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Conférence de presse du 19 mai 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/05/19

China Review News : Selon des reportages, le 18 mai, le Secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré, en abordant la question palestino-israélienne au Conseil de Sécurité des Nations Unies, que les États-Unis ne faisaient pas d'obstruction aux actions diplomatiques du Conseil de Sécurité. Au contraire, selon lui, la partie américaine s'engage dans une diplomatie silencieuse mais très intensive. Il a ajouté que la question était de savoir si une action ou une déclaration spécifique ferait réellement avancer l'objectif de mettre fin à la violence. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Zhao Lijian : Je ne sais pas ce que signifie « une diplomatie silencieuse mais très intensive » évoquée par la partie américaine et quel est son effet réel. Ce que nous avons vu, c'est l'escalade continue du conflit palestino-israélien ces derniers jours et la tragédie des civils innocents, y compris des femmes et des enfants. Ce que nous avons entendu, ce sont l'aspiration et l'appel à la paix depuis le chaos de la guerre et des ruines.

Récemment, le Conseiller d'État Wang Yi a avancé une proposition importante pour apaiser les tensions lors d'un débat public du Conseil de Sécurité sur le conflit palestino-israélien, laquelle a suscité un fort retentissement au sein de la communauté internationale. Les pays arabes et islamiques ont tous félicité la Chine pour son adhésion aux règles internationales, à l'équité et à la justice. Ils ont estimé que la position et la proposition de la Chine avaient montré le sens de responsabilité de la Chine en tant que grand pays responsable et sa position juste sur la question de la Palestine, et touché véritablement au cœur des peuples des pays arabes et islamiques.

L'Histoire enregistre impartialement ce qui s'est passé. Nous espérons que les États-Unis honoreront leurs promesses, reviendront véritablement au multilatéralisme, assumeront les responsabilités en tant que grand pays, et soutiendront le Conseil de Sécurité dans ses efforts visant à jouer un rôle comme il se doit dans l'apaisement des tensions, le rétablissement de la confiance et le règlement politique.

Fuji TV : Selon des reportages de médias américains, le Service des douanes des États-Unis a mis fin à l'autorisation d'importation d'un lot de chemises de la marque Uniqlo en janvier dernier soupçonnées d'utilisation du coton produit par le « travail forcé » au Xinjiang. Le 10 mai, Uniqlo a présenté des preuves selon lesquelles elle n'a pas utilisé de coton du Xinjiang, mais la partie américaine a refusé de les admettre en raison de « preuves insuffisantes ». Quels sont vos avis à ce sujet ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne le « travail forcé », nous avons exposé à plusieurs reprises la position de principe de la Chine. Le soi-disant « travail forcé » n'existe pas au Xinjiang en Chine et il n'y a que le travail volontaire et le choix indépendant de l'emploi. Les mensonges répandus par certains politiciens et certaines forces antichinoises aux pays occidentaux visent purement à réprimer des entreprises et des industries spécifiques chinoises et à servir leur sinistre complot de déstabiliser le Xinjiang et de contenir le développement de la Chine sous le prétexte des « droits de l'homme ».

Al Jazeera : En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité, la Chine envisage-t-elle de créer une nouvelle institution ou un nouveau mécanisme pour résoudre la question palestino-israélienne ? La Chine est-elle capable d'agir dans le cadre de l'ONU en réponse aux actes israéliens ? Certains estiment que la déclaration et la position de la Chine n'ont pas influencé la Palestine et Israël. Que pensez-vous de la détérioration continue de la situation palestino-israélienne d'aujourd'hui ?

