lors des troubles causés par des émeutiers liés à un projet d'amendement législatif à Hong Kong, la CIA et son intermédiaire à l'apparence innocente, la Fondation nationale pour la Démocratie (NED) des États-Unis, ont travaillé ensemble pour parrainer et inciter des émeutiers antichinois à Hong Kong dans leurs actes de vandalisme et de pillage, qui ont violemment foncé sur le bâtiment du Conseil législatif de Hong Kong au nom de la lutte pour la démocratie et la liberté. Ils ont même commandé les émeutes en descendant dans la rue, tentant de déclencher une « révolution de couleur » à Hong Kong.

Maintenant, les États-Unis et certains de leurs alliés occidentaux tournent leur attention noire vers le coton blanc du Xinjiang. Ils ont imposé des sanctions aux individus et entités chinois concernés en les accusant à tort de « crimes » sensationnels au Xinjiang, tels que le « travail forcé », la « stérilisation forcée » et même le « génocide ».

Néanmoins, comme vous l'avez vu, un ancien haut responsable américain ayant participé à la fomentation de la Guerre en Iraq a avoué lui-même que la prétendue question ouïgoure au Xinjiang n'était rien d'autre qu'une conspiration stratégique américaine visant à perturber la Chine de l'intérieur et à contenir la Chine. Dans cette « farce » mise en scène par les États-Unis, certains politiciens et médias aux États-Unis et dans leurs pays alliés ont joué un rôle très honteux. Certains d'entre eux sont en collusion avec les forces antichinoises pour concocter des rumeurs et déshonorer la Chine sans scrupule et sans le moindre fondement. Et certains d'autres, poussés par des préjugés idéologiques, préfèrent croire aux mensonges inventés par une poignée d'éléments antichinois plutôt que d'écouter la voix commune des 25 millions de personnes de tous les groupes ethniques du Xinjiang et de regarder en face les faits fondamentaux du développement et du progrès au Xinjiang. Ils s'indignent pour « défendre » les droits de l'homme au Xinjiang en citant à tout propos de soi-disant témoins ou de prétendues sources d'informations « crédibles ». Alors, après avoir regardé cette vidéo de Lawrence Wilkerson, vont-ils croire plutôt aux paroles de leur responsable gouvernemental ou continuer à faire confiance à ces acteurs maladroits ?

Comme les faits l'ont prouvé maintes fois, les questions liées au Xinjiang sont en aucun cas celles liées à l'ethnie, à la religion et aux droits de l'homme, mais sont liées à la lutte contre le séparatisme, le terrorisme et l'ingérence. Si les États-Unis ont soigneusement concocté la prétendue question du Xinjiang, ce n'est pas parce qu'ils se soucient vraiment du peuple ouïgour. Sinon, ils n'auraient pas déclenché des attaques contre plusieurs pays musulmans sous prétexte de la lutte contre le terrorisme à la suite des attentats du 11 septembre, détruisant les familles et les foyers de quelques dizaines de millions de musulmans. Et ils n'auraient pas non plus mis en place la seule et unique « Muslim Ban » dans le monde, discriminé et persécuté les musulmans et les autres minorités ethniques aux États-Unis. Leur véritable intention est de saper la sécurité et la stabilité de la Chine et d'empêcher la Chine de se développer.

Je tiens à avertir sévèrement la partie américaine que la Chine d'aujourd'hui n'est pas l'Iraq ni la Syrie, et encore moins la fin de la dynastie des Qing foulée aux pieds par les Forces coalisées des huit puissances. La Chine est honnête et franche. Tous les mensonges et rumeurs malveillants contre la Chine s'effondreront devant les faits et la vérité. Nous sommes suffisamment résolus, déterminés et capables de défendre fermement la souveraineté, la sécurité, les intérêts et la dignité du pays.

Alors, amis journalistes, après avoir vu cette vidéo, tous les mensonges et fausses informations autour du Xinjiang sont-ils naturellement résolus pour vous ? Il est temps pour cette pièce montée par la partie américaine de s'achever !

Bloomberg : Ce que vous vouliez dire tout à l'heure, c'est que la CIA a fait croire au monde qu'il y a un « génocide » au Xinjiang ? Par rapport aux efforts de la Chine pour changer les récits liés au Xinjiang, pourriez-nous dire que la CIA a fait mieux que la Chine ?

Hua Chunying : Dans la vidéo que je viens de passer, un ancien haut responsable américain qui avait participé à la fomentation de la Guerre en Iraq a avoué qu'une raison importante de la présence des troupes américaines en Afghanistan était qu'il y avait 20 millions d'Ouïgours au Xinjiang. Le meilleur moyen pour la CIA de déstabiliser la Chine est de créer des troubles en Chine et d'utiliser le peuple ouïgour pour irriter constamment Beijing, de sorte à faire tomber la Chine depuis son intérieur sans pour autant avoir besoin des forces extérieures. Vous avez regardé la vidéo, c'est ce qu'il a dit lui-même. Certains médias occidentaux disent toujours qu'ils citent des sources d'information crédibles. Croyez-vous ce qu'il a dit ?

Quant aux opérations de la CIA, je crois que vous les connaissez bien. Il y a quelques années, le programme Newsnight de la BBC a relaté les relations entre la NED et le mouvement d'Occupy Central de Hong Kong. Ce n'est pas un secret, mais un fait bien connu.

