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Conférence de presse du 30 mars 2021 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2021/03/30

Sur l'invitation du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre singapourien des Affaires étrangères Vivian Balakrishnan, le Ministre malaisien des Affaires étrangères Hishammuddin Hussein, la Ministre indonésienne des Affaires étrangères Retno Marsudi et le Ministre philippin des Affaires étrangères Teodoro Locsin seront en visite en Chine du 31 mars au 2 avril.

CCTV : Nous avons remarqué que le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi s'était rendu dans les pays d'Asie du Sud-Est pour sa première visite au début de cette année, et que cette fois, il avait invité quatre Ministres des Affaires étrangères de pays d'Asie du Sud-Est à visiter la Chine. Pourriez-vous nous expliquer les considérations de la Chine derrière cela ? Quelles sont les attentes de la Chine ?

Hua Chunying : Les pays d'Asie du Sud-Est et la Chine sont des voisins amis partageant des frontières terrestres et maritimes, et également des partenaires importants pour la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». La Chine attache une grande importance aux relations avec les pays d'Asie du Sud-Est et en fait une priorité dans sa diplomatie de voisinage. Depuis l'apparition de la COVID-19 l'année dernière, la Chine maintient toujours une étroite communication de haut niveau avec les différents pays d'Asie du Sud-Est sous différentes formes. La coopération bilatérale en matière de lutte antiépidémique et de développement ne cesse de réaliser des progrès encourageants. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a effectué des visites dans presque tous les pays d'Asie du Sud-Est, tandis que plusieurs Ministres des Affaires étrangères et des membres importants de cabinet des pays d'Asie du Sud-Est se sont rendus en Chine. La visite des Ministres des Affaires étrangères de ces quatre pays en Chine montre encore une fois la profonde amitié entre la Chine et ses pays voisins d'Asie du Sud-Est marquée par des interactions fréquentes et une intimité croissante.

Cette année marque le 30e anniversaire de l'établissement du partenariat de dialogue entre la Chine et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN). Les échanges amicaux entre les deux parties entrent dans une année de maturité. La Chine espère travailler, à travers ces visites, avec les pays d'ASEAN pour multiplier la communication en ce qui concerne les situations actuelles de la région et du monde, continuer de mettre en œuvre les consensus importants des hauts dirigeants, consolider la confiance stratégique mutuelle, propulser la coopération antiépidémique et de développement, promouvoir la coopération de qualité dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route », porter à un plus haut niveau les relations Chine-ASEAN ainsi que les relations bilatérales entre la Chine et les différents États membres, et mieux sauvegarder la paix, la stabilité et le développement régionaux.

China Daily : Nous avons remarqué que la Chine et la Ligue des États arabes (LEA) avaient organisé une visioconférence sur la coopération en matière de sécurité des données et publié conjointement l'Initiative de coopération Chine-LEA sur la sécurité des données. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Le 29 mars, la Chine et le Secrétariat général de la LEA ont tenu une visioconférence sur la sécurité des données. Le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Ma Zhaoxu, le Chef du Bureau du Secrétaire général et Secrétaire général adjoint de la LEA Hossam Zaki, le Sous-Secrétaire général aux Affaires économiques de la LEA Kamal Hassan Ali, ainsi que les représentants des États membres de la LEA y ont participé. La Chine et la LEA ont publié conjointement l'Initiative de coopération Chine-LEA sur la sécurité des données, faisant des pays arabes la première région dans le monde à publier une initiative de coopération sur la sécurité des données avec la Chine.

En septembre dernier, la Chine a lancé l'Initiative mondiale sur la sécurité des données en fournissant une solution chinoise à l'établissement de règles de gouvernance numérique mondiale, ce qui a obtenu des commentaires positifs de nombreux pays sur la planète. Les pays membres de la LEA, une organisation internationale ayant une influence importante de la région, ont collectivement pris l'initiative de soutenir la proposition de la Chine et de publier avec celle-ci l'Initiative. Cela témoigne pleinement du fait que cette Initiative est conforme à la tendance de l'époque et à l'aspiration commune de la communauté internationale.

