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Conférence de presse du 10 mai 2021 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2021/05/10

La deuxième réunion des Ministres des Affaires étrangères entre la Chine et les cinq pays d’Asie centrale se tiendra le 12 mai à Xi’an, dans la province du Shaanxi. Le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi présidera cet événement. Le Vice-Premier Ministre kazakh et Ministre des Affaires étrangères Moukhtar Tleouberdi, le Ministre kirghize des Affaires étrangères Ruslan Kazakbaïev, le Ministre tadjik des Affaires étrangères Sirojiddin Muhriddin, le Vice-Premier Ministre turkmène et Ministre des Affaires étrangères Rachid Meredov, et le Ministre ouzbek des Affaires étrangères Abdoulaziz Kamilov, participeront à la réunion en Chine.

La Chine et les cinq pays d’Asie centrale sont des voisins amis et des partenaires stratégiques. Ils ont noué une profonde amitié traditionnelle et leurs échanges et coopération dans divers domaines sont étroits. En juillet dernier, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a tenu la première réunion par liaison vidéo avec les Ministres des Affaires étrangères des cinq pays d’Asie centrale, créant une nouvelle plateforme permettant aux deux parties d’accroître la confiance mutuelle et d’approfondir la coopération. Cette année marque le 30e anniversaire de l’indépendance des pays d’Asie centrale et le 100e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC) et l’année prochaine marquera le 30e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les pays d’Asie centrale. Toutes les parties ont de grands espoirs dans le renforcement de leur coopération et le développement des relations entre la Chine et les pays d’Asie centrale voit devant lui de nouvelles opportunités historiques.

Dans ce contexte particulier, la Chine propose d’organiser la deuxième réunion des Ministres des Affaires étrangères entre la Chine et les cinq pays d’Asie centrale, qui est également la première réunion face-à-face en présentiel, et a reçu une réponse positive et le soutien de toutes les parties concernées. Au cours de cette réunion, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi aura un échange de vues de façon approfondie avec les Ministres des Affaires étrangères des cinq pays d’Asie centrale sur des questions d’intérêt commun telles que la coopération sur la lutte contre la COVID-19, la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », la connectivité et la coordination internationale, et les deux parties discuteront et signeront des documents finaux concernés, et organiseront une série de réunions bilatérales et d’activités d’échanges multilatéraux amicaux.

Il convient de mentionner en particulier que l’Asie centrale est un nœud important de la Route de la soie depuis l’antiquité, et qu’elle est également le berceau de l’Initiative de « la Ceinture économique de la Route de la soie » proposée par le Président Xi Jinping, tous les pays de la région sont des partenaires importants de la Chine dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Cette réunion aura lieu à Xi’an, le berceau de l’ancienne Route de la soie, ce qui revêt une importance particulière. Nous croyons que cette réunion sera un succès complet, favorisera la réalisation d’un nouveau développement des relations entre la Chine et les pays d’Asie centrale, et contribuera à la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » en vue de nouveaux résultats.

Shenzhen TV : Le 9 mai, la Russie a organisé un grand défilé militaire sur la Place Rouge de Moscou pour célébrer le 76e anniversaire de la Victoire de la Grande Guerre patriotique. Le Président russe Vladimir Poutine a déclaré dans son discours que certains pays tentaient de faire revivre le nazisme et poursuivaient une politique d’exceptionnalisme. Il a ajouté que la Russie défendait toujours les normes du droit international et préserverait fermement les intérêts de l’État et la sécurité de son peuple. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons noté que la Russie avait organisé hier avec succès un grand défilé militaire pour commémorer le 76e anniversaire de la Victoire de la Grande Guerre patriotique et nous tenons à adresser nos sincères félicitations. Cette année marque le 76e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale, lors de laquelle la Chine et la Russie, respectivement théâtre principal en Asie et en Europe, ont fait des sacrifices tragiques nationaux et apporté une grande contribution historique à la victoire finale.

Ces dernières années, certains pays ont mené des politiques erronées de l’unilatéralisme et du protectionnisme et se sont accrochés à l’idée du jeu à somme nulle. Ils exagèrent sans scrupule les différences en matière d’idéologie et de système politique sur la scène internationale dans une tentative de créer de « petits clans » pour semer la division et s’engager dans la politique des blocs. Dans une telle situation internationale, la Chine et la Russie se tiennent toujours côte à côte pour se soutenir fermement sur les questions concernant les intérêts fondamentaux de l’une et de l’autre, s’opposer résolument aux pratiques hégémoniques, intimidantes et arbitraires et défendre conjointement l’équité et la justice internationales. Face à la pandémie et aux changements jamais connus depuis un siècle, la Chine continuera à travailler avec la Russie et le reste de la communauté internationale pour défendre résolument les acquis de la victoire de la Seconde Guerre mondiale et la paix durement acquise, maintenir fermement le système international centré sur l’ONU et l’ordre international fondé sur le droit international, adhérer aux valeurs communes de toute l’humanité marquées par la paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté et favoriser la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

CCTV : Il y a quelques jours, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a annoncé que le vaccin chinois contre la COVID-19 produit par Sinopharm avait été inscrit sur la liste des vaccins d’urgence. Cela en a fait le premier vaccin non occidental de la liste, et aussi le premier vaccin chinois contre une maladie infectieuse à avoir obtenu l’approbation d’utilisation en urgence de l’OMS. Quels sont les commentaires de la partie chinoise à ce sujet ? La Chine a déclaré avant qu’elle fournirait 10 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 au mécanisme COVAX, quelles seront les prochaines actions ?