Tout à l'heure, vous avez également écouté le discours de Daniel Dumbrill lors de l'événement « Génocide au Xinjiang ? - Un panel de découverte sur Zoom » au Canada. J'aimerais vous rappeler ce qu'il a dit. « Pourquoi le Xinjiang est-il si important pour les gouvernements occidentaux, notamment pour le gouvernement américain ? Ce n'est pas parce qu'ils se soucient vraiment des musulmans. Beaucoup de gens veulent savoir pourquoi le gouvernement américain a investi autant d'argent dans les récits liés au Xinjiang. L'objectif des États-Unis qui ont fourni des millions de dollars en fonds et investi beaucoup de temps sur les groupes ouïgours d'outre-mer, c'est de satisfaire leurs intérêts géopolitiques et de s'engager dans une propagande politique de fausses informations contre la Chine. Ils en ont déjà des expériences. » Il a également mentionné que la raison de l'adoption par le Parlement canadien d'une résolution d'accusations sur la question du Xinjiang de la Chine. C'est que l'un des principaux « contributeurs » est le « Projet de défense des droits des Ouïgours », une organisation non gouvernementale canadienne financée par la NED. Le Président de cette organisation a lui-même déclaré que ce qui était auparavant fait secrètement par la CIA est maintenant fait secrètement par la NED. Il s'agit essentiellement d'un front pour renverser et déstabiliser des gouvernements, et a peu à voir avec la démocratie. Depuis toutes ces années, il y a seulement quelques pays qui n'ont pas vécu d'interférences directes des États-Unis, de « révolutions de couleur » orchestrées par les États-Unis, et de troubles politiques et même une subversion de régime fabriqués par les États-Unis.

Maintenant, au Xinjiang, nous voyons la même routine. La CIA, l'Institut australien de stratégie politique (ASPI) et certains chercheurs et médias occidentaux ont leur propre travail et rôle dans cette pièce de théâtre écrite et dirigée par les États-Unis. Mais il est temps pour cette pièce des États-Unis de se clôturer.

China Review News : Le 25 mars, lors de sa première conférence de presse depuis son entrée en fonction, le Président américain Joe Biden a déclaré qu'il exigeait que la Chine respecte les règles internationales, que la Chine n'avait pas d'ADN démocratique et que les États-Unis ne se laisseraient pas surpasser par la Chine. Il a dit que les États-Unis ne cherchaient pas la confrontation avec la Chine, mais qu'il était clair que les deux pays se livreraient à une concurrence hautement féroce. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

Hua Chunying : Nous avons noté que le Président Biden avait indiqué qu'il n'avait pas l'intention de chercher la confrontation. L'attitude de la Chine à l'égard du développement des relations Chine-États-Unis est claire et constante, et la politique de la Chine à l'égard des États-Unis maintient également un haut degré de stabilité et de continuité. Comme la Chine l'a souligné lors du dialogue stratégique de haut niveau Chine-États-Unis à Anchorage, la Chine est prête à travailler avec les États-Unis pour mettre en œuvre sérieusement le consensus important atteint lors de l'entretien téléphonique entre les deux Chefs d'État à la veille du Nouvel An chinois, et espère que les États-Unis iront dans le même sens que la Chine et géreront les relations entre les deux pays conformément aux principes de non-conflit, de non-confrontation, de respect mutuel et de coopération gagnant-gagnant, de sorte à faire progresser les relations bilatérales sur une voie saine et stable.

Je tiens à souligner quelques points de plus :

Premièrement, la partie américaine n'est pas en position de demander à la Chine de respecter les règles internationales. Il n'y a qu'un seul système dans le monde, c'est le système international centré sur les Nations Unies, et il n'y a qu'un seul ensemble de règles dans le monde, ce sont les normes fondamentales régissant les relations internationales reposant sur les principes de la Charte des Nations Unies. Il est bien clair qu'en termes de respect des règles internationales, la Chine est un élève modèle et excellent, tandis que les États-Unis, je le crains, sont un cancre reconnu.

Deuxièmement, la clé pour déterminer si les systèmes politiques différents sont bons ou mauvais, c'est de voir s'ils s'adaptent aux conditions nationales du pays, s'ils apportent la stabilité politique, le progrès social et l'amélioration des conditions de vie, s'ils sont soutenus par le peuple, et s'ils contribuent au progrès de l'humanité. Peu importe à quel point un pays se targue de ses valeurs démocratiques, s'il reste les bras croisés et regarde sans rien faire devant le fait que plus de 500 000 personnes sont mortes de la pandémie et plus de 40 000 personnes sont mortes dans les fusillades chaque année, et s'il lance des guerres violentes contre des pays souverains en s'appuyant sur des preuves fabriquées à son gré et reste indifférent à la mort des centaines de milliers de civils innocents et au déchirement d'innombrables familles qui en découlent, je crains qu'il ne soit pas qualifié pour être le phare de la démocratie et des droits de l'homme, comme il s'en targue.

La Chine, dans son concept, met le peuple au centre de tout. À la différence des États-Unis qui mènent une politique électorale et qui se focalisent sur les intérêts politiques partisans, le Parti communiste chinois (PCC) et le gouvernement chinois s'engagent de tout cœur à servir le peuple chinois. Nous avons atteint l'objectif de réduction de la pauvreté fixé dans le Programme de développement durable à l'horizon 2030 avec 10 ans d'avance, et mis en place le plus grand système de protection sociale dans le monde qui couvre les quelque 1,4 milliard de Chinois pour leur assurer la nourriture, le logement, l'éducation et les soins médicaux. Les taux de satisfaction et de soutien de la population chinoise à l'égard du gouvernement chinois dépassent 90% depuis des années consécutives. La Chine a frayé une voie de développement correcte après une longue période d'exploration. Nous avons toute la confiance dans notre voie, et poursuivrons inébranlablement la voie juste du socialisme aux couleurs chinoises choisie par nous-mêmes.

Troisièmement, les différences et la concurrence sont partout dans ce monde immense et varié. En tant que première et deuxième économies du monde, il n'y a rien d'étonnant que les États-Unis et la Chine aient de la concurrence lorsque leurs intérêts s'entremêlent de plus en plus. L'essentiel, c'est de promouvoir une concurrence positive fondée sur l'équité et la justice pour permettre le perfectionnement de soi-même et contribuer au succès de l'un et de l'autre, au lieu de se livrer aux attaques et au jeu à somme nulle. Que ce soit pour les intérêts communs des deux peuples ou des peuples du monde entier, la coopération doit être l'objectif principal de la Chine et des États-Unis. Nous espérons avoir un respect mutuel, une interaction saine et une coopération mutuellement bénéfique avec d'autres pays, y compris les États-Unis, afin que nous puissions, en nous surpassant et en nous améliorant sans cesse, faire de chacun une meilleure version de soi-même au bénéfice du monde entier.