La publication de cette Initiative démontre non seulement l'avenir partagé entre la Chine et les pays arabes, mais aussi la hauteur de la coopération stratégique entre les deux parties. Cette Initiative aidera la coopération numérique entre les deux parties à obtenir des résultats plus importants, apportera la sagesse ainsi que la force des pays en développement à la gouvernance numérique mondiale, contribuera au développement sain de l'économie numérique et promouvra la construction conjointe d'un cyberespace d'avenir partagé par la communauté internationale.

Beijing Youth Daily : Selon des reportages, le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré le 29 mars que l'écart entre le nombre de vaccins contre la COVID-19 dont disposent les pays riches et le nombre de vaccins obtenus par les pays pauvres grâce au mécanisme COVAX se creusait tous les jours. Il reste pour l'instant 36 pays qui n'ont encore reçu aucun vaccin. La distribution inéquitable des vaccins n'est pas seulement un outrage moral, elle est également destructrice pour l'économie. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Hua Chunying : En effet, tout le monde suit de très près la distribution des vaccins. Nous avons vu des reportages concernés. Selon les statistiques des agences compétentes, les pays riches, qui représentent 16% de la population mondiale, possèdent 60% des vaccins du monde. Le nombre de vaccins commandés par certains pays développés est deux à trois fois celui de leur population, tandis que les pays pauvres en développement n'ont pas les moyens ou les canaux pour se procurer les vaccins occidentaux.

Les vaccins sont une arme puissante contre le virus et représentent l'espoir de sauver des vies. Ils doivent servir le monde entier et profiter à toute l'humanité. La Chine est la première à s'engager à faire des vaccins un bien public mondial et à s'efforcer d'améliorer l'accessibilité et l'abordabilité des vaccins dans les pays en développement. La Chine a rejoint le mécanisme COVAX de l'OMS et s'est clairement engagée à fournir un premier lot de 10 millions de doses de vaccins en réponse aux besoins urgents des pays en développement. À l'heure actuelle, nous fournissons une assistance en matière de vaccins à 80 pays et 3 organisations internationales, tout en exportant des vaccins dans plus de 40 pays et en menant une coopération en matière de recherche, de développement et de production de vaccins avec plus de 10 pays. Nous avons également répondu à l'appel de l'ONU pour faire don de vaccins aux Casques bleus. Nous sommes également disposés à coopérer avec le Comité international olympique pour fournir des vaccins aux athlètes qui se préparent aux Jeux Olympiques. Nous espérons que ces efforts de la Chine apporteront plus de confiance et d'espoir dans la lutte mondiale contre la pandémie.

Actuellement, il existe de nombreux vaccins sur le marché mondial. Nous nous opposons aux comportements immoraux et irresponsables qui s'engagent dans le « nationalisme vaccinal » et créent un « fossé immunitaire ». Nous appelons tous les pays qui en ont la capacité à faire de leur mieux pour fournir des vaccins aux pays qui en ont besoin, en particulier aux pays en développement, afin que les habitants de tous les pays aient accès aux vaccins abordables.

China Arab TV : Lors de sa visite dans des pays arabes, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a proposé une initiative en cinq points pour parvenir à la sécurité et à la stabilité au Moyen-Orient et a abordé des questions dans le domaine des droits de l'homme. Cela signifie-t-il que la Chine accroîtra son influence au Moyen-Orient ?