Zhao Lijian : La Chine suit toujours de près le processus de paix au Moyen-Orient, défend toujours la vérité et la justice, et soutient toujours tous les efforts favorables à la désescalade de la situation. Le premier envoyé spécial nommé par le gouvernement chinois est l'envoyé spécial du gouvernement chinois pour le Moyen-Orient. Depuis de longues années, la Chine est en étroite communication avec les parties concernées dans la région et au-delà pour soutenir activement et faire progresser le processus de paix au Moyen-Orient. Depuis qu'elle a assumé la présidence tournante du Conseil de Sécurité, la Chine a fait de la réponse aux tensions actuelles au Moyen-Orient une priorité des priorités et a poussé le Conseil de Sécurité à examiner la question de la Palestine à plusieurs reprises. Récemment, la Chine a avancé une importante proposition sur l'apaisement de tensions lors d'un débat public d'urgence du Conseil de Sécurité sur le conflit palestino-israélien, laquelle a suscité un fort retentissement dans la communauté internationale, et a répondu à l'opinion dominante de la communauté internationale.

Je tiens à souligner que face aux tensions actuelles entre la Palestine et Israël, le soutien international est une obligation et la « solution à deux États » est une issue fondamentale. Le Conseil de Sécurité doit prendre des actions énergiques face au conflit palestino-israélien, réitérer son soutien ferme à la « solution à deux États » et favoriser une désescalade rapide de la situation. Toutes les parties concernées doivent assumer leur part de responsabilités, adopter une position impartiale, et soutenir le Conseil de Sécurité afin qu'il puisse jouer son rôle dans l'apaisement de tensions, le rétablissement de la confiance et le règlement politique.

La Chine continuera de renforcer ses efforts dans la médiation et la promotion de pourparlers de paix, et d'encourager le Conseil de Sécurité à remplir ses fonctions et à jouer son rôle, afin d'apporter sa part de contribution à un règlement global, juste et permanent de la question de la Palestine.

HRTN : En avril dernier, 1 218 trains de fret Chine-Europe ont été mis en circulation, transportant 117 000 EVP de marchandises, soit respectivement en hausse de 24% et de 33% en glissement annuel, et plus de 1 000 trains circulent mensuellement depuis 12 mois consécutifs. Pourriez-vous présenter plus de détails sur le train de fret Chine-Europe ?

Zhao Lijian : Cette année marque le 10e anniversaire du lancement du train de fret Chine-Europe. Le 19 mars 2011, le premier train dans ce cadre est parti de Chongqing en Chine à destination de Duisburg en Allemagne. Cela marque que la Chine a établi une nouvelle « caravane de chameaux d'acier » reliant l'Asie et l'Europe.

Au cours des 10 dernières années, le train de fret Chine-Europe a continué d'augmenter le nombre de trains et d'élargir ses lignes. Le nombre annuel de trains est passé de moins de 20 trains au début à plus de 12 000 trains, avec un taux de croissance annuel de 108% en moyenne. Jusqu'à présent, le nombre total de trains de fret Chine-Europe a atteint 38 000, transportant 3,4 millions d'EVP de marchandises, atteignant 151 villes dans 22 pays européens avec un réseau de logistique et de distribution couvrant l'ensemble du territoire de l'Europe. En particulier pendant la pandémie de COVID-19, le train de fret Chine-Europe a continué de fonctionner de manière ordonnée et sans heurts, devenant une « voie de vie » et un « lien de destins » assurant le transport des matériels antiépidémiques et la lutte solidaire entre tous les pays contre la pandémie, illustrant la vision de la communauté d'avenir partagé pour l'humanité caractérisée par le soutien mutuel et la solidarité, et jouant un rôle important dans la protection de la vie, de la sécurité et de la santé des populations de tous les pays le long du train.

Sur cette ancienne route s'étendant sur des milliers de kilomètres et durant des milliers d'années, des caravanes de chameaux et des navires commerciaux faisaient la navette. Nous sommes convaincus que cette « caravane de chameaux d'acier » ajoutera plus de dynamique à la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route » et apportera davantage de bénéfices aux pays et aux populations le long du réseau.

Reuters : Selon des reportages, le Parlement européen adoptera demain une motion visant à « geler » l'accord d'investissements entre la Chine et l'Union européenne (UE). Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai noté les reportages concernés et je tiens à réitérer trois remarques ici :

Premièrement, l'accord d'investissement Chine-UE est un accord équilibré, mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant au lieu d'une « faveur » accordée d'un côté à l'autre. Il profite aux deux parties. La ratification de l'accord dans les meilleurs délais est dans l'intérêt de la Chine et de l'UE. Les deux parties doivent toutes faire des efforts actifs à cette fin.