Quant à l'affirmation des États-Unis selon laquelle ils ne se laisseront pas surpasser par la Chine, je tiens simplement à dire que l'objectif de la Chine n'a jamais été de surpasser les États-Unis, mais de continuer de se perfectionner pour devenir une meilleure Chine.

AFP : Toujours sur les vidéos de tout à l'heure. La partie chinoise pense-t-elle que tous les médias qui ont fait des reportages indépendants sur le Xinjiang ces dernières années ont agi en coordination et sous les instructions de l'administration américaine ? La personne que l'on voit dans cette vidéo à l'instant est un Canadien qui vit à Shenzhen et à Hong Kong. Les agences officielles chinoises ont-elles entrepris d'étudier les pratiques concernées des États-Unis ?

Hua Chunying : La question que vous avez soulevée concerne en fait la relation entre les médias et certaines forces antichinoises aux États-Unis et dans d'autres pays occidentaux qui répandent des rumeurs et de fausses informations pour discréditer le Xinjiang. Et je dois vous préciser que je dis bien certains médias occidentaux.

Quant aux correspondants des médias étrangers en Chine, nous avons réalisé une vidéo spéciale et l'avons envoyée à des centaines de correspondants étrangers en Chine avant la Fête du Printemps de cette année. L'année dernière n'a pas été facile et nous voulions adresser nos pensées aux correspondants étrangers qui ont travaillé très dur. Nombre de journalistes et amis étrangers sont en poste en Chine depuis plus de dix ans, voire des décennies. C'est à travers vos reportages, et avec votre stylo et vos objectifs, que le monde a appris à mieux connaître la Chine. L'année dernière en particulier, pendant l'épidémie, de nombreux journalistes étrangers sont restés à leur poste et ont raconté au monde la lutte du peuple chinois contre l'épidémie. Nous avons remarqué qu'il y a de plus en plus de reportages objectifs sur la Chine, plus riches en contenu et avec des perspectives plus diverses. Nous apprécions cela. Vous devez également avoir le sentiment que le Département de l'Information du Ministère chinois des Affaires étrangères et mes collègues ont toujours été sincères, ouverts et amicaux en fournissant aux journalistes et amis étrangers autant de facilités et d'assistance que possible dans leur travail et leur vie en Chine. Par exemple, lors de l'épidémie de l'année dernière, nous vous avons beaucoup aidé à réaliser des interviews, ce que vous connaissez peut-être très bien.

Mais je dois aussi souligner que certains médias occidentaux ont effectivement fait des reportages très injustes sur la Chine, qui ne sont pas seulement partiaux, mais parfois même de fausses nouvelles. Quelle est leur relation avec l'administration américaine et les gouvernements de certains alliés des États-Unis ? Je n'en ai aucune idée. Mais il ne fait aucun doute que certains médias occidentaux ont joué un rôle honteux dans la campagne de désinformation menée contre la Chine par les États-Unis.

Dans la vidéo que vous venez de regarder, Daniel Dumbrill a cité deux médias, l'un américain et l'autre britannique. Pour leur sauver la face, je ne vais pas les nommer ici. Une prétendue « survivante des camps de concentration » a fait l'objet d'un grand battage médiatique par ces deux médias, et la troisième version de son histoire s'est largement écartée de la première. Curieusement, la date de renouvellement du passeport de cette « survivante » dans leur histoire est la seule chose qui ait été floutée dans le reportage. Il s'avère que son histoire a d'énormes failles. Et il n'est pas logique que la Chine délivre des passeports à des personnes ciblées par son « génocide ». Ce qui est encore moins logique, c'est que son passeport a été renouvelé pendant la période où elle prétend avoir été arrêtée. Toute personne ayant un minimum d'intelligence sait que quelque chose ne va pas ici. Alors pourquoi de tels reportages ont-ils été faits ? Ces médias sont-ils objectifs, justes et honnêtes ? Méritent-ils leurs lecteurs ?

C'est pourquoi nous voudrions remercier la grande majorité de nos amis des médias pour leur couverture continue de la Chine au monde entier et leur volonté de s'informer sur la Chine de manière sincère et objective. Cependant, il est vrai que certains médias occidentaux ont répandu beaucoup de fausses informations sur la Chine. Je pense que vous savez tous qui sont ces médias. Les journalistes concernés le savent aussi très bien. Ils doivent se demander s'ils méritent le bon environnement de travail que leur offre la partie chinoise. Ont-ils la conscience en paix face au peuple multiethnique du Xinjiang ? Ils ont fabriqué contre leur conscience de fausses nouvelles pour salir la Chine, mais leur conscience peut-elle vraiment être tranquille ? Ne seront-ils pas condamnés par leur conscience ? Je ne veux pas mentionner leurs noms. Mais la meilleure façon de camoufler un mauvais acte est de ne pas le faire en premier lieu. Je pense que les médias et les journalistes concernés savent bien ce qu'ils ont fait. Nous continuerons, comme toujours, à faciliter les reportages des correspondants étrangers en Chine et ferons de notre mieux pour vous offrir davantage d'opportunités d'interview. N'hésitez pas à vous adresser à moi et à mes collègues si vous avez le moindre problème.

BBC : La Chine a annoncé aujourd'hui des sanctions contre des individus et entités concernés du Royaume-Uni. Pourquoi la Chine a-t-elle pris cette décision et quels en sont les objectifs ?