Hua Chunying : La Chine et les pays arabes ont une tradition d'amitié. Les deux parties sont de bons frères fiables sur le plan politique, et se soutiennent fermement et énergiquement sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d'autre. Peu avant, lors de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, 21 pays arabes ont fait entendre la voix de la justice en faveur de la Chine. Ils ont soutenu la position de la Chine sur les questions liées au Xinjiang et à Hong Kong. La Chine et les pays arabes sont de bons compagnons d'armes dans la lutte contre la COVID-19. Actuellement, la Chine travaille avec tous les pays arabes pour lutter contre la COVID-19, et dans la prochaine étape, les deux parties approfondiront prioritairement la coopération vaccinale et les pays de la région y accordent un soutien actif. La Chine et les pays arabes sont de bons partenaires sur la voie de développement. Face à la pression de la récession économique mondiale, la Chine et les pays arabes promeuvent énergiquement la coopération pragmatique et la Chine reste le premier partenaire commercial des pays arabes. Les projets clés dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route » avancent de façon ordonnée et la coopération sur les hautes et nouvelles technologies est jalonnée de temps forts.

Vous venez d'évoquer l'influence chinoise au Moyen-Orient. Je tiens à souligner que la Chine n'a jamais recherché d'intérêts égoïstes au Moyen-Orient, ni cherché de sphère d'influence, ni participé à des confrontations géopolitiques. Nous sommes d'avis que le Moyen-Orient appartient aux habitants de la région et qu'en fin de compte, la question du Moyen-Orient doit être résolue par des consultations amicales entre les peuples de la région. Le Moyen-Orient a subi depuis des années des ingérences excessives de grandes puissances et de leur concurrence géopolitique. La Chine espère que les pays du Moyen-Orient exploreront activement des voies de développement adaptées aux réalités de la région dans un esprit d'indépendance pour préserver conjointement la paix et la stabilité régionales. Lors de cette visite au Moyen-Orient, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a proposé une initiative en cinq points pour parvenir à la sécurité et à la stabilité au Moyen-Orient, ce qui a témoigné de la réflexion profonde de la Chine en la matière, de la sincérité chinoise dans la promotion de la paix et de la tranquillité régionales ainsi que de ses responsabilités en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité.

La Chine entend mener davantage de communications et de discussions avec diverses parties concernées sur l'initiative en cinq points pour soutenir la stabilité et l'ordre durables ainsi que le développement et la prospérité des pays de la région.

AFP : J'ai une question sur la COVID-19. L'année dernière, un porte-parole du Ministère des Affaires étrangères a tweeté que l'armée américaine aurait amené le virus de COVID-19 à Wuhan. Cependant, à notre connaissance, le rapport qui sera publié aujourd'hui par l'OMS sur sa mission en Chine ne mentionnera pas cette possibilité. La Chine pense-t-elle toujours que l'armée américaine a amené le virus à Wuhan ?

Hua Chunying : Maintenant, tout le monde s'intéresse grandement au rapport conjoint qui sera publié par l'OMS sur le traçage de l'origine de COVID-19. Je le comprends. La Chine a également reçu ce rapport et les autorités compétentes sont en train de l'étudier. Ce que je tiens à souligner une fois de plus, c'est que le traçage de l'origine est une question scientifique qui doit être confiée aux scientifiques pour qu'ils mènent des études.

En ce qui concerne le tweet que vous avez mentionné, qui a été publié par un de mes collègues dans son compte personnel l'année dernière, je remarque que certaines personnes de pays occidentaux reviennent sans cesse sur cette question, ce qui me semble parfaitement non nécessaire.

Vous devez vous en souvenir bien. Depuis l'apparition de l'épidémie, combien de rumeurs et de mensonges visant la Chine ont été racontés par des politiciens, dirigeants et parlementaires aux États-Unis et en Europe, y compris ceux sur la fuite et la fabrication du virus dans des laboratoires chinois ? Combien d'entre eux ont fait l'objet de vos investigations ? En outre, il y a encore un gros point d'interrogation sur la question de Fort Detrick.