Hua Chunying : Comme l’a dit le Directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, le vaccin chinois Sinopharm a été qualifié par l’OMS de vaccin sûr, efficace et de qualité. La partie chinoise continuera de travailler de concert avec la communauté internationale afin de promouvoir un accès équitable aux vaccins dans les pays en développement et de faire une contribution à la victoire de l’humanité contre la COVID-19 le plus tôt possible. La Chine a annoncé qu’elle fournirait 10 millions de doses de vaccin contre la COVID-19 au mécanisme COVAX, visant principalement à répondre aux besoins urgents des pays en développement. La Chine est fidèle à sa parole, nous sommes en étroite communication avec l’OMS à cet égard.

Al Jazeera : Nous sommes dans le mois de ramadan. La police israélienne a récemment pénétré illégalement et de façon injustifiée dans la mosquée Al Aqsa, lieu saint de l’Islam à Jérusalem, et a attaqué le peuple palestinien par des balles en caoutchouc, faisant des centaines de blessés. Ce conflit continue de se compliquer, et les actes israéliens de provocation ont été suivis et condamnés par de nombreux pays. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La partie chinoise s’inquiète de l’escalade des tensions entre la Palestine et Israël ces derniers jours, et appelle au sang-froid et à la retenue, afin d’éviter la multiplication du nombre de blessés dans les conflits. En même temps, nous espérons que les parties concernées de la communauté internationale, en se basant sur « la solution à deux États », et conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies, promouvront une reprise rapide des pourparlers de paix entre la Palestine et Israël. La partie chinoise est prête à jouer un rôle constructif à cet égard.

Agence de presse Xinhua : Nous avons remarqué que le 8 mai, lors du Séminaire sur la réduction de la pauvreté, le développement et le progrès des droits de l’homme en Chine tenu à Ningde, dans la province du Fujian, l’Ambassadeur de Cuba en Chine Carlos Miguel Pereira a déclaré que la Chine avait atteint l’objectif de l’éradication de la pauvreté absolue tout en luttant contre l’épidémie de COVID-19, ce qui était une victoire héroïque. L’Ambassadeur Pereira a également déclaré qu’au cours de plus de 60 années, Cuba avait souffert d’un blocus équivalant à un génocide imposé par les États-Unis et que Cuba s’opposait à la politisation des droits de l’homme et au « deux poids deux mesures ». Quels sont les commentaires de la Chine à cela ?

Hua Chunying : J’ai également remarqué les reportages concernés. Ce Séminaire sur la réduction de la pauvreté, le développement et le progrès des droits de l’homme en Chine fait partie d’une visite à Ningde, dans la province du Fujian, des envoyés diplomatiques de 13 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, dont le Cameroun, l’Afrique du Sud et Cuba, sur invitation de l’Association du peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger (CPAFFC). Les envoyés diplomatiques, y compris l’Ambassadeur de Cuba en Chine, ont tous déclaré qu’à travers des visites sur place, des discussions et des échanges, ils avaient vu de leurs propres yeux les réalisations de la Chine en matière de réduction de la pauvreté, de développement et de droits de l’homme, ainsi que la joie et la satisfaction au fond du cœur des populations locales, et avaient compris de manière approfondie le concept de développement et la philosophie de gouvernance centrés sur le peuple du PCC et du gouvernement chinois.

Ce qui est inhérent à la cause des droits de l’homme, c’est de permettre à chacun, quelles que soient sa nationalité, son appartenance ethnique ou sa culture, de jouir de la liberté et des droits sur un pied d’égalité et d’avoir accès à l’alimentation et à l’habillement décents, à la santé, au logement, à l’emploi et à l’éducation. La Chine s’en tient à placer le peuple au centre de toutes ses activités, s’engage toujours dans le développement des droits de l’homme et garantit la sécurité nationale, l’harmonie interethnique, la stabilité sociale, l’équité et la justice, le développement et la prospérité économiques ainsi qu’un bel environnement écologique, de sorte que les Chinois puissent jouir d’un sentiment de bonheur et de sécurité de manière visible, tangible et perceptible. Permettre à 1,4 milliard de Chinois de ne plus souffrir de douleurs causées par la guerre, la pauvreté, la faim et les épidémies, tel est juste un grand acquis accompli par la Chine en matière de droits de l’homme, mais aussi une contribution considérable apportée par le PCC à la cause mondiale des droits de l’homme. Dans le même temps, la Chine développe activement le dialogue et la coopération avec le reste du monde et s’engage à aider et à soutenir les pays en développement en Asie, en Afrique et en Amérique latine dans leurs efforts pour développer leurs économies et profiter à leurs populations. J’ai lu un rapport de la Banque mondiale selon lequel d’ici 2030, la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » pourrait aider à sortir 7,6 millions de personnes de l’extrême pauvreté et 32 millions de personnes de la pauvreté modérée dans le monde entier.

En revanche, les États-Unis qui crient des slogans en faveur des droits de l’homme, les violent en réalité. Par exemple, au cours de la pandémie de COVID-19, les États-Unis ont imposé des sanctions et des blocus unilatéraux à des pays tels que Cuba, le Venezuela, la Syrie et l’Iran au mépris des besoins fondamentaux de ces pays de contenir l’épidémie et de sauver des vies, ce qui a gravement menacé les droits de l’homme fondamentaux des populations locales tels que les droits à la vie, à la santé et au développement. En fait, en ce qui concerne Cuba, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une majorité écrasante pendant 28 années consécutives la résolution appelant à « mettre fin à l’embargo économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis ».

Les droits de l’homme ne doivent pas être une excuse pour réprimer les autres pays. Les États-Unis doivent cesser et corriger immédiatement leurs pratiques erronées de politisation et d’instrumentalisation des questions des droits de l’homme et du « deux poids deux mesures », et lever intégralement les sanctions unilatérales illégales et les politiques de blocus contre Cuba et d’autres pays, ce qui est aussi un appel universel de la communauté internationale.