Hua Chunying : Récemment, le Royaume-Uni, en se basant sur des mensonges et de fausses informations, a imposé des sanctions unilatérales à des individus et entités chinois concernés sous prétexte de prétendues questions de droits de l'homme au Xinjiang. Cette mesure enfreint de manière flagrante le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, s'ingère grossièrement dans les affaires intérieures de la Chine et porte gravement atteinte aux relations entre la Chine et le Royaume-Uni. Un responsable du Ministère chinois des Affaires étrangères a convoqué l'Ambassadeur du Royaume-Uni en Chine pour lui présenter des protestations solennelles, exprimant la ferme opposition et la vive condamnation. La Chine a décidé de sanctionner neuf individus et quatre entités du Royaume-Uni qui ont diffusé des mensonges et de fausses désinformations de façon malveillante. Dès aujourd'hui, les personnes concernées et les membres directs de leur famille sont interdits d'entrer en Chine, y compris à Hong Kong et à Macao. Leurs biens en Chine seront gelés. Et il sera interdit aux citoyens et institutions chinois de faire des affaires avec eux. La Chine se réserve le droit de prendre d'autres mesures.

La détermination de la Chine à préserver sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement est inébranlable. Nous demandons solennellement à la partie britannique de ne pas aller plus loin sur la voie erronée. Sinon, ils pourront s'attendre à plus de réactions fermes de la part de la Chine.

China Daily : Nous avons remarqué que le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi avait proposé une initiative en cinq points pour parvenir à la sécurité et à la stabilité au Moyen-Orient lors de sa visite dans la région. Quelles sont les considérations chinoises de la proposition de cette initiative ?

Hua Chunying : Le Moyen-Orient était un « terrain haut en termes de civilisations » dans l'histoire humaine. Pourtant, après avoir vécu des conflits et des troubles prolongés dans l'époque moderne, la région est devenue un « terrain bas en termes de sécurité ». Pour que la région sorte du chaos et jouisse de la stabilité, elle doit se libérer de la rivalité géopolitique de grandes puissances, éliminer les pressions et les perturbations de l'extérieur, explorer des voies de développement adaptées à ses réalités régionales et établir une structure de sécurité en tenant compte des préoccupations légitimes de toutes les parties.

Actuellement, la pandémie de COVID-19 continue à se propager au Moyen-Orient, les instabilités persistent et les dossiers brûlants évoluent de façon mouvementée. La région se trouve une fois de plus dans un carrefour. Dans ce contexte, le Conseiller d'État Wang Yi a proposé, dans une interview accordée à un média saoudien lors de sa visite au Moyen-Orient, l'initiative chinoise en cinq points pour parvenir à la sécurité et à la stabilité au Moyen-Orient :

Premièrement, préconiser le respect mutuel. Il faut changer la mentalité traditionnelle et considérer les pays du Moyen-Orient comme des partenaires de coopération, de développement et de paix, au lieu de considérer la région uniquement du point de vue de la concurrence géopolitique. Il faut soutenir les pays du Moyen-Orient dans leurs efforts visant à explorer leurs voies de développement indépendant et promouvoir le règlement politique des dossiers brûlants tels que la Syrie, le Yémen et la Libye.

Deuxièmement, maintenir l'équité et la justice. Rien ne représente plus l'équité et la justice au Moyen-Orient qu'une solution solide à la question de Palestine. La Chine entend, pendant sa présidence du Conseil de Sécurité des Nations Unies en mai prochain, encourager le Conseil de Sécurité à délibérer pleinement sur la question de Palestine afin de réaffirmer la « solution à deux États ». Nous continuerons d'inviter les défenseurs de la paix palestiniens et israéliens en Chine pour dialoguer. Nous souhaitons également la bienvenue aux représentants palestiniens et israéliens en Chine pour des négociations directes.

Troisièmement, parvenir à la non-prolifération. Il faut discuter et formuler une feuille de route et un calendrier pour que les États-Unis et l'Iran reprennent la mise en œuvre du Plan d'action global commun sur la base des tenants et des aboutissants de l'évolution de la question nucléaire iranienne. La tâche urgente, c'est que les États-Unis prennent des mesures substantielles pour lever leurs sanctions unilatérales contre l'Iran et l'extraterritorialité contre des parties tierces, et que l'Iran reprenne de façon réciproque le respect de ses engagements nucléaires, afin d'obtenir des premiers résultats.

Quatrièmement, promouvoir conjointement la sécurité collective. Il faut encourager un dialogue et une consultation sur un pied d'égalité, une compréhension mutuelle et de meilleures relations entre les pays du Golfe. Il faut combattre résolument le terrorisme et faire avancer la déradicalisation. Nous proposons d'organiser en Chine une conférence de dialogue multilatéral sur la sécurité dans la région du Golfe afin d'explorer l'instauration d'un mécanisme de confiance au Moyen-Orient, dans le but de créer étape par étape une structure de sécurité commune, globale, coopérative et durable au Moyen-Orient.

Cinquièmement, accélérer la coopération pour le développement. Il faut aider les pays post-conflit à se reconstruire, favoriser une plus grande diversité dans la croissance économique des pays producteurs de pétrole et aider d'autres pays du Moyen-Orient à se développer et à se revitaliser, à la lumière des ressources des différents pays de la région. La Chine entend continuer d'organiser le Forum sino-arabe sur la réforme et le développement et le Forum sur la sécurité au Moyen-Orient afin d'accroître le partage de l'expérience en matière de gouvernance de l'État avec les pays du Moyen-Orient.

À l'heure actuelle, la Chine a signé des documents sur la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » avec 19 pays du Moyen-Orient et travaille avec tous les pays de la région pour lutter contre la COVID-19. Dans la prochaine étape, nous approfondirons principalement la coopération vaccinale en fonction des besoins des pays de la région et discuterons avec eux de la coopération vaccinale trilatérale avec l'Afrique. La Chine est prête à rester en contact et à renforcer la coordination avec toutes les parties sur l'initiative en cinq points pour contribuer, par son intelligence et sa force, à parvenir à la paix, à la sécurité et au développement au Moyen-Orient.