Comme vous devez vous rappeler, depuis juin 2019, il y a eu beaucoup de reportages dans les médias américains et de nombreux doutes et suspicions à cet égard, n'est-ce pas ? Mais les États-Unis ont-ils clarifié la vérité ? En ce qui concerne les accusations sur l'Institut de virologie de Wuhan lancées par certaines personnes aux États-Unis, nous avons pleinement coopéré en invitant de façon ouverte les experts de l'OMS à y faire des études. Nous avons également organisé des visites de médias étrangers sur leur demande. Les États-Unis peuvent-ils être aussi francs, ouverts et confiants comme la Chine pour inviter les experts et les médias internationaux aux États-Unis à faire des études sur terrain ?

En fin de compte, je pense que toutes ces questions doivent être confiées aux scientifiques et aux experts de la santé et du contrôle des maladies, pour qu'ils tirent une conclusion qui puisse résister à l'épreuve des faits, de l'Histoire et du temps. Nous espérons également que d'autres pays suivront l'exemple de la Chine et fourniront aux experts de l'OMS une coopération et un soutien complets et globaux.

Reuters : Selon Financial Times, la partie américaine compte publier de nouvelles lignes directrices pour faciliter les entretiens entre les diplomates américains et les fonctionnaires taiwanais. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : En ce qui concerne les échanges entre les États-Unis et Taiwan, la position de la Chine est très claire et constante. La partie chinoise s'oppose résolument aux échanges officiels sous toutes leurs formes entre les États-Unis et Taiwan. Nous espérons que la partie américaine attachera absolument une grande importance aux préoccupations de la Chine et traitera prudemment et adéquatement les questions liées à Taiwan, afin de ne pas nuire davantage aux relations sino-américaines.

Bloomberg : J'ai deux questions. Premièrement, la colère du public chinois à l'encontre du groupe H&M semble s'être un peu calmée ces derniers jours. Est-ce parce que le gouvernement chinois a décidé de modérer ses critiques à l'égard des entreprises concernées ? Deuxièmement, le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) a examiné et adopté les Annexes I et II amendées de la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong. Pourriez-vous nous en fournir plus de détails ? Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Hua Chunying : Tout d'abord, en ce qui concerne votre première question, je pense qu'en soulevant cette question et d'autres questions similaires ces derniers jours, vous et certains de vos collègues ont montré votre incompréhension et vos préjugés sur la Chine. Lorsque les internautes chinois s'indignent, par exemple, de l'implication de H&M dans la question du coton au Xinjiang, vous supposez immédiatement qu'ils suivent les ordres du gouvernement chinois. Il y a 1,4 milliard de citoyens en Chine, et à chacun ses idées, ses pensées et son droit de s'exprimer en ligne. Vous ne pouvez pas supposer qu'il y ait des ordres gouvernementaux à chaque fois que vous voyez ou entendez des commentaires qui vous déplaisent sur Internet. C'est en soi une grave mécompréhension et un préjugé sur la Chine.

Sur la question de H&M et du coton du Xinjiang, les sentiments, les pensées et la position du peuple chinois ont été exprimés très clairement ces derniers jours, je ne vais pas les répéter ici. Nous avons d'ailleurs noté que beaucoup d'entreprises ont fait des clarifications. Le bureau de représentation de la Better Cotton Initiative (BCI) à Shanghai a également publié une déclaration. La nature de cette question est très claire. Vous êtes en Chine et devez comprendre que les consommateurs chinois ont le droit de faire leurs propres choix.

En ce qui concerne votre deuxième question, les informations ont été publiées sur l'examen et l'adoption par le Comité permanent de l'APN des Annexes I et II amendées de la Loi fondamentale de la RAS de Hong Kong. Il s'agit d'une démarche visant à réviser et à perfectionner systématiquement la méthode de sélection du Chef de l'exécutif de la RAS de Hong Kong et la méthode de formation du Conseil législatif de la RAS de Hong Kong. Elle fournira des garanties institutionnelles solides pour la mise en œuvre complète et fidèle de la politique d'« un pays, deux systèmes » et du principe de l'« administration de Hong Kong par les patriotes », et assurera la stabilité de Hong Kong à long terme. Elle incarne pleinement l'aspiration commune du peuple chinois, y compris des compatriotes de Hong Kong.