Deuxièmement, les sanctions imposées par la Chine sur les institutions et les individus concernés de l'UE qui ont répandu de manière malveillante et continue des mensonges et de fausses informations liés au Xinjiang et qui ont gravement porté atteinte à la souveraineté et aux intérêts de la Chine répondent à la nécessité de sauvegarder nos intérêts. Il s'agit aussi d'une réaction nécessaire, légitime et juste face aux sanctions imposées et à la confrontation lancée par l'UE. Les faits sont très clairs sur la question de savoir qui a provoqué en premier et qui a défendu de façon justifiée, qui a raison et qui a tort.

Troisièmement, la Chine a la sincérité de développer les relations Chine-UE et la détermination de défendre fermement sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement. Les sanctions et la confrontation n'aideront pas à résoudre les questions, et le dialogue et la coopération sont la bonne voie à suivre. Nous espérons que l'UE pourra en tirer des réflexions approfondies, cesser immédiatement de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine, améliorer les connaissances et la compréhension mutuelles par le dialogue et la communication et gérer adéquatement les divergences afin de promouvoir le développement sain et régulier des relations Chine-UE.

China News Service : En raison des changements des conditions naturelles, la question de la protection de l'environnement de l'Arctique a attiré une attention croissante. La Chine a participé aux négociations de l'accord sur la pêche en haute mer arctique. Selon des informations, la Chine a déjà achevé les procédures nationales concernées pour approuver l'accord. Pourriez-vous nous présenter la situation concernée ?

Zhao Lijian : Comme vous l'avez dit, la Chine a récemment achevé l'approbation nationale de l'Accord pour la prévention d'activités non réglementées de pêche en haute mer dans le centre de l'océan Arctique. Cet accord a comblé le vide dans la gouvernance de la pêche en Arctique, marquant un progrès important dans la gouvernance internationale et l'élaboration de règles en Arctique et revêtant une importance considérable dans la promotion de la protection de l'environnement et du développement durable dans l'Arctique.

La Chine, un des dix signataires de cet Accord, a profondément participé à l'ensemble du processus de négociations et a apporté une contribution importante à la conclusion finale. La Chine espère maintenir la communication avec les autres signataires sur l'élaboration des plans de recherche scientifique et de surveillance de l'Accord, de la pêche exploratoire et d'autres règles de suivi en vue d'améliorer conjointement la gestion des ressources halieutiques en haute mer arctique et de protéger l'écosystème marin arctique.

NHK : Le 18 mai, la Présidente de la Chambre des représentants des États-Unis Nancy Pelosi, en invoquant « les violations de droits de l'homme » de la Chine, a appelé les autres pays à « boycotter diplomatiquement » les Jeux Olympiques d'hiver de Beijing 2022. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine exprime son fort mécontentement et son opposition résolue aux tentatives d'une poignée de personnes des États-Unis visant à perturber, à entraver et à saboter les préparatifs et la tenue des Jeux Olympiques d'hiver de Beijing en salissant et en discréditant la Chine sur la base des préjugés idéologiques et politiques et sous prétexte de soi-disant questions liées aux droits de l'homme. Les propos de certaines personnes de la partie américaine sont remplis de mensonges et de fausses informations. Il s'agit d'une farce typique des États-Unis, qui ne trouvera certainement aucune audience et est vouée à l'échec.