CCTV : Le 24 mars, l'Institut Schiller de France a publié sur son site officiel la Déclaration d'experts du monde entier à propos de la Chine, cosignée par 34 personnalités de différents milieux dont d'anciens hommes politiques, diplomates et universitaires de 18 pays, y compris l'Allemagne et l'Italie. Dans la déclaration, les experts condamnent à l'unanimité la récente campagne internationale contre la Chine et appellent l'Occident à reconnaître les réalisations de la Chine en matière de développement et sa splendide culture, à coopérer avec elle plutôt qu'à rechercher l'affrontement. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons remarqué cette déclaration. Nous pensons qu'elle représente et reflète la voix rationnelle et juste des personnes clairvoyantes dans la communauté internationale, et condamne et rejette les récents paroles et actes insensés des forces antichinoises occidentales qui attaquent la Chine, salissent son image, voire fabriquent des mensonges et des calomnies à son encontre au mépris des faits.

J'ai noté que les signataires de la déclaration ont, soit vécu et travaillé en Chine, soit voyagé souvent en Chine ou y séjourné pendant longtemps. Ils ont tous une expérience directe et une observation objective sur la Chine. Nombre d'entre eux ont été témoins des réalisations remarquables de la Chine depuis sa réforme et son ouverture. Ils ont témoigné de près de la poursuite par le gouvernement chinois de sa philosophie de gouvernance qui consiste à mettre le peuple au centre, et qui a permis à plus de 800 millions de Chinois de sortir de l'extrême pauvreté. Plus récemment, ils ont vu comment les 1,4 milliard de Chinois se sont unis pour vaincre la pandémie de COVID-19. Leur déclaration prouve une fois de plus que « voir, c'est croire ».

En fait, de nombreuses personnes étrangères ayant vécu en Chine ou entretenu des relations avec la Chine depuis de nombreuses années ont constaté que plus l'on se rapproche de la Chine, plus l'on trouve que l'image de la Chine dépeinte par certains médias et politiciens occidentaux est très différente de la réalité en Chine ou est voire à l'antipode de celle-ci. Ces derniers jours, j'ai regardé des vidéos diffusées en ligne par des étrangers disant qu'à l'arrivée en Chine, ils ont réalisé qu'ils avaient été trompés par les reportages de certains médias étrangers. La porte de la Chine est toujours ouverte au monde. Nous invitons les personnes du monde entier à se rapprocher de la Chine et à la comprendre. Nous espérons sincèrement que plus de personnes en Occident pourront abandonner leurs préjugés, revenir à la rationalité, rechercher la vérité à partir des faits et considérer la Chine de manière juste et objective.

Kyodo News : La partie chinoise a publié des informations sur la rencontre entre le Ministre assistant des Affaires étrangères Wu Jianghao et le nouvel Ambassadeur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) en Chine Ri Ryong Nam. Pourriez-vous présenter les sujets abordés par les deux parties et l'essentiel de cette rencontre ?

Hua Chunying : En ce qui concerne la rencontre entre le Ministre assistant des Affaires étrangères Wu Jianghao et le nouvel Ambassadeur de la RPDC en Chine Ri Ryong Nam, le Ministère des Affaires étrangères a publié des informations sur son site web. Je n'ai pas davantage d'informations à vous fournir pour le moment.

Agence de presse Xinhua : Selon des reportages, le 24 mars, la Serbie a organisé plusieurs événements à travers le pays pour rendre hommage aux victimes des bombardements de la Yougoslavie par l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) il y a 22 ans. Le Président serbe Aleksandar Vucic a déclaré que la Serbie n'oublierait jamais ce qui s'était passé à cette époque-là. Il a déclaré : « L'attaque de l'OTAN contre un pays souverain sans mandat du Conseil de Sécurité de l'ONU est un crime et une agression terribles, visant à nous tuer et à nous humilier et, en fin de compte, à s'emparer de notre territoire. » Au cours de cette attaque de 78 jours, 2 500 civils ont été tués, dont 79 enfants. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : L'OTAN s'entête un peu à se confronter à la Chine maintenant. Il y a trois jours, la réunion des Ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN a qualifié la Chine de « défi ». La Chine veut rappeler à l'OTAN que l'OTAN doit toujours des dettes de sang au peuple chinois. L'OTAN ne doit pas oublier qu'en 1999, l'OTAN, avec les États-Unis en tête, a gravement violé les conventions internationales pertinentes et les normes fondamentales régissant les relations internationales, et a bombardé de manière flagrante la Yougoslavie, tuant un grand nombre de civils innocents dont trois journalistes chinois. Les défunts sont passés, mais les vivants ont besoin de plus de vigilance et de réflexion.

Aujourd'hui, la paix et le développement représentent le courant du monde et la tendance générale de l'histoire, et ils sont irrésistibles. Cependant, nous pouvons également constater que la politique du plus fort et l'hégémonisme continuent de s'élever de temps à autre, compromettant et menaçant gravement la sécurité et la stabilité mondiales ainsi que l'équité et la justice internationales. Que ce soit en Yougoslavie, en Iraq, en Libye ou en Syrie, nous ne devons pas oublier les populations qui ont perdu leur vie précieuse sous des bombardements répétés, les ruines qui s'écroulent sous les obus et les magnifiques monuments historiques engloutis par les flammes.

Les États-Unis et certains pays occidentaux parlent toujours de « droits de l'homme » et de « responsabilités ». Alors, lorsqu'ils menaient des guerres contre des pays souverains sans mandat du Conseil de Sécurité, entraînant des centaines de milliers de morts et d'innombrables familles séparées et déplacées, se souciaient-ils des droits de l'homme de la population de ces pays ? Est-ce ce qu'ils prétendaient comme des « règles internationales » ? Ne devraient-ils pas être tenus responsables de leurs actes de guerre ?

Dans le monde d'aujourd'hui, les décisions ne doivent pas être prises par celui qui montre ses muscles ou le poing. L'époque où les grands et les forts intimidaient les petits et les faibles est à jamais révolue. Nous appelons tous les pays à travailler ensemble pour résister aux actes d'intimidation unilatéraux et à transformer les poings violents en une poignée de main pour le maintien collectif de la paix.