Ce perfectionnement du système électoral de la RAS de Hong Kong vise à mettre en place, de manière progressive et ordonnée, un système démocratique conforme à l'ordre constitutionnel de Hong Kong et adapté à sa situation actuelle. Le nouveau système permettra de mieux garantir une participation politique étendue et équilibrée des résidents de Hong Kong et servira les intérêts de toutes les couches sociales, de tous les secteurs et de tous les partis de la société hongkongaise. Il contribuera à améliorer l'efficacité de la gouvernance de la RAS de Hong Kong, à préserver les intérêts fondamentaux de Hong Kong et à promouvoir son développement à long terme. Nous sommes convaincus que le nouveau système électoral contribuera à améliorer davantage l'environnement politique, social, juridique et commercial de Hong Kong et ouvrira de meilleures perspectives de développement pour Hong Kong.

Je tiens à souligner que Hong Kong est une région administrative spéciale de la Chine et que les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Le gouvernement chinois a la volonté et la confiance pour sauvegarder la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays, ainsi que la prospérité et la stabilité de Hong Kong. Il a la volonté et la confiance pour assurer la mise en œuvre continue de la politique d'« un pays, deux systèmes » et du principe de l'« administration de Hong Kong par les Hongkongais » avec un degré élevé d'autonomie. Toute tentative d'ingérence dans les affaires de Hong Kong et de pression sur la Chine est vouée à l'échec.

Reuters : Selon des reportages, la Chine et la République populaire démocratique de Corée (RPDC) rétabliront leurs échanges commerciaux en mi-avril suspendus à cause de la COVID-19. Pourriez-vous le confirmer et faire des commentaires ?

Hua Chunying : La RPDC est un pays voisin et ami de la Chine. Les deux pays maintiennent toutes sortes d'échanges et de coopération. Les échanges commerciaux entre tous les pays sont affectés dans une certaine mesure par la pandémie. La Chine s'engage depuis toujours à rétablir progressivement les échanges commerciaux normaux avec les pays concernés tout en menant à bien la réponse à la COVID-19. Je ne connais pas la situation spécifique dont vous parliez.

CNR : Des experts des droits de l'homme, dont le Groupe de travail sur la question des droits de l'homme et des sociétés transnationales et autres entreprises des Nations Unies, ont publié une déclaration conjointe le 29 mars, indiquant qu'ils avaient « reçu des informations établissant un lien entre plus de 150 entreprises chinoises et étrangères domiciliées en Chine et de graves allégations de violations des droits de l'homme à l'encontre de travailleurs ouïgours », et exprimé leurs préoccupations concernant ces accusations. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Le porte-parole de la Mission permanente de la Chine auprès de l'Office des Nations Unies à Genève a déjà publié une déclaration à ce sujet. Je tiens à souligner que les experts des mécanismes spéciaux, tels que le Groupe de travail sur la question des droits de l'homme et des sociétés transnationales du Conseil des droits de l'homme que vous avez mentionné, en ignorant les informations faisant autorité qui leur ont été fournies par le gouvernement chinois à maintes reprises et n'en disant pas un mot dans leurs déclarations publiques, ont lancé des accusations malveillantes contre la Chine sur la base de rumeurs et de fausses informations diffusées par certaines forces antichinoises, et répandu des propos absurdes liés au soi-disant « travail forcé ». Il s'agit d'un préjugé politique contre la Chine. La Chine s'y oppose fermement et le rejette totalement. Cette déclaration révèle pleinement leur tendance politique et leur partialité contre la Chine, et constitue également une grave violation des principes d'impartialité, d'objectivité et de non-sélectivité du Conseil des droits de l'homme.