Je me demande d'où vient la confiance de ces personnes ignorantes des États-Unis qui se prennent pour des « autorités morales ». Il faut souligner que le racisme est une plaie pour les États-Unis depuis quatre siècles, qui saigne toujours aujourd'hui. Regardez les plus de 4,7 millions d'Amérindiens qui sont victimes du « génocide », les dizaines de milliers de gens comme George Floyd qui « ne peuvent pas respirer » et les Asiatiques qui souffrent des crimes haineux contre eux. Il n'est pas difficile de constater que l'histoire du développement des États-Unis est celle de sang et de larmes des Amérindiens, d'esclavage et de l'exploitation des noirs, et de l'humiliation des groupes minoritaires. Au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, près de 120 pays ont critiqué les États-Unis pour leur déplorable passé de violations des droits de l'homme telles que la répression des minorités ethniques. Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale des Nations Unies a également publié une déclaration exprimant sa préoccupation quant à la fréquence de la discrimination raciale à l'encontre des Américains d'origine asiatique. L'ancien Président américain Barack Obama a déclaré : « L'héritage de la discrimination dans presque tous les compartiments de nos vies, cela a un impact durable et cela fait toujours partie de notre ADN ». Le racisme est à la fois un péché originel historique et un problème réel des États-Unis. La persistance jusqu'à ce jour des idées xénophobes extrêmes telles que la suprématie blanche, la discrimination contre les Afro-Américains, la haine contre les Asiatiques et l'« islamophobie » aux États-Unis démontre pleinement que les États-Unis ne sont en aucun cas un soi-disant « phare de la démocratie », et qu'ils ne sont pas en position de se prendre pour un soi-disant « donneur de leçons dans le domaine des droits de l'homme ». Il est temps de mettre fin à la « vision raciste du monde » de certains des États-Unis !

Une poignée de personnes des États-Unis s'efforcent par tous les moyens de manipuler le « génocide » et d'autres faux « problèmes de droits de l'homme en Chine », tentant de projeter leurs propres péchés sur la Chine. Cette tentative est vouée à l'échec. Pourquoi ces personnes sont-elles « inquiètes » de la participation des gens de différents pays aux Jeux Olympiques d'hiver de Beijing et de leur visite en Chine ? C'est parce qu'elles ont peur, et sont même terrifiées, craignant que lorsque les gens de divers pays sont venus en Chine, ils apprendront les faits et la vérité sur le développement florissant de la cause des droits de l'homme en Chine, dénonceront impitoyablement toutes sortes de mensonges sur la Chine concoctés par les forces antichinoises, découvriront les tentatives des États-Unis visant à détourner l'attention et à dissimuler leurs crimes historiques et réels en matière de droits de l'homme sous prétexte de soi-disant questions des droits de l'homme de la Chine, et connaîtront les intentions des États-Unis et d'autres pays occidentaux d'utiliser ces soi-disant questions de droits de l'homme pour contenir le développement de la Chine. Tout cela a davantage démasqué l'hypocrisie des soi-disant démocratie et droits de l'homme des États-Unis.

Pour terminer, je tiens à souligner que la Charte olympique appelle clairement à la préservation et à la promotion de l'indépendance et de la neutralité politique du Mouvement olympique. La politisation du sport va à l'encontre de l'esprit de la Charte olympique et nuit aux intérêts des athlètes de tous les pays ainsi qu'à la cause olympique internationale. Tous les secteurs de la communauté internationale, y compris les gouvernements et les comités olympiques de nombreux pays ainsi que le Comité international olympique (CIO), sont clairement opposés à cette pratique erronée. Les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de Beijing 2022 constituent une autre contribution importante faite par la Chine au Mouvement olympique international. Les amateurs de sports d'hiver du monde entier ont hâte d'y participer. Actuellement, tous les travaux préparatoires des Jeux Olympiques d'hiver de Beijing se déroulent dans d'heureuses conditions et ont été largement appréciés par la communauté internationale, y compris le CIO. Nous sommes convaincus qu'en travaillant avec toutes les parties, nous ferons des Jeux Olympiques d'hiver de Beijing 2022 un événement olympique sobre, sûr et merveilleux. Nous exhortons les parlementaires américains concernés à cesser de profiter du Mouvement olympique pour faire des machinations politiques méprisables, et à s'abstenir de se placer dans le camp opposé aux athlètes de tous les pays et des amateurs de sports d'hiver du monde entier.

Bloomberg : Une question de suivi sur Uniqlo. Le gouvernement chinois craint-il que les entreprises qui mènent des activités économiques et commerciales avec le Xinjiang ne soient pas capables de prouver aux États-Unis que leurs produits ne sont pas liés au « travail forcé » ?