La Chine et la Serbie sont des pays qui n'ont pas peur de la politique du plus fort et qui chérissent la paix. La Chine est disposée à travailler avec tous les pays et tous les peuples épris de paix dans le monde, y compris la Serbie, afin de défendre l'équité et la justice internationales et de sauvegarder et de promouvoir conjointement la paix et le développement du monde.

AFP : Aujourd'hui, la Chine a annoncé des sanctions contre la partie britannique, y compris des sanctions contre le cabinet d'avocat Essex Court Chambers. Les sanctions chinoises couvrent-elles tous les avocats de ce cabinet ? Sont-ils tous concernés par l'interdiction d'entrer en Chine et le gel des avoirs en Chine ? Est-il également interdit aux citoyens et institutions chinois de faire des affaires avec eux ?

Hua Chunying : Je vous invite à lire et à étudier attentivement la déclaration faite par la partie chinoise.

La partie chinoise a décidé de sanctionner neuf personnes et quatre entités ayant diffusé des rumeurs et de fausses informations de manière malintentionnée. Il sera désormais interdit aux personnes concernées et à leurs familles d'entrer en Chine, et leurs avoirs en Chine seront gelés. Il sera également interdit aux citoyens et institutions chinois de faire des affaires avec eux. Quant à savoir à qui s'appliquent les sanctions, et lesquelles, ils pourront le sentir eux-mêmes.

Yonhap News Agency : Selon des reportages, les Ministres des Affaires étrangères de la Chine et de la République de Corée tiendront une rencontre la semaine prochaine. Le gouvernement de la République de Corée a également annoncé qu'il travaillait sur le plan de cette rencontre. Quels sont vos commentaires ?

Hua Chunying : La Chine et la République de Corée sont des pays voisins et partenaires importants. Les Ministres des Affaires étrangères des deux pays maintiennent depuis toujours d'étroits échanges et de bonnes communications et coordinations. Nous serons heureux d'accueillir une visite en Chine du nouveau Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée Chung Eui-yong à un moment qui nous convient. S'il y a des plans concrets convenus entre les deux parties, nous les publierons en temps opportun.

China News Service : Le 25 mars, la 75e session de l'Assemblée générale des Nations Unies a tenu une réunion pour célébrer la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves. L'Ambassadeur Dai Bing, Représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies, a participé à la réunion et y a fait une allocution. Pourriez-vous nous présenter les informations concernées ?

Hua Chunying : Le 25 mars est la Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves. La 75e session de l'Assemblée générale des Nations Unies a tenu une réunion consacrée à cette occasion, en présence du Président de l'Assemblée générale des Nations Unies Volkan Bozkir et du Secrétaire général de l'ONU António Guterres. Comme vous l'avez mentionné, l'Ambassadeur Dai Bing, Représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies, a également participé à la réunion et y a fait une allocution.

La traite des esclaves et l'esclavage sont les pires violations des droits de l'homme dans l'histoire de l'humanité. Pendant plus de 400 ans, plus de 15 millions d'hommes, de femmes et d'enfants sont devenus les victimes de la traite transatlantique des esclaves, ce qui constitue l'une des pages les plus sombres de l'histoire de l'humanité. Ce qui est encore plus horrible, c'est que jusqu'à aujourd'hui, les personnes d'ascendance africaine sont encore confrontées à la discrimination raciale, aux préjugés, à la haine et à l'injustice sociale. C'est un défi à la conscience de l'humanité. La traite transatlantique des esclaves a déjà pris fin il y a plus de deux siècles, mais l'idéologie de la suprématie blanche qui l'a soutenue persiste. Malheureusement, aux États-Unis, des dizaines de millions de personnes d'origine africaine souffrent encore de toutes sortes de discriminations et d'injustices, et la liberté et l'égalité ne sont pour elles que des textes de loi creux. Elles crient avec colère « Je ne peux pas respirer » après la mort de George Floyd. Les crimes haineux contre les Américains d'origine asiatique ont augmenté de 150% depuis mars dernier après le commencement de la pandémie. Nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander : qui sera la prochaine victime ? !

La Chine a noté que les États-Unis avaient commencé à admettre ouvertement qu'ils ont eux-mêmes de graves problèmes en matière de droits de l'homme. Bien qu'il soit bon d'admettre les problèmes, l'essentiel est de prendre des mesures pour corriger les erreurs. Nous espérons que la partie américaine prendra des mesures concrètes pour s'attaquer aux problèmes tels que le racisme, la discrimination raciale et la brutalité des forces d'application de la loi, afin de protéger efficacement les droits des minorités ethniques. Parallèlement, ils doivent mener la coopération internationale de manière sincère et sur un pied d'égalité, cesser la diffusion de mensonges politiques ainsi que les attaques et les diffamations injustifiées contre d'autres pays, et arrêter d'étiqueter d'autres pays en se basant sur des mensonges et de fausses informations.

BBC : Vous avez mentionné tout à l'heure que les reportages de la BBC étaient liés à la CIA. Pourriez-vous présenter les détails concernés ?

Hua Chunying : Ai-je mentionné la BBC ?

Journaliste : J'ai peut-être mal entendu.

Hua Chunying : Ce que j'ai mentionné était « un média britannique et un média américain ». C'est vous-même qui avez fait le lien, n'est-ce pas ? En ce qui concerne les faux reportages de la BBC, on en a tant à dire, mais il n'est pas nécessaire d'entrer dans les détails à cette occasion. Nous pouvons le faire un autre jour.

Bloomberg : Vous avez dit tout à l'heure que la CIA avait incité aux troubles en Chine, pourriez-vous nous démontrer des preuves à ce sujet ? Si cela est vrai, quelles mesures de sécurité la Chine prend-elle pour faire face à la CIA ?