Ce groupe de travail et certaines personnes aux pays occidentaux ont prétendu de façon répétée qu'il y avait du « travail forcé » dans la région du Xinjiang en Chine. Je voudrais leur demander, où sont les preuves solides ? Nous avons tous vu qu'il y a quelques jours, le bureau de représentation de la BCI à Shanghai avait publié une déclaration solennelle, confirmant que son équipe en Chine n'avait jamais trouvé un seul cas de travail forcé lors des audits de crédibilité de seconde partie et des vérifications de tierce partie effectués chaque année sur le site de leur projet au Xinjiang depuis 2012. Comment les autres en sont-ils arrivés à la conclusion qu'il y avait du « travail forcé » ? Peuvent-ils enfin donner des preuves solides ou non ?

Je sais que les soi-disant « preuves » dont ils parlent ne sont que de soi-disant « recherches » menées par quelques personnes, comme le « faiseur de mensonges » Adrian Zenz, qui sont ensuite amplifiées par certains médias. Je pense qu'il s'agit en fait d'une ligne de rumeurs très mature ou d'une longue chaîne de mensonges qui fabrique et vend de la désinformation. Elles ne tiendront même pas une seconde devant la vérité.

Nous avons parlé des faits et de la vérité sur le Xinjiang en Chine, mais ces personnes ont délibérément choisi de fermer les yeux ou de les voir sans les relater. Vendredi dernier, nous vous avons montré ici une vidéo du Chef de cabinet de l'ancien Secrétaire d'État américain Colin Powell et Colonel à la retraite de l'armée américaine Lawrence Wilkerson. Dans la vidéo, il a exposé sans détour le complot stratégique des États-Unis au Xinjiang. Il a dit clairement : « Une raison majeure de la présence militaire américaine en Afghanistan est qu'il y a 20 millions de Ouïgours au Xinjiang. La meilleure façon pour les États-Unis de déstabiliser la Chine est d'utiliser ces Ouïgours et de les joindre pour perturber la Chine de l'intérieur sans pour autant avoir besoin des forces extérieures. » Leur motif, très clair et flagrant, c'est de tenter de perturber la sécurité et la stabilité du Xinjiang et de contenir ainsi le développement de la Chine. Il y a 56 groupes ethniques en Chine, dont 54 autres minorités que les Ouïgours. Cependant, ils semblent uniquement attachés aux Ouïgours et prétendent toujours se préoccuper de leurs droits de l'homme. En réalité, ce qui les motive est justement cette conspiration stratégique, n'est-ce pas ? La soi-disant question du coton du Xinjiang, Adrian Zenz et ses semblables ainsi que les soi-disant « victimes » qui ont donné de faux « témoignages » ne sont que des accessoires pour la mise en œuvre de ce complot.

Certains médias y ont également joué un rôle honteux. J'ai remarqué qu'après que nous avions montré la vidéo vendredi dernier, plusieurs médias étrangers avaient posé beaucoup de questions. Mais les avez-vous relatées ? Vous avez fermé les yeux sur tant de faits et les avez vus sans les rapporter, et pris au contraire pour argent comptant les opinions d'Adrian Zenz et de ses semblables ainsi que celles de certains soi-disant « chercheurs ». N'avez-vous pas fait les reportages de façon sélective ? N'est-ce pas une question qui mérite une réflexion profonde de tous ?