Zhao Lijian : La Chine a exposé à plusieurs fois sa position sur le « travail forcé ». Les pratiques concernées de la partie américaine sont absolument des actes d'intimidation. Il faut que les entreprises concernées se lèvent pour dire clairement non aux agissements injustifiés de la partie américaine.

Shenzhen TV : Selon des médias, récemment, des centaines d'ouvriers indiens ont été recrutés pour construire un grand temple hindou dans le New Jersey aux États-Unis. Ils sont contraints de travailler de longues heures pour un bas salaire toutes les semaines. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons noté les reportages concernés, selon lesquels ces ouvriers indiens sont obligés de travailler plus de 87 heures par semaine, avec seulement un salaire horaire de 1,2 dollars, bien inférieur au salaire minimum fixé par les lois du New Jersey et des États-Unis.

Ce n'est pas un cas isolé aux États-Unis, mais un exemple de plus qui montre comment les États-Unis violent les droits des travailleurs. Jusqu'à aujourd'hui, les États-Unis n'ont ratifié que 14 conventions internationales du travail, dont seulement 2 parmi les 8 conventions fondamentales de l'Organisation internationale du Travail (OIT). En tant que pays le plus développé au monde, les États-Unis ont pourtant ratifié très peu de conventions en la matière. Selon les rapports concernés de l'OIT, il existe une violation systématique des droits des travailleurs aux États-Unis, qui ont les pires résultats parmi les principaux pays développés.

Sur la question du travail forcé, les États-Unis sont un exemple typique négatif. Comme nous le savons tous, le travail forcé est un produit de l'esclavage et les États-Unis possèdent une histoire plusieurs fois centenaire de traite, de maltraitance et de discrimination des esclaves noirs. Selon les statistiques, les valeurs du travail des esclaves noirs exploitées par les propriétaires d'esclaves américains sont à la hauteur de 14 000 milliards de dollars d'aujourd'hui.

Jusqu'à aujourd'hui, les maux créés par le travail forcé demeurent profondément enracinés aux États-Unis, dont les victimes ne sont plus les esclaves noirs mais les immigrants. Selon des statistiques, il y a des cas signalés liés au travail forcé et à la traite humaine dans tous les 50 États et à Washington D.C. au cours des 5 dernières années. Rien qu'en 2019, le Bureau fédéral d'Investigation (FBI) des États-Unis a signalé 1 883 cas de traite humaine, soit 500 de plus que l'année 2018. Les statistiques montrent que chaque année, 100 000 personnes font l'objet de traites depuis l'étranger à travers les États-Unis pour faire du travail forcé, dont la moitié sont vendues dans des ateliers de misère ou réduites à l'esclavage ménager. Le travail forcé est particulièrement frappant dans plus de 20 secteurs aux États-Unis, tels que le service à domicile, l'agriculture, la production végétale, les ventes liées au tourisme, la restauration et les soins médicaux et de beauté.

Nous exprimons nos profondes préoccupations sur la violation des droits des travailleurs aux États-Unis, en particulier le problème grave du travail forcé. Nous exhortons l'administration américaine à prendre des mesures efficaces pour protéger les droits et intérêts légaux des ouvriers dans son propre pays et à respecter effectivement les conventions internationales du travail qu'elle a ratifiées.

Global Times : Actuellement, l'épidémie de COVID-19 continue de se propager, et impacte profondément le développement politique, économique et social des pays africains. Il reste un long chemin à parcourir pour le relèvement post-COVID-19 en Afrique. Nous avons remarqué que la partie chinoise avait annoncé récemment qu'elle tiendrait le 19 mai un débat public ayant pour thème « Paix et sécurité en Afrique : éliminer les causes profondes des conflits dans le relèvement après la pandémie en Afrique ». Quelles sont les attentes de la partie chinoise pour ce débat ?

Zhao Lijian : En tant que Président tournant du Conseil de Sécurité pour le mois de mai, la Chine tiendra aujourd'hui un débat public ayant pour thème « Paix et sécurité en Afrique : éliminer les causes profondes des conflits dans le relèvement après la pandémie en Afrique » au sein du Conseil de Sécurité. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi présidera la séance et y prononcera un discours. L'événement se tiendra par liaison vidéo.

À l'heure actuelle, la propagation de l'épidémie de COVID-19 exerce un impact profond sur le développement politique, économique et social des pays africains, et son impact à moyen et à long terme sur les pays africains au conflit est particulièrement lourd. Tout en luttant contre le virus, les pays africains sont aussi confrontés à une série de nouvelles menaces et de nouveaux défis dans le domaine de la paix et de la sécurité. Dans ce contexte, l'initiative de la Chine, en tant que Président tournant du Conseil de Sécurité pour le mois de mai, d'organiser un débat public ayant pour thème « Paix et sécurité en Afrique : éliminer les causes profondes des conflits dans le relèvement après la pandémie en Afrique » est d'une grande pertinence aujourd'hui.

La Chine souhaite travailler de concert avec la communauté internationale, dont les membres du Conseil de Sécurité, afin d'avoir une compréhension approfondie sur l'impact de l'épidémie sur l'Afrique dans toutes ses dimensions, d'explorer des moyens pour mieux aider les pays africains à sortir de l'épidémie, à éliminer les causes profondes des conflits et à réaliser une paix et un développement durables.

Reuters : Le Président du Salvador a salué la Chine sur Twitter pour les investissements publics qu'elle avait fournis au Salvador, sans aucune condition assortie. Mais certaines personnes ont remarqué que le chiffre des investissements publics concernés était différent de celui ratifié par le Congrès du Salvador mardi dernier. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Depuis l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Salvador, sur la base du respect mutuel, de l'égalité et du bénéfice réciproque, les deux parties ont planifié conjointement une série de projets de coopération pragmatique dans plusieurs domaines, tels que l'agriculture, la culture, le tourisme et le sport, en se concentrant sur le développement socio-économique et les besoins du bien-être de la population du Salvador. La Chine entend agir de concert avec le Salvador pour faire avancer de façon coordonnée les projets de coopération concernés, étendre la coopération pragmatique dans divers domaines et bénéficier continuellement aux deux États ainsi qu'aux deux peuples.

Récemment, sous l'orientation des Chefs d'État de la Chine et du Salvador, la coopération en matière de vaccins est devenue un nouveau temps fort des relations bilatérales, ce qui démontre pleinement la véritable amitié dans le malheur entre les deux parties. Nous sommes convaincus que l'amitié entre la Chine et le Salvador sera renforcée dans leur lutte solidaire contre la COVID-19.

AFP : J'ai deux questions. L'Ambassade d'Israël en Chine a critiqué le contenu d'une vidéo produite par CGTN sur la situation palestino-israélienne. Quelle est votre réponse à ce sujet ? Deuxième question, l'Argentine a annoncé la suspension des exportations de bœuf. Sachant que la Chine est un importateur de bœuf argentin, quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne votre première question, je ne suis pas au courant de cette situation. La Chine a exprimé à plusieurs reprises sa position sur la situation actuelle palestino-israélienne.

Pour votre deuxième question, j'ai également remarqué des reportages. Ce sont les affaires intérieures de l'Argentine, et je ne ferai pas de commentaire.

Reuters : Quelle est la réponse de la Chine à la traversée d'aujourd'hui d'un navire de guerre américain dans le détroit de Taiwan ?

Zhao Lijian : Un porte-parole du Théâtre d'opération de l'Est a déjà publié une déclaration à ce sujet. La Chine a suivi de près et surveillé du début à la fin le passage d'un navire de guerre américain à travers le détroit de Taiwan. Les navires américains ont récemment montré leur force dans le détroit de Taiwan à de nombreuses reprises, tentant de provoquer des troubles. Ce n'est en aucun cas un engagement pour la liberté et l'ouverture, mais une perturbation délibérée et une destruction de la paix et de la stabilité régionales, et la communauté internationale le voit très clairement. La Chine est fermement résolue à défendre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale. Nous exhortons les États-Unis à jouer un rôle constructif pour la paix et la stabilité régionales.

The Paper : Selon des reportages, l'Ambassade et les Consulats des États-Unis en Chine ont avancé sur leurs sites officiels le « programme de petites subventions pour la diplomatie publique » pour 2021 qui vise à financer des individus, organisations non gouvernementales, think tanks et institutions académiques en Chine dans leurs activités pour faire connaître la société, l'histoire, la culture, l'art et les valeurs des États-Unis. Des médias disent que ce programme relève de la propagande et de l'infiltration en Chine sous prétexte de diplomatie publique. En même temps, des politiciens et parlementaires américains accusent fréquemment la Chine d'infiltration et d'espionnage dans les échanges académiques et humains normaux aux États-Unis. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai remarqué des reportages concernés. En ce qui concerne les motivations et buts de la mise en place du programme concerné des États-Unis, je vous conseille de poser directement la question à la partie américaine. Pourtant, ce programme me rappelle des reportages qui indiquent que le projet de loi Strategic Competition Act of 2021 adopté par le Comité des relations extérieures du Sénat des États-Unis a envisagé de consacrer 300 millions de dollars par an à la diffusion d'informations négatives visant à discréditer la Chine. De plus, des médias internationaux révèlent sans cesse que les États-Unis s'ingèrent dans les affaires intérieures d'autrui sous prétexte de la « démocratie » et des « droits de l'homme », exercent des influences malveillantes ou même provoquent des « révolutions de couleur ». Ainsi, je ne peux pas m'empêcher de douter du dessein réel de ce programme des États-Unis.

Nous avons toujours une attitude ouverte à l'égard des échanges populaires normaux effectués en Chine par différents pays, y compris les États-Unis, et des activités et programmes de diplomatie publique visant à favoriser la compréhension mutuelle entre les peuples. Nous espérons que les États-Unis ne pratiqueront pas le « deux poids deux mesures » sur les questions concernées, cesseront les accusations infondées et le dénigrement contre les échanges académiques et humains normaux effectués par la Chine aux États-Unis, et feront davantage de choses réellement en faveur des échanges humains et culturels sino-américains.

Reuters : Selon des reportages, dans le contexte de la demande du Premier Ministre australien Scott Morrison à une « enquête » sur l'origine de la COVID-19, la Chine a pris des mesures restrictives sur l'importation d'orge, de bœuf et de vin australiens ces derniers mois. Mais le Premier Ministre Morrison a indiqué récemment que la relation sino-australienne n'était pas totalement rompue et qu'elle avait toujours une grande valeur. Quelle est votre réponse à ce sujet ?

Zhao Lijian : Comme le dit un dicton chinois, certains « font l'innocent tout en sachant parfaitement de quoi il s'agit ». Les grandes difficultés auxquelles est confrontée actuellement la relation sino-australienne trouvent leur origine dans les ingérences grossières de l'Australie dans les affaires intérieures de la Chine, dans ses atteintes aux intérêts de la Chine et dans ses restrictions injustifiées aux échanges et à la coopération entre les deux pays dans différents domaines. La responsabilité n'est pas du tout du côté de la Chine. D'un côté, l'Australie a trahi ses engagements et sapé la coopération, de l'autre, elle prétend être innocente et rejette toute la responsabilité sur autrui. Elle ne doit pas s'attendre à un règlement de difficultés seulement avec quelques belles phrases prononcées. La Chine est toujours d'avis qu'une relation saine et stable entre la Chine et l'Australie est dans l'intérêt fondamental des deux peuples. Ce qui est primordial maintenant, c'est que l'Australie doit regarder en face les racines des difficultés de la relation bilatérale, voir la Chine et le développement de la Chine d'une manière objective et rationnelle, revenir sur la bonne voie du partenariat stratégique global sino-australien, et faire davantage d'efforts favorables à la confiance mutuelle et à la coopération pragmatique entre les deux pays.

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