Hua Chunying : Je dois vous corriger. Comme ce que vous avez vu dans cette vidéo, c'est M. Lawrence Wilkerson, Chef de cabinet de l'ancien Secrétaire d'État américain Colin Powell et Colonel à la retraite de l'armée américaine, qui avait participé à la fomentation de la Guerre en Iraq, qui l'a dit en public. Si vous ne l'avez pas vu clairement, nous pouvons vous transmettre la vidéo.

Journaliste : Je vous ai entendue dire que la CIA avait incité aux troubles en Chine. La Chine veut-elle suggérer que la CIA a attisé des troubles en Chine via cette vidéo-là ? Je voudrais confirmer si la Chine a des preuves démontrant que la CIA a fomenté des troubles au Xinjiang.

Hua Chunying : Lawrence Wilkerson en a parlé. Et je dis, on peut également voir son ombre dans une série d'incidents dans la communauté internationale, y compris les troubles causés par des émeutiers liés à un projet d'amendement législatif à Hong Kong. Nous avons effectivement vu son ombre.

Concernant ce que la CIA et la NED ont fait, de nombreux reportages sont disponibles en ligne. Si vous êtes intéressé, au lieu de les ignorer sélectivement, vous pouvez trouver des vidéos et reportages concernés assez facilement. Cet homme disait-il la vérité ? Vous pouvez également le vérifier auprès des États-Unis. Ont-ils l'intention ou non d'utiliser les Ouïgours du Xinjiang comme « pions » pour essayer de fomenter et de provoquer des troubles, afin de déstabiliser la Chine de l'intérieur ? Les États-Unis devront donner à la Chine une explication et une clarification.

Sur les questions liées au Xinjiang, nous avons suffisamment de preuves démontrant que certaines forces antichinoises du côté des États-Unis et de l'Occident ont fabriqué de nombreuses rumeurs visant la Chine. Quant à ce que les États-Unis ont réellement fait, on peut les inviter à apporter des éclaircissements. La Chine est honnête et ouverte, elle n'a rien à cacher. Nous sommes prêts à démentir les mensonges et les rumeurs avec des faits et la vérité. Cependant, la partie américaine peut-elle faire des choses pareilles ? On leur demande de clarifier. Ont-ils fait ou non ? Qu'ils nous donnent clairement une réponse, « Oui » ou « Non ».

Reuters : En réponse aux sanctions coordonnées des États-Unis, de l'Union européenne (UE), du Canada et du Royaume-Uni, la partie chinoise envisage-t-elle de prendre des contre-mesures ? Particulièrement, la Chine envisage-t-elle d'imposer des sanctions contre les États-Unis ?

Hua Chunying : Nous avons dit à maintes reprises que les sanctions imposées par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l'UE aux individus et entités chinois concernés sont entièrement basées sur des mensonges et de fausses informations. Autrement dit, la prémisse et la base de leurs sanctions contre la Chine sont totalement inexistantes. Sur la base de mensonges et rumeurs malveillants et de fausses informations, ces sanctions ont gravement nui aux intérêts de la Chine. Face aux actes visant à saper la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement de la Chine, et à porter atteinte à l'honneur et à la dignité de la Chine, nous ne pouvons pas rester les bras croisés, mais ferons des réactions légitimes et nécessaires. Je tiens également à souligner que ce sont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l'UE qui ont lancé une provocation en premier. La Chine n'agit qu'en légitime défense. Les réactions de la Chine sont légitimes, justes et nécessaires.

À l'égard des accusations concernées des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni et de l'UE, la partie chinoise leur a expliqué à maintes reprises les faits et la vérité avec patience. Nous avons fait preuve de la plus grande magnanimité. Malheureusement, ils ne voulaient pas écouter. Comme le dit un adage chinois, « Ne prétendez pas que vous n'avez pas été avertis. » Face à leurs actes consistant à porter obstinément atteinte aux intérêts de la Chine, nous ne pouvons que parler avec eux et les traiter d'une manière qu'ils puissent comprendre et retenir.

NHK : Le Myanmar organisera une cérémonie militaire à grande échelle demain. La Chine enverra-t-elle des représentants pour y assister ?

Hua Chunying : Je ne suis pas au courant de cela.

The Paper : Selon des reportages, le 25 mars, la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis a examiné et adopté une résolution demandant au Secrétaire d'État américain d'élaborer une stratégie pour faire regagner à Taiwan le statut d'observateur à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). La résolution demande au Secrétaire d'État américain de rendre compte des modifications et des améliorations des plans visant à soutenir l'obtention par Taiwan du statut d'observateur à l'Assemblée mondiale de la Santé (AMS). Quels sont vos commentaires ?

Hua Chunying : La résolution concernée du Congrès américain a gravement violé le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, ainsi que le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales. La Chine s'y oppose fermement. Selon la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies et les résolutions concernées de l'AMS, la participation de la région chinoise de Taiwan à des activités de l'OMS doit se conformer au principe d'une seule Chine. Dans le cadre de ce principe, le gouvernement central de la Chine a fait des dispositions adéquates pour que Taiwan participe aux affaires sanitaires mondiales.

Le principe d'une seule Chine est la base politique des relations sino-américaines, et l'essentiel des trois communiqués conjoints sino-américains. Nous exhortons la partie américaine à observer scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, à respecter le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, à cesser d'examiner et de promouvoir les projets de résolution négatifs liés à Taiwan, et à s'abstenir d'envoyer de signaux erronés aux forces prônant l'« indépendance de Taiwan » et d'encourager et d'inciter Taiwan à élargir son prétendu « espace international ».

BBC : Selon certains reportages, l'OMS publiera un rapport sur le traçage de l'origine de la COVID-19 dans les prochains jours. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : En ce qui concerne le rapport sur le traçage de l'origine du virus de l'équipe d'experts de l'OMS, des experts chinois et internationaux y travaillent toujours. À ma connaissance, les experts concernés mènent encore des communications sur le contenu et la traduction du rapport. Je n'ai pas de détails sur la date ou le contenu. Je pense que la date de la publication dépendrait principalement des discussions entre les experts chinois et étrangers. Pourtant, les conclusions, découvertes et conseils principaux de cette recherche conjointe sur le traçage de l'origine ont été annoncés par les experts chinois et internationaux lors de la conférence de presse conjointe tenue le 9 février. Je voudrais également souligner une fois de plus que la question du traçage de l'origine du virus est une question scientifique qui doit être confiée aux scientifiques pour mener une coopération et des recherches.

AFP : Récemment, la Chine semble être plus dure qu'avant dans sa diplomatie, ce qui est parfois décrit comme une « diplomatie des loups guerriers ». Nous avons également remarqué que les contre-mesures prises par la Chine sur le Royaume-Uni avaient une couverture plus large que les sanctions prises par le Royaume-Uni sur la Chine. Quelles sont les raisons de cette forte réaction de la Chine ?

Hua Chunying : Comme je viens de le dire, quant à ce qui s'est passé entre la Chine et le Royaume-Uni et l'UE, la Chine n'est pas le premier à faire des provocations, mais elle est obligée de riposter en position d'autodéfense. Les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l'UE, en se basant sur des rumeurs, des mensonges et de fausses informations, ont imposé des sanctions à la Chine, ce qui a violé le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, et a porté gravement atteinte aux intérêts de la Chine. C'est inacceptable pour nous et nous sommes obligés de réagir de manière légitime, nécessaire et juste. Ils ne devraient pas être surpris par les contre-mesures de la Chine. Auparavant, la Chine leur a expliqué à plusieurs reprises les faits et la vérité, mais ils préféraient croire les rumeurs et les mensonges concoctés par une poignée de forces antichinoises plutôt que de croire les faits et la vérité que le gouvernement chinois leur a présentés de manière répétée, et ont choisi d'ignorer le fait que plus de 25 millions de personnes de tous les groupes ethniques vivent et travaillent dans la paix et le bonheur au Xinjiang. Dans cette situation, afin de sauvegarder les intérêts et la dignité de la Chine, nous devons résolument dire non à leur violation des droits et intérêts souverains de la Chine, recourir à des moyens qu'ils comprennent et retiennent pour contrer leurs sanctions.

La Chine est un pays de la courtoisie qui attache une grande importance à l'harmonie. Pourtant, si certains pays violent à plusieurs reprises la souveraineté, la sécurité, l'honneur et la dignité de la Chine, nous serons alors obligés de faire connaître notre attitude claire et notre position ferme. Il se peut qu'ils s'y habituent mal, parce que depuis longtemps ils se sont habitués à la pratique dite « Ce dont je peux parler est interdit pour toi ; ce que je peux faire est immun de tes critiques ». Mais ce n'est pas juste. Ils doivent apprendre à traiter la Chine et les autres pays avec une attitude d'égalité et de respect mutuel et s'y habituer. Voilà la bonne façon pour les différents pays de s'entendre entre eux.

RIA Novosti : Jeudi, le Président français Emmanuel Macron a déclaré lors du sommet de l'UE sous forme de visioconférence que l'Europe était confrontée à une nouvelle « guerre mondiale » dans le domaine des vaccins pour un grand nombre de raisons, y compris le fait que la Chine et la Russie tentaient d'utiliser des vaccins pour étendre leur influence mondiale. Quelle est la réponse de la Chine à cela ?

Hua Chunying : Les remarques du Président Macron ont-t-elles été faites il y a quelques instants ? (Le journaliste a hoché la tête en signe d'approbation.)

Je n'ai pas encore lu ce reportage. Mais en ce qui concerne les vaccins, la position de la Chine est que les vaccins doivent être un bien public. Parce que tant qu'il y a un pays dans ce monde qui n'est pas sûr, il n'y aura aucun pays qui est absolument en sécurité. C'est pourquoi la Chine encourage activement la coopération internationale en matière de vaccins et fournit aide et soutien dans la mesure de ses moyens aux pays concernés à leur demande.

Nous sommes d'avis que tous les vaccins sûrs et efficaces qui peuvent aider les gens à lutter contre le virus sont bons, qu'il s'agisse de vaccins chinois ou de vaccins étrangers. La Chine a honoré, par des actions concrètes, son engagement de construire une communauté de santé pour tous. Nous espérons que d'autres pays, en particulier les pays développés et les grands pays dotés de capacités, donneront également un exemple et assumeront la responsabilité qui leur incombe. En fait, à l'heure actuelle, certains pays ont stocké des vaccins bien au-delà des besoins de leur propre population. Cela relève du « nationalisme vaccinal » visant à créer le « fossé vaccinal ». Un tel acte est erroné.

La lutte internationale contre la pandémie se trouve encore à un stade critique. Ce n'est que par la solidarité et la coopération que la communauté internationale pourra vaincre la pandémie dans les meilleurs délais. Nous espérons que tous les pays apporteront leur contribution active pour garantir l'accessibilité et l'abordabilité des vaccins dans les pays en développement. La Chine est également disposée à travailler avec d'autres pays, dont la France, pour renforcer la coopération internationale en matière de vaccins.

Bloomberg : Les États-Unis et Taiwan se sont mis d'accord sur la coopération entre leurs garde-côtes, et ont signé hier un mémorandum d'entente concerné. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères ?

Hua Chunying : La position de la Chine sur les échanges entre les États-Unis et Taiwan est claire et constante. Nous demandons à la partie américaine de respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, de cesser les échanges officiels et les contacts militaires avec Taiwan, et de faire preuve de prudence dans leurs paroles et actes sur les questions liées à Taiwan. Nous demandons également à Taiwan de ne pas se faire gros en s'appuyant sur les États-Unis.

TASS : Mercredi dernier, un porte-conteneurs géant s'est échoué dans le canal de Suez, bloquant la navigation d'autres navires, et causant une perte de 400 millions de dollars américains chaque heure au canal de Suez. Quels sont vos commentaires ?

Hua Chunying : Ce n'est pas une question diplomatique. Nous souhaitons un fonctionnement sans entrave au canal de Suez, et espérons que l'accident sera réglé rapidement et adéquatement.

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