Je voudrais également vous demander d'engager une réflexion sur ce que les États-Unis et certains pays occidentaux font aujourd'hui en ce qui concerne les questions liées au Xinjiang. N'est-ce pas la même chose que ce qu'ils ont fait à l'époque à l'Irak, à la Syrie et à la Libye ? À l'époque, en brandissant avec force et conviction de soi-disant « preuves », ils ont lancé sans vergogne des guerres contre des pays souverains, causant la mort de centaines de milliers de personnes et le déplacement de dizaines de millions de musulmans. Ce n'est que des années plus tard qu'ils ont admis que ces prétendues « preuves » étaient fausses. Y a-t-il une trace de culpabilité dans le cœur de ces pays lorsqu'ils ont admis que les « preuves » qu'ils avaient présentées étaient fausses ? Face aux centaines de milliers de vies perdues, suffit-il de dire à la légère que « les preuves étaient fausses » ? Quelqu'un leur a-t-il demandé des comptes ? Les médias qui les ont aidés à attiser les flammes et à faire du tapage sur ces reportages ont-ils fait une introspection ? Cela est-il conforme à leurs principes de journalisme qui préconisent l'authenticité et l'objectivité ?

Maintenant, certaines personnes essaient de répéter leurs anciennes tactiques sur les questions liées au Xinjiang, mais ce genre de machination stratégique est déjà connu de tout le monde. La justice peut être en retard, mais elle viendra définitivement. Ces personnes devraient être en mesure d'entendre le rugissement de colère des 25 millions de personnes de tous les groupes ethniques du Xinjiang. À l'heure actuelle, des fabricants de mensonges et certains médias, en collusion avec des politiciens, forment désormais une chaîne industrielle des mensonges. Ils ont de l'influence et détiennent peut-être encore une certaine hégémonie dans leurs mains. Mais le fait qu'ils essaient d'utiliser leurs voix prédominantes pour tromper le monde et cacher la vérité ne peut pas être dissimulé en fin de compte.

Je souhaite que les médias aient encore de la conscience, respectent les faits et ouvrent les yeux sur les faits et la vérité pour les voir clairement. La Chine continuera à fournir toutes sortes de facilités pour que vous puissiez connaître les faits et la vérité sur le Xinjiang. J'espère que les médias concernés iront eux aussi faire des réflexions. Lorsque la vérité était sous vos yeux, pourquoi avez-vous choisi de fermer les yeux, de la voir sans en parler ? Quel problème cela reflète-t-il ?

Bloomberg : La partie chinoise a-t-elle des preuves en disant que les États-Unis fomentent des troubles au Xinjiang ?

Hua Chunying : Étiez-vous ici vendredi dernier ? Nous avons diffusé une vidéo vendredi dernier, dans laquelle le Chef de cabinet de l'ancien Secrétaire d'État américain Colin Powell, qui avait participé à l'incitation de la Guerre en Iraq, l'a avoué. Cela démontre au moins que la partie américaine en a les motifs. Quant à la question de savoir si elle l'a fait ou pas, je crois qu'il vaut mieux laisser cette question à la partie américaine. Nous demandons aux États-Unis de clarifier : qu'est-ce qu'ils ont fait en réalité et comment l'ont-ils fait, vu que leur intention est si claire ? Puisque vous êtes forts en reportages d'enquête, nous serions heureux de voir votre reportage d'enquête de suivi continu sur cette affaire.

Un exemple évident : les États-Unis ont annoncé avoir retiré de leur liste des organisations terroristes le « Mouvement islamique du Turkestan oriental ». Je me souviens que l'influenceur canadien sur Internet Daniel Dumbrill a dit, dans la vidéo que nous avons diffusée la dernière fois, que c'était un soutien et une complicité évidents envers le terrorisme et les organisations terroristes. Les États-Unis ont tenté de fomenter des troubles au Xinjiang et de perturber la Chine de l'intérieur, mais lorsqu'ils ont constaté que leur objectif ne se réaliserait pas, ils ont commencé à chercher d'autres moyens. Ainsi, ils sont allés jusqu'à noircir le coton blanc.

Face à tout cela, je pense que vous avez en fait votre jugement, mais certains ne veulent pas admettre ni regarder en face cette réalité pour le moment. Néanmoins, je crois que face aux faits solides comme le fer, il faut faire preuve de conscience et de courage pour regarder en face la réalité et voir les faits clairement.

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