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Conférence de presse du 24 mai 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/05/24

JoongAng Ilbo : J'ai deux questions. Premièrement, le 21 mai, le Président de la République de Corée Moon Jae-in et le Président américain Joe Biden ont eu une réunion en face à face à Washington, et les deux Chefs d'État ont publié une déclaration conjointe sur le renforcement de leur alliance. Quelle est la position de la Chine à cet égard ? Deuxièmement, quand la Chine envisage-t-elle d'organiser une réunion en face à face entre deux Chefs d'État et avec quel pays, et y a-t-il des plans concernés pour le moment ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne la première question, la Chine a noté la déclaration conjointe entre les États-Unis et la République de Corée et en exprime sa préoccupation. Nous pensons que le développement des relations entre les États-Unis et la République de Corée devrait profiter à la promotion de la paix, de la stabilité, du développement et de la prospérité de la région, et non l'inverse, et ne devrait pas nuire aux intérêts des tierces parties, y compris la Chine.

La déclaration conjointe États-Unis-République de Corée a abordé des questions comme celles de Taiwan et de la Mer de Chine méridionale. La question de Taiwan relève purement des affaires intérieures de la Chine, touche à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Chine et ne tolérera l'ingérence d'aucune force extérieure. Nous exhortons les pays concernés à faire preuve de prudence dans leurs paroles et actions et à ne pas « jouer avec le feu » sur la question de Taiwan. En ce qui concerne la question de la Mer de Chine méridionale, tous les pays jouissent de la liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale conformément au droit international. Il n'y a aucun problème en la matière. Les pays concernés en ont une idée bien claire.

Concernant l'ordre international, je voudrais souligner qu'il n'y a qu'un seul système dans le monde, et c'est celui qui est centré sur l'ONU, et qu'il n'y a qu'un seul ensemble des règles, et c'est les normes fondamentales régissant les relations internationales basées sur la Charte des Nations Unies. Un ou quelques pays ne sont pas qualifiés pour définir unilatéralement l'ordre international, et encore moins pour imposer leurs propres normes aux autres. La Chine s'oppose toujours aux « petits clans » tels que le « Quad » et la « stratégie indo-pacifique » créés par les pays concernés pour viser d'autres pays. Ces actions impopulaires ne réussiront pas et n'aboutiront qu'à une impasse.

Quant à la deuxième question, je n'ai pas d'information à vous fournir pour le moment.

CCTV : Le 21 mai, le Président Xi Jinping a participé, par liaison vidéo, au Sommet mondial sur la Santé et y a prononcé un discours important, dans lequel M. Xi a partagé ses réflexions en cinq points pour renforcer la coopération internationale contre l'épidémie. Le Président Xi a également annoncé une série de mesures concrètes de la Chine pour soutenir la solidarité mondiale contre la COVID-19. Le monde extérieur accorde une attention générale sur notamment l'engagement de la Chine d'offrir une aide internationale supplémentaire de 3 milliards de dollars d'ici trois ans. Pourriez-vous présenter les informations concernées ?

Zhao Lijian : Le 21 mai, le Président Xi Jinping a été invité à participer par liaison vidéo au Sommet mondial sur la Santé, et y a prononcé un discours important. M. Xi a avancé une proposition en cinq points pour promouvoir la coopération internationale contre l'épidémie, annoncé cinq mesures pour soutenir la solidarité mondiale contre la COVID-19 et indiqué la voie à suivre pour la victoire rapide du monde sur le virus et la reprise rapide de l'économie mondiale, ce qui revêt une grande signification pour redresser le multilatéralisme, promouvoir la coopération internationale contre la COVID-19 et diriger la réforme du système de la gouvernance sanitaire mondiale.

Premièrement, le Président Xi a partagé sur tous les plans l'expérience chinoise dans la lutte contre la COVID-19 lors du Sommet. Il a souligné que pour vaincre définitivement le virus, il nous fallait mettre la vie et la santé de nos peuples au centre de nos préoccupations, et respecter effectivement la vie et la dignité de chacun. Nous devons privilégier l'esprit scientifique, adopter une approche scientifique et respecter les lois scientifiques. Nous avons à associer les interventions pharmaceutiques et non-pharmaceutiques, mesures ciblées régulières et gestion des urgences, contrôle sanitaire et développement économique et social. Ces idées et propositions, qui ont été prouvées efficaces par la pratique chinoise et qui correspondent aux besoins des pays dans leur lutte actuelle contre l'épidémie, ont suscité un large retentissement.

Deuxièmement, face aux nouveaux défis posés par le rebond et la propagation de la pandémie sur la coopération internationale contre la COVID-19, le Président Xi Jinping a souligné une fois de plus lors du Sommet que les hommes étaient interdépendants. Nous devons porter la vision d'une communauté de santé pour tous et renforcer la solidarité et la coopération pour surmonter ensemble l'épreuve. Nous devons nous opposer fermement à toute tentative de politisation, d'étiquetage et de stigmatisation. Les manipulations politiques n'aident en rien à la riposte sanitaire au niveau national, mais au contraire perturbent la coopération internationale contre l'épidémie et portent davantage atteinte aux peuples du monde.