KBS : Cela fera bientôt cent jours depuis le commencement des instabilités au Myanmar. Le rôle de la Chine est très important pour régler rapidement la situation au Myanmar. Quelle est la position de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Le Myanmar est membre de la grande famille de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) et la Chine est un pays voisin du Myanmar, liés l’un à l’autre par des montagnes et des eaux. La Chine est très préoccupée par la situation actuelle au Myanmar. Elle soutient tous les partis politiques au Myanmar dans leurs efforts visant à trouver une solution politique à leurs divergences par le dialogue dans le cadre constitutionnel et juridique, et leurs efforts visant à continuer de faire progresser le processus de transition démocratique durement acquis et adapté aux conditions nationales du Myanmar. La Chine soutient l’ASEAN dans son attachement au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui et à la tradition du consensus négocié, et soutient l’ASEAN dans son encouragement et sa participation constructive, en tant qu’organisation régionale mature, dans le processus de réconciliation interne du Myanmar par les moyens qui lui sont propres. La Chine soutient les discussions conjointes dans le cadre de l’ASEAN portant sur des méthodes efficaces d’atténuer les tensions et de résoudre les questions au Myanmar. Dans le même temps, nous appelons à prévenir la continuité des conflits sanglants et des victimes civiles afin d’éviter que la situation ne se détériore ou voire ne devienne hors du contrôle, à prévenir toute intervention inappropriée du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui porterait atteinte à la souveraineté du Myanmar et compliquerait davantage la situation, et à éviter toute action de forces extérieures visant à aggraver la situation au Myanmar en vue des intérêts égoïstes.

La Chine espère et est convaincue que l’ASEAN continuera de jouer un rôle constructif, et d’accompagner activement le Myanmar dans ses efforts consistant à faire progresser la réconciliation politique au sein du pays et de sauvegarder effectivement la solidarité et la coopération de l’ASEAN ainsi que la paix et la stabilité régionales. La Chine continuera de maintenir d’étroits échanges avec l’ASEAN, de soutenir les efforts de médiation déployés par l’ASEAN et de travailler à sa manière avec toutes les parties concernées au Myanmar afin de promouvoir la réalisation de l’« atterrissage en douceur » de la situation au Myanmar dans les meilleurs délais.

CCTV : Récemment, la Fondation transnationale de recherche sur la paix et le futur basée en Suède a publié un rapport spécial intitulé Détermination du génocide au Xinjiang comme un agenda, pour dénoncer les fausses accusations de « génocide » au Xinjiang fabriquées par les États-Unis et d’autres pays occidentaux. Le site Web indépendant aux États-Unis « Counterpunch » a publié de sa part un article ayant pour titre « Réflexions sur le génocide en tant que crime ultime », affirmant que les accusations du « génocide » au Xinjiang concoctées par les États-Unis étaient motivées par des raisons idéologiques et étaient sans fondement. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J’ai remarqué les articles concernés. En fait, nous avons également noté que depuis quelque temps, de plus en plus de voix objectives et rationnelles sur le Xinjiang se faisaient entendre sur la scène internationale, ce qui prouve que la justice est dans le cœur de chacun.

Parmi les deux rapports que vous venez de mentionner, celui de la Fondation transnationale de recherche sur la paix et le futur a signalé que les think tanks et les auteurs américains qui ont publié le « rapport » sur le soi-disant « génocide » au Xinjiang manifestaient des tendances politiques flagrantes. Le « rapport » a gravement violé les normes académiques et a négligé intentionnellement la définition du « génocide » et d’autres éléments importants tels que le terrorisme. La Fondation a tiré la conclusion que le prétendu « rapport » de think tanks américains manque de crédibilité, que la qualité scientifique de certaines parties de ce « rapport » est même inférieure à celle d’un mémoire de master, et que les accusations de « génocide » contre la Chine reposent sur des preuves étonnamment faibles.

L’autre article du site américain « Counterpunch » a été coécrit par deux auteurs : l’un est expert en droits de l’homme et l’autre, professeur renommé de droit international. D’un point de vue professionnel, ils ont exposé les questions liées au Xinjiang de manière approfondie. Leurs points de vue sont rationnels, bien fondés et puissants. Cet article a indiqué que le terme « génocide » est clairement défini dans le cadre du droit international, et que les allégations de « génocide » au Xinjiang ne sont étayées d’aucune preuve. Si les États-Unis prétendent « s’intéresser au sort du peuple ouïgour au Xinjiang », ce n’est pas pour protéger les droits de l’homme, mais pour des motifs géopolitiques. Le point de vue de ce rapport et de cet article a été partagé par de nombreux experts, universitaires et journalistes des États-Unis, d’Australie, de Suède, de Norvège, de Singapour ainsi que d’autres pays.

La Chine a présenté à plusieurs reprises la situation actuelle au Xinjiang marquée par un développement régulier, a mis en exergue la politique chinoise de la gouvernance au Xinjiang, et a dénoncé les manœuvres ignobles et l’intention vicieuse des personnes concernées aux États-Unis qui fabriquent et répandent des mensonges ainsi que des rumeurs sur le Xinjiang. Le rapport et l’article ont encore une fois corroboré ces opinions et ces faits. Sur les questions liées au Xinjiang, nous espérons qu’il pourra y avoir plus de faits et une plus grande vérité, moins de mensonges et de rumeurs ; plus d’objectivité et de justice, moins de calomnies et de diffamations ; ainsi que plus de communication et de coopération, moins de manipulation politique.

La porte du Xinjiang reste toujours ouverte. Nous invitons les personnalités de tous les pays à visiter le Xinjiang et à y découvrir les faits et la vérité. Nous sommes convaincus que les rumeurs et les mensonges sur le Xinjiang concoctés par les forces antichinoises se feront finalement démasquer devant les faits et la vérité.

RIA Novosti : Après la chute des débris d’une fusée chinoise dans l’océan Indien, le Chef de l’Administration nationale de l’Aéronautique et de l’Espace (NASA) des États-Unis Bill Nelson a déclaré que la Chine n’avait pas le sens des responsabilités en matière de débris spatiaux. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Ces derniers jours, les États-Unis et certains autres pays ont fait couler beaucoup d’encre sur la question des débris d’une fusée chinoise. Cependant, nous avons eu des reportages indiquant que l’étage supérieur de la fusée est rentré dans l’atmosphère. Il n’y a pas de reportage sur des dommages faits aux installations terrestres.

En ce qui concerne la déclaration du Chef de la NASA que vous avez mentionnée, nous nous sommes renseignés auprès du Bureau chinois d’Ingénierie spatiale habitée, qui dit que c’est actuellement une pratique internationale courante de laisser les fusées porteuses ayant pour mission le lancement d’engins spatiaux subir d’abord une atténuation naturelle à l’altitude orbitale et finalement brûler lors de la rentrée dans l’atmosphère. Le 29 avril, heure de Beijing, après que la fusée Longue Marche-5B Y2 a envoyé avec succès le module central Tianhe de la station spatiale sur l’orbite prévue, le gouvernement chinois a suivi de très près la rentrée de l’étage supérieur de la fusée. Ayant été désactivé, l’étage supérieur de la fusée n’exploserait pas en orbite et ne produirait non plus de débris spatiaux. La plupart de ses pièces brûleront lors de la rentrée dans l’atmosphère, rendant la probabilité de dommages aux activités aériennes et aux installations terrestres extrêmement faible.

Au cours de la rentrée, la partie chinoise a toujours suivi à la trace la fusée et a publié à l’avance une annonce sur la situation de la rentrée dans l’atmosphère. À 10 h 24 le 9 mai, selon les analyses, l’étage supérieur de la fusée est rentré dans l’atmosphère, la zone d’atterrissage étant située dans une zone maritime avec le centre à 2,65° N et 72,47° E. Jusqu’à présent, il n’y a aucun reportage sur les dommages faits aux installations terrestres.

La Chine partage les résultats de la prévision de la rentrée par des mécanismes de coopération internationale. De même, elle mène toujours des activités de mise en valeur pacifique de l’espace extra-atmosphérique conformément au droit international et aux conventions internationales. La Chine est disposée à s’engager dans des échanges et coopération internationaux plus larges avec d’autres pays sur la question des débris spatiaux, afin de garantir la soutenabilité à long terme des activités spatiales.

Cela dit, je voudrais également dire que certains médias et individus aux États-Unis ont manifestement pratiqué le « deux poids deux mesures » sur cette question. Vous vous souvenez peut-être que lorsqu’une pièce de débris de la fusée américaine SpaceX est tombée sur une ferme aux États-Unis en mars dernier, de nombreux médias américains ont utilisé des termes romantiques tels que « passage d’une étoile filante », « illumination du ciel nocturne » et « spectacle lumineux éblouissant », pour décrire et embellir la scène. Mais lorsqu’il s’agit de la Chine, le ton est complètement différent. J’ai remarqué que des internautes chinois avaient plaisanté en disant que certains politiciens américains avaient peut-être perdu la mémoire, mais Internet en avait une mémoire bien claire. Nous entendons renforcer la coopération avec d’autres pays, y compris les États-Unis, mais sommes opposés à la pratique du « deux poids deux mesures » sur cette question.

Reuters : Une question de suivi. La Chine a-t-elle informé à l’avance le gouvernement indien de l’atterrissage proche de l’Inde des débris de la fusée chinoise ?

Hua Chunying : Comme je l’ai dit tout à l’heure, les autorités spatiales chinoises ont publié à plusieurs reprises la situation de la rentrée dans l’atmosphère des débris de l’étage supérieur de la fusée porteuse Longue Marche-5B Y2, et ont partagé les résultats de la prévision de la rentrée via les mécanismes de coopération internationale. Jusqu’à présent, il n’y a aucun reportage sur les dommages faits par les débris aux installations terrestres.

Des reportages que j’ai lus indiquent que depuis le lancement du premier satellite artificiel il y a plus de 60 ans, aucun cas d’individu touché par des débris de fusées n’avait été signalé. Certains experts américains ont déclaré que la probabilité de personne touchée par les débris de fusée était inférieure à un sur un milliard. Une telle question avec une probabilité extrêmement faible devrait être étudiée et traitée par des services et des personnes professionnels. Ce n’est pas la peine pour les médias de s’inquiéter trop et de créer la panique.

China Review News : Nous avons remarqué qu’après que l’OMS avait accordé son homologation d’urgence au vaccin anti-COVID-19 fabriqué par le groupe chinois Sinopharm, certains médias étrangers ont déclaré que le monde « devenait de plus en plus dépendant des vaccins chinois ». Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Ce que je peux vous dire, c’est que la Chine est actuellement le plus grand fournisseur de vaccins aux pays en développement. La partie chinoise s’engage depuis toujours à construire une communauté de santé pour tous. Nous avons été le premier pays à proposer de faire des vaccins un bien public mondial, et nous travaillons toujours à la mise en œuvre de cet engagement par des actions concrètes. La Chine a fourni successivement une assistance en matière de vaccins à plus de 80 pays en développement, et exporté des vaccins à plus de 50 pays, déployant des efforts constants pour combler le « fossé vaccinal ».

Le vaccin constitue une arme importante pour vaincre l’épidémie de COVID-19. Nous espérons que les autres pays ayant les conditions et les capacités requises pourront agir le plus vite possible et se faire concurrence pour fournir plus de vaccins en temps plus opportun aux pays en développement, promouvoir la distribution et l’utilisation équitables des vaccins dans le monde et mettre fin à l’accaparement de vaccins.

Bloomberg : L’armée philippine a déclaré qu’elle demanderait au Président Rodrigo Duterte d’allouer des fonds pour la construction d’un centre logistique sur les îles en Mer de Chine méridionale, et que cet acte visait à chasser les « navires de la milice maritime » et d’autres navires chinois de la zone économique exclusive des Philippines. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Concernant la question de la Mer de Chine méridionale, la position de la partie chinoise est claire, constante et ferme.

La question de la Mer de Chine méridionale est peut-être une question entre la Chine et les Philippines, mais elle n’est pas insoluble. La question de la Mer de Chine méridionale n’est apparue qu’au cours des dernières décennies, mais l’amitié entre la Chine et les Philippines existe depuis plus d’un millier d’années. Il existe également un consensus entre la Chine et les Philippines, selon lequel la question de la Mer de Chine méridionale doit être résolue de manière pacifique et adéquate par le dialogue et les négociations. La Chine a aussi un tel consensus avec les autres pays de l’ASEAN, consistant à déployer des efforts pour régler adéquatement la question par le dialogue et la négociation afin de préserver ensemble la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. J’espère que certaines personnes ne sèmeront plus la discorde sur cette question.

China News Service : Certains fonctionnaires de l’administration américaine ont récemment déclaré que le gouvernement chinois utilisait les médias officiels et leurs plateformes pour publier et diffuser de fausses informations à l’étranger, dans le but de perturber ou de saper la démocratie, tout en restreignant la liberté de la presse et la liberté d’expression au sein de la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Hua Chunying : Certaines personnes aux États-Unis ne cessent de dénigrer et d’attaquer la Chine de façon injustifiée sous prétexte de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. Cette pratique elle-même est une diffusion de fausses informations et est une profanation des vraies liberté et démocratie.

S’ils défendent vraiment la liberté, pourquoi se permettent-ils de répandre des rumeurs pour tromper le public, mais ne laissent pas les autres dire la vérité ? S’ils défendent vraiment la liberté, pourquoi le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a-t-il dû se cacher dans l’Ambassade équatorienne au Royaume-Uni pendant sept ans et finir par être emprisonné ? S’ils défendent vraiment la liberté, pourquoi ne respectent-ils pas ou même ne tolèrent-ils pas les autres civilisations et systèmes ? S’ils défendent vraiment la liberté, pourquoi répriment-ils les opinions et les gens qui ne sont pas, selon leurs critères, « politiquement corrects » ? S’ils défendent vraiment la liberté, pourquoi privent-ils les autres pays de leurs droits et de leurs libertés pour poursuivre un développement normal en les réprimant ?

Al Jazeera : Le 15 mai est le jour de la « Nakba » (catastrophe) de la Palestine, où une attaque israélienne a eu lieu à Jérusalem. La Chine reconnaît-elle Jérusalem-Est comme la capitale de la Palestine ? Considère-t-elle cette attaque comme une agression contre les territoires palestiniens ?

Hua Chunying : Comme je viens de le dire, la Chine s’inquiète de la récente escalade des tensions entre la Palestine et Israël et espère que les deux parties pourront faire preuve de sang-froid et de retenue afin d’éviter de nouvelles blessures. La Chine espère que toutes les parties concernées de la communauté internationale promouvront la reprise rapide des pourparlers de paix entre la Palestine et Israël sur la base de « la solution à deux États » et conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies.

Sur la question de la Palestine, la Chine adopte toujours une position objective et impartiale, et elle soutient toujours la cause juste du peuple palestinien et la création d’un État palestinien indépendant et pleinement souverain sur la base des frontières de 1967 et ayant Jérusalem-Est comme capitale. Le Président Xi Jinping a envoyé à plusieurs reprises des messages de félicitations aux réunions organisées par les Nations Unies pour marquer la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. La Chine témoigne de la sympathie aux Palestiniens, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Palestine, et continuera à prendre des actions concrètes pour apporter sa force et sa sagesse à la réalisation rapide d’un règlement global et impartial de la question de la Palestine et d’une paix durable au Moyen-Orient.

Reuters : Selon des reportages, la Chine a demandé aux pays membres de l’ONU de ne pas participer à une visioconférence liée au Xinjiang organisée par l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni prévue mercredi. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : La mission permanente des États-Unis auprès des Nations Unies tente de rassembler, en collusion avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, une poignée de pays pour tenir une prétendue visioconférence sur les questions liées au Xinjiang, en prétendant qu’elle soit un événement en marge des Nations Unies. Cela nous fait penser à une farce en janvier dernier dans laquelle l’ancienne Ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies Kelly Craft avait abusé de ses pouvoirs pour se faufiler dans la salle de l’Assemblée générale de l’ONU afin de monter une vidéo d’échange avec des étudiants de Taiwan. Les États-Unis regroupent certains pays en abusant des ressources et de la plateforme de l’ONU pour déshonorer et attaquer la Chine en vue de servir leurs propres intérêts politiques égoïstes, ce qui est complètement une profanation de l’ONU. Dans le même temps, il est à noter que certains pays occidentaux tels que les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne ne peuvent pas du tout représenter les Nations Unies, encore moins la communauté internationale.

La partie américaine ne cesse de parler des droits de l’homme des musulmans, mais comme nous le savons tous, ce sont les États-Unis qui ont tué le plus de musulmans dans le monde entier. Sans parler de la discrimination raciale systémique s’enracinant dans les États-Unis depuis longtemps, le pays a lancé des guerres et des actions militaires dans quelque 80 pays à travers le monde au nom de la lutte contre le terrorisme. Plus de 800 mille personnes sont ainsi mortes directement de la violence de guerre, dont la plupart sont des civils, et des dizaines de millions de personnes sont déplacées. Plus de 20 millions de personnes vivent toujours dans des conditions extrêmement pénibles dans des pays comme l’Afghanistan, l’Iraq et la Syrie. Aux États-Unis, près de 600 mille personnes sont mortes à cause de la pandémie de COVID-19, et je viens de lire une étude effectuée par l’Université de Washington selon laquelle le nombre de morts serait beaucoup plus élevé que cela. Au mépris de leurs actes en Afghanistan, en Iraq et en Syrie qui ont causé la mort de près d’un million de musulmans ainsi que de la mort d’au moins 600 mille personnes due à la pandémie dans leur pays, les États-Unis ont recouru à tous les moyens pour fabriquer à tout prix et de manière répétée des mensonges sur la prétendue question des droits de l’homme au Xinjiang. C’est bien hypocrite !

S’il existait vraiment au Xinjiang des problèmes de droits de l’homme dont ils accusent, l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et ses plus de 50 pays membres ne s’en soucieraient-ils pas plus que les États-Unis ? L’OCI a été invitée à envoyer une délégation à visiter le Xinjiang, après quoi elle a pleinement apprécié le gouvernement chinois pour son attention et ses efforts visant à protéger les divers droits des croyants musulmans et a fait des commentaires positifs sur les efforts chinois dans la lutte préventive contre le terrorisme et la radicalisation. Lors de la 46e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, plus de 80 pays, y compris des pays musulmans tels que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont fait entendre leur voix par différents moyens pour soutenir la position de la Chine sur les questions liées au Xinjiang. Les États-Unis, un pays qui a tué près d’un million de musulmans et violé les droits de l’homme de dizaines de millions de musulmans, se mettent à affirmer avec conviction qu’ils se préoccupent des droits de l’homme des musulmans ouïgours au Xinjiang. C’est tout comme la belette qui vient souhaiter bonne année aux poules.

Selon un rapport intitulé Ce qu’il faut savoir sur tous les mensonges liés au Xinjiang : comment sont-ils arrivés ? publié récemment par un média chinois, les forces antichinoises aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux ont utilisé des mensonges et des rumeurs pour diffamer et attaquer la Chine. Elles ont formé une routine : d’abord, elles diffusent des rumeurs au nom de soi-disant « chercheurs » et « victimes », puis des médias font du tapage autour de celles-ci, suivis par des ingérences officielles. Selon cette routine, des « témoignages » et des « rapports » n’ont cessé de voir le jour, et des « réalisateurs » et des « acteurs » sont montés sur scène les uns après les autres. Pour y répondre, la Chine a publié 12 livres blancs sur le Xinjiang, un rapport intitulé Mensonges et vérité sur les questions liées au Xinjiang, et le gouvernement de la région autonome ouïgoure du Xinjiang a tenu plus de 40 conférences de presse spéciales pour présenter la situation réelle au Xinjiang. Quelle est la nature des questions liées au Xinjiang ? Tout le monde la voit très clairement. Nous avons également noté à partir des vidéos que Lawrence Wilkerson, ancien Chef de cabinet de Colin Powell, alors Secrétaire d’État américain, et Sibel Edmonds, ancienne traductrice pour le Bureau fédéral d’Investigation (FBI) des États-Unis, avaient admis que la partie américaine ne se souciait point des minorités ethniques au Xinjiang, et qu’elle ne les utilisait que pour fomenter des troubles et déstabiliser la Chine depuis son intérieur, afin de réaliser son complot de perturber le Xinjiang pour contenir la Chine. Il y a un grand nombre de reportages en la matière. Par exemple, le site d’information indépendant américain « The Grayzone » a publié un article, révélant qu’Adrian Zenz, un élément antichinois et pseudo-universitaire, avait manipulé les données, déformé les informations et cité de faux « témoignages » pour fabriquer le mensonge du siècle dit le « génocide » au Xinjiang ; de nombreux médias tels que South China Morning Post de Hong Kong, la revue officielle Australian Alert Service du Parti des citoyens australien (ACP) et l’Estado de Minas du Brésil ont publié des rapports et des articles pour présenter les réalisations obtenues par le Xinjiang en matière de lutte contre le terrorisme et dénoncer le « deux poids deux mesures » des États-Unis et d’autres pays occidentaux sur la question de la lutte contre le terrorisme ainsi que leur conspiration géopolitique visant à « contenir la Chine par le Xinjiang ». Lianhe Zaobao basé à Singapour, le site Web « Project Syndicate », la Fondation transnationale de recherche sur la paix et le futur basée en Suède, et le site Web indépendant « Counterpunch » basé aux États-Unis ont respectivement publié des articles ou rapports, indiquant clairement que les prétendues allégations des États-Unis de « travail forcé » et de « génocide » au Xinjiang étaient sans aucune preuve. Un ancien maire de Frogn, en Norvège, a publié un rapport spécial intitulé Détermination du génocide au Xinjiang comme un agenda, dans lequel il a réfuté, article par article, l’objectivité, la véracité et la rigueur d’un rapport de think tanks américains concernés. Dans son livre Ouïghours, pour en finir avec les fake news, l’écrivain français Maxime Vivas a prouvé avec son expérience personnelle pendant ses deux visites au Xinjiang que toutes sortes de rumeurs liées au Xinjiang étaient de pures inepties.

Certains aux États-Unis ont fait du battage médiatique de manière répétée sur la soi-disant « question des droits de l’homme » au Xinjiang seulement sur la base d’une vingtaine de parjures et de pseudo-universitaires. En revanche, si vous regardez de près les résidents du Xinjiang qui ont raconté leurs propres histoires lors des conférences de presse sur le Xinjiang organisées par la Chine et les personnes au sein de la communauté internationale comme celles citées tout à l’heure qui ont révélé publiquement la véritable intention des mensonges sur le Xinjiang fabriqués par une poignée de pays occidentaux dont les États-Unis, vous pouvez constater qu’ils dépassent largement les parjures et pseudo-universitaires tant chéris par les États-Unis en termes de nombre et de représentativité. Les États-Unis ne sont-ils pas une démocratie ? Même d’un point de vue démocratique, certains individus du côté américain n’écoutent que les « témoignages » d’une vingtaine de parjures et d’acteurs, en refusant d’écouter la voix des personnes dont le nombre est des centaines de fois voire des dizaines de milliers de fois plus élevé que celui des parjures et pseudo-universitaires, ainsi que l’appel des 1,4 milliard de Chinois dont plus de 25 millions de personnes de tous les groupes ethniques du Xinjiang. Est-ce conforme à leurs valeurs démocratiques dont ils se vantent ? En fin de compte, ils n’osent pas faire face à la vérité et ont peur de la vérité.

Néanmoins, peu importe à quelle profondeur ils enfouissent leur tête dans le sable ou à quel point ils essaient de se couvrir les oreilles, les faits et la vérité sur le Xinjiang sont là pour tous. Certains politiciens aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux ont fabriqué des mensonges et des rumeurs sans aucun scrupule dans le but vicieux de contenir et de réprimer la Chine. Mais cette farce est saisie et dévoilée par de plus en plus de gens et n’a déjà plus de valeur. Elle ne fera qu’accélérer la faillite de la crédibilité des États-Unis. Ainsi, je leur conseille d’arrêter sans tarder.

Beijing Youth Daily : Le 7 mai, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken a publié une déclaration appelant le Directeur général de l’OMS à inviter Taiwan à participer à l’Assemblée mondiale de la Santé en tant qu’observateur, prétendant que l’exclusion des 24 millions de Taiwanais de l’Assemblée mondiale de la Santé ne ferait que compromettre les objectifs de santé mondiaux et serait préjudiciable à la réponse aux crises futures de santé publique. Avant cela, la réunion des Ministres des Affaires étrangères du G7 a également publié un communiqué conjoint exprimant leur soutien à la participation significative de Taiwan aux forums de l’OMS et à l’Assemblée mondiale de la Santé. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine a déjà fait part de sa position solennelle sur le contenu lié à Taiwan dans le communiqué conjoint de la réunion des Ministres des Affaires étrangères du G7. La déclaration concernée du Secrétaire d’État américain Antony Blinken viole gravement le principe d’une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, et interfère sérieusement dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine y exprime son fort mécontentement et son opposition résolue.

Il n’y a qu’une seule Chine dans le monde. La participation de la région de Taiwan aux activités des organisations internationales, y compris celles de l’OMS, doit être traitée conformément au principe d’une seule Chine. Il s’agit d’un principe fondamental confirmé par la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations Unies et la résolution 25.1 de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui bénéficie du soutien universel de la communauté internationale. C’est l’attachement obstiné des autorités du Parti démocrate progressiste (PDP) à la position séparatiste visant à l’« indépendance de Taiwan » qui a conduit à la disparition de la base politique de la participation de la région de Taiwan à l’Assemblée mondiale de la Santé. La responsabilité incombe totalement aux autorités du PDP, et elles en sont parfaitement conscientes.

À des fins politiques, les États-Unis ont fait beaucoup de bruit en disant que « les objectifs de santé mondiaux seraient compromis » si Taiwan n’était pas autorisé à participer à l’Assemblée mondiale de la Santé, et que cela ne favoriserait pas la réponse aux crises de santé publique futures. C’est un mensonge politique fabriqué par eux. En fait, personne d’autre n’est plus attachée que nous à la santé et au bien-être de nos compatriotes à Taiwan. Depuis l’apparition de la pandémie, les experts sanitaires de Taiwan ont été les premières personnes en dehors de la partie continentale de la Chine à être invitées par le gouvernement central chinois à se rendre à Wuhan du Hubei. Le gouvernement central chinois a partagé avec Taiwan, à 13 reprises, un total de 52 documents liés à la prévention de la pandémie, l’a informé à plusieurs reprises des dernières nouvelles concernant la prévention et le contrôle de la pandémie, y compris les informations sur les résidents taiwanais confirmés positifs sur la partie continentale de la Chine, et l’a spécifiquement tenu au courant des informations sur le fait que la partie continentale de la Chine avait partagé la séquence génétique du virus avec l’OMS et les voies par lesquelles Taiwan pourrait l’obtenir. Au 5 mai, le gouvernement central chinois a notifié 258 fois à Taiwan les nouvelles sur la pandémie de COVID-19. En mars dernier, les deux rives du détroit ont également organisé un symposium d’échanges sur les politiques et les expériences en matière de prévention de la pandémie par liaison vidéo pour partager leur expérience technique.

En se conformant au principe d’une seule Chine, le gouvernement central chinois a également pris des dispositions appropriées permettant à Taiwan de participer aux affaires sanitaires mondiales. D’après nos informations obtenues auprès des autorités compétentes, selon des statistiques disponibles, depuis 2020, les experts en matière de technologies médicales de Taiwan de la Chine ont participé à 16 événements techniques de l’OMS, y compris des réunions importantes telles que le quatrième Forum mondial de recherche sur les vaccins et la vaccination (GVIRF) et les réunions du Groupe stratégique consultatif d’experts (SAGE) de l’OMS sur la vaccination. Taiwan dispose également d’un point de contact du Règlement sanitaire international, et est doté d’un compte lui permettant d’accéder au site d’information sur les événements de l’OMS. Il est en mesure d’obtenir en temps utile les informations sur les urgences de santé publique publiées par l’OMS par le biais du site d’information et des rapports quotidiens sur la pandémie, et d’y signaler les incidents concernés en temps voulu. Avec le consentement du gouvernement central, le secrétariat de l’OMS a spécifiquement informé à trois reprises les experts sanitaires de Taiwan de la situation pandémique. Taiwan a également rejoint le mécanisme COVAX. Des experts taiwanais ont participé à plusieurs reprises aux réunions du SAGE de l’OMS sur la vaccination, ce qui leur a permis d’avoir un accès opportun et complet aux informations relatives aux vaccins contre la COVID-19.

Je tiens à faire remarquer que les autorités taiwanaises se sont vantées à plusieurs reprises d’être un « élève modèle dans la prévention de la COVID-19 », et que les États-Unis ont ouvertement fait l’éloge des prétendus « résultats obtenus dans la lutte contre la pandémie » par Taiwan à de nombreuses occasions, alors que dans le même temps, ils ont tenu des propos sensationnalistes sur « le risque de compromettre les objectifs sanitaires mondiaux ». N’est-ce pas contradictoire ? Cela montre pleinement que la déclaration des États-Unis selon laquelle « l’exclusion des 24 millions de Taiwanais de l’Assemblée mondiale de la Santé n’est pas propice à la réponse aux futures crises de santé publique » est une manipulation politique pure et simple, dont le but n’est que de trouver des excuses en faveur de la participation de Taiwan à l’Assemblée mondiale de la Santé.

Je voudrais souligner une fois de plus que la question de Taiwan touche aux intérêts vitaux de la Chine, sur laquelle il n’y a pas de marge de compromis ou de concession pour la Chine. À l’heure actuelle, la pandémie continue de se propager, la priorité absolue de cette Assemblée mondiale de la Santé est de se concentrer sur la coopération mondiale dans la lutte contre la pandémie. Nous conseillons à la partie américaine de cesser de faire du tapage sur les questions liées à Taiwan, ce qui non seulement n’aidera pas à la coopération internationale actuelle dans la lutte contre la pandémie, mais sera également fermement rejeté par l’écrasante majorité des membres de la communauté internationale.

Global Times : Selon des reportages, lors de son enquête sur l’origine de la pandémie de COVID-19, le Département d’État américain a obtenu un document interne sur le virus du SRAS rédigé en 2015 par des scientifiques de l’Université médicale de l’armée de l’air de l’Armée populaire de Libération (APL) et de hauts responsables chinois de la santé publique. Le document estime que le virus du SRAS peut être « manipulé comme nouveau type de virus de la maladie humaine, transformé en une arme et déchaîné d’une manière sans précédent ». Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J’ai lu les reportages concernés. Certaines personnes aux États-Unis saisissent toutes les opportunités pour faire du tapage et citer les soi-disant « documents internes » et « rapports » pour calomnier et salir la Chine. Cependant, les faits et la vérité prouvent toujours qu’ils sont soit les malfaiteurs qui accusent en premier en faisant de la citation tronquée sortie du contexte et en faisant des interprétations vicieuses avec la présomption de culpabilité, soit les colporteurs de mensonges purs et simples.

En fait, j’ai déjà lu aujourd’hui des reportages selon lesquels, après vérification, le document que les États-Unis avaient mentionné n’était pas un « document confidentiel » au sein de l’APL, mais un livre académique publié ouvertement. Ce livre a cité les recherches concernées de l’ancien Colonel américain Michael Ainscough de l’armée de l’air et souligné que les « armes biologiques de la prochaine génération » faisaient partie des projets de l’armée de l’air américaine, visant à permettre aux États-Unis de mieux répondre à la menace des armes de destruction massive. L’argument de Michael Ainscough montre que ce sont précisément les États-Unis qui mènent des recherches sur l’application de la technologie du génie génétique à la guerre biologique et au terrorisme biologique.

La Chine a toujours strictement rempli ses obligations en vertu de la Convention sur les armes biologiques (CABT) et ne met pas au point, ni développe ni produit d’armes biologiques. En même temps, la Chine a mis en place un ensemble complet de lois, de règlements, de normes techniques et de systèmes de gestion pour la sécurité des laboratoires biologiques.

Je tiens également à souligner que de nombreux pays dans le monde sont profondément préoccupés par les laboratoires biologiques construits par les États-Unis dans le pays et au-delà. Selon des reportages, les États-Unis ont mis en place plus de 200 laboratoires biologiques à l’étranger dans 25 pays et régions, dont l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie du Sud-Est et l’ex-URSS. Les sites qui abritent certains de ces laboratoires biologiques ont connu des maladies infectieuses à grande échelle. Selon USA Today, depuis 2003, des centaines d’incidents se sont produits dans les laboratoires biologiques américains tant sur le territoire américain qu’à l’étranger où des personnes ont eu des contacts accidentels avec des micro-organismes mortels, entraînant des épidémies de maladies infectieuses. En juin 2019, les médias américains ont commencé à relater la question liée à Fort Detrick. Cependant, près de deux ans se sont écoulés et l’administration américaine garde toujours un grand silence sur ce sujet. Nous avons également remarqué que certains responsables russes avaient déclaré que la Russie pensait que des laboratoires sous contrôle américain développaient des armes biologiques le long de la frontière de la Russie et de la Chine.

Les gens sont impatients de savoir : pourquoi les États-Unis ont-ils mis en place autant de laboratoires biologiques à travers le monde ? Quel est leur but ? Combien de ressources et d’informations biologiques sensibles les États-Unis ont-ils récupérées auprès des pays concernés ? Quelles activités les États-Unis mènent-ils dans ces laboratoires ? Quelles activités les États-Unis ont-ils menées à Fort Detrick ? Quelle est la relation entre ces laboratoires biologiques et la recherche américaine sur les « armes biologiques de la prochaine génération » ? Sur toutes ces questions, nous espérons que les États-Unis pourront donner à la communauté internationale une explication honnête, transparente et responsable.

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