En effet, la « solidarité » et la « coopération » sont les mots utilisés le plus souvent par le Président Xi dans la présentation de sa proposition sur la lutte contre la COVID-19. Le Président Xi a indiqué clairement que la solidarité et la coopération étaient l'arme la plus puissante pour vaincre le virus, et qu'il fallait dissiper la pandémie par la coopération.

Troisièmement, en réponse à la question aiguë croissante de la vaccination inégale à l'échelle mondiale, le Président Xi a souligné sans équivoque qu'il fallait rejeter le « nationalisme vaccinal », résoudre les problèmes de production et de distribution des vaccins et en renforcer l'accessibilité et l'abordabilité dans les pays en développement. Les grands pays de la recherche et de la production de vaccins ont à assumer leurs responsabilités de fournir plus de vaccins aux pays en développement qui en ont un besoin urgent. Les institutions financières multilatérales doivent soutenir par la finance inclusive les pays en développement pour faciliter leurs achats de vaccins.

M. Xi a annoncé que la Chine fournirait davantage de vaccins au reste du monde au mieux de ses capacités, soutenait ses entreprises de vaccins dans le transfert des technologies vers les autres pays en développement et la production conjointe avec eux. La Chine a annoncé son soutien à la levée des droits de propriété intellectuelle (DPI) sur les vaccins contre la COVID-19 et soutient l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) et d'autres organisations internationales dans une prise de décision rapide sur ce sujet. La Chine propose de créer un forum international sur la coopération en matière de vaccins, où les pays et entreprises lancés dans la production et le développement de vaccins et les autres parties prenantes pourront discuter ensemble d'une distribution juste et équitable des vaccins dans le monde. Ces initiatives et mesures concrètes ont démontré la volonté ferme de la Chine de surmonter les difficultés et de vaincre ensemble le virus avec les autres pays, et promouvront énergiquement la coopération internationale sur les vaccins et combleront le « fossé vaccinal », afin de faire des vaccins un réel bien public accessible et abordable aux peuples des pays du monde.

La Chine a montré des résultats remarquables dans l'accomplissement de son engagement consistant à faire des vaccins un bien public mondial, qui font un contraste frappant avec certains pays égoïstes au mépris des responsabilités et de la morale et leurs paroles et actes visant à politiser la pandémie, à stigmatiser le virus et à pratiquer le « nationalisme vaccinal ».

Quatrièmement, le Président Xi Jinping a souligné lors du Sommet qu'il fallait renforcer et valoriser le rôle de l'ONU et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et perfectionner le système mondial de prévention et de contrôle des maladies pour améliorer la préparation et la réponse aux épidémies futures. Il nous faut poursuivre l'esprit d'amples consultations, de contribution conjointe et de bénéfice partagé, prêter une oreille attentive aux pays en développement et mieux refléter leurs revendications légitimes. Il est aussi important de renforcer nos capacités de surveillance, d'alerte et de réaction rapide, de traitement en cas de grandes épidémies, de gestion du stock du matériel d'urgence et du soutien logistique, de lutte contre la désinformation et de soutien aux pays en développement.

Cinquièmement, M. Xi a poussé la communauté internationale à prendre en compte les préoccupations des pays en développement et à leur fournir un plus grand soutien par des mesures telles que la suspension de la dette, l'aide au développement et le renforcement des capacités. Le Président Xi a annoncé que la Chine accorderait d'ici trois ans une aide supplémentaire de 3 milliards de dollars US pour soutenir les autres pays en développement dans la riposte sanitaire et la reprise économique et sociale. Toutes ces mesures ont considérablement amélioré les capacités et la confiance des pays en développement dans leur réponse à l'impact épidémique, et ont mis en exergue la position juste de la Chine visant à défendre l'équité et la justice et à sauvegarder toujours les intérêts communs des pays en développement.

Comme les pratiques de la coopération au sein de la communauté internationale contre l'épidémie l'ont démontré, l'établissement d'une communauté de santé pour tous a répondu à l'aspiration commune des peuples de tous les pays et au courant historique. Il représente une voie juste à suivre pour lutter contre les défis communs auxquels fait face l'humanité et construire un monde meilleur. La Chine travaillera avec le reste de la communauté internationale pour approfondir la solidarité et la coopération et vaincre la pandémie, afin d'apporter une nouvelle et plus grande contribution à promouvoir la croissance stable de l'économie mondiale et à créer une communauté de santé pour tous.

Bloomberg : Selon des reportages, en novembre 2019, trois chercheurs de l'Institut de virologie de Wuhan étaient tombés malades et ont reçu des soins médicaux. Quels sont les commentaires de la partie chinoise à ce sujet ? Pour les déclarations antérieures concernant l'origine du virus faites par la Chine, souhaitez-vous en ajouter quelque chose ? La deuxième question, le « Ministre des Affaires étrangères » et le « Ministre de la Santé » de Taiwan ont déclaré que la partie taiwanaise avait formulé une protestation contre le fait qu'elle n'était pas autorisée à participer à l'Assemblée mondiale de la Santé en tant qu'observateur et exhortait l'OMS à s'en tenir à sa position neutre et professionnelle, et à rejeter l'ingérence de la Chine afin que Taiwan puisse participer à l'Assemblée mondiale de la Santé. Quels sont les commentaires de la partie chinoise à cet égard ?

Zhao Lijian : Concernant la première question, l'Institut de virologie de Wuhan de l'Académie chinoise des sciences a publié une déclaration concernée le 23 mars de cette année. Selon la déclaration, l'Institut de virologie de Wuhan n'a pas été exposé au nouveau coronavirus avant le 30 décembre 2019, et aucune infection par le nouveau coronavirus n'a été signalée parmi son personnel et ses étudiants-chercheurs jusqu'à présent.

En janvier dernier, la mission conjointe Chine-OMS a visité des institutions telles que le Centre de prévention et de contrôle des maladies (CDC) de la province du Hubei, le CDC municipal de Wuhan et l'Institut de virologie de Wuhan, ainsi que divers laboratoires de biosécurité, tout en menant des échanges scientifiques approfondis et francs avec des experts des institutions concernées. Après les visites sur le terrain et des études approfondies en Chine, le groupe d'experts est convenu à l'unanimité que l'hypothèse selon laquelle le virus se serait échappé d'un incident d'un laboratoire chinois était extrêmement improbable. Peter Daszak, membre du groupe d'experts, a dit lors d'une interview accordée à un média américain que dans un contexte où l'« hypothèse de la fuite de laboratoire » était gravement politisée, les membres du groupe d'experts avaient pu communiquer de manière approfondie avec des sommités de l'Institut de virologie de Wuhan, avec un niveau d'ouverture même qu'il n'avait pas prévu. Les experts sont allés à tous les endroits qu'ils voulaient visiter et ont vu toutes les personnes qu'ils voulaient rencontrer. La visite a été un grand succès.

En même temps, je tiens également à souligner qu'il y a de plus en plus de reportages selon lesquels le virus et la COVID-19 sont apparus dans divers endroits du monde pendant la seconde moitié de l'année 2019, et les points douteux autour de Fort Detrick et les intentions réelles des États-Unis dans l'établissement de plus de 200 laboratoires biologiques à travers le monde ont attiré une grande attention au sein de la communauté internationale. En créant sans cesse des histoires sur l'« hypothèse de la fuite de laboratoire », les États-Unis se soucient-ils vraiment du traçage de l'origine du virus ou tentent-ils simplement de détourner l'attention ? J'espère que les autorités américaines concernées clarifieront ce point le plus tôt possible et donneront une explication satisfaisante au reste du monde. Nous espérons que toutes les parties concernées adopteront, comme la Chine, une attitude scientifique et coopérative dans la coopération avec l'OMS sur le traçage de l'origine du virus, afin d'apporter une contribution positive à la victoire rapide de l'humanité contre l'épidémie et à une meilleure réponse aux futures urgences de santé publique.

En ce qui concerne votre deuxième question, la participation de la région chinoise de Taiwan aux activités des organisations internationales, y compris celles de l'OMS, doit être gérée conformément au principe d'une seule Chine. La résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies et la résolution 25.1 de l'Assemblée mondiale de la Santé ont entériné ce principe fondamental. Depuis son entrée en fonction, le Parti démocrate progressiste (PDP) a placé ses conspirations politiques au-dessus du bien-être de la population de la région de Taiwan, s'est obstiné dans la position séparatiste visant à l'« indépendance de Taiwan », et a refusé de reconnaître le Consensus de 1992 incarnant le principe d'une seule Chine, ce qui a détruit la base politique de la participation de la région de Taiwan à l'Assemblée mondiale de la Santé.

Afin de préserver la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays et de défendre la solennité et l'autorité des résolutions pertinentes de l'Assemblée générale des Nations Unies et de l'Assemblée mondiale de la Santé, la Chine ne peut pas accepter la participation de Taiwan à l'Assemblée mondiale de la Santé de cette année. Cette décision de la partie chinoise a reçu un large soutien et une large compréhension de la communauté internationale. Jusqu'à hier, plus de 150 pays ont exprimé leur soutien à la décision de la Chine par la voie diplomatique. Plus de 80 États membres de l'OMS ont spécifiquement écrit à l'OMS pour affirmer leur position consistant à adhérer au principe d'une seule Chine et à s'opposer à la participation de Taiwan à l'Assemblée mondiale de la Santé. Cela prouve une fois de plus que le principe d'une seule Chine correspond à l'aspiration des peuples de la communauté internationale, et reflète pleinement le fait que l'écrasante majorité des pays adhèrent à une position juste et correcte sur les questions liées à Taiwan au sein de l'Assemblée mondiale de la Santé.

Les autorités du PDP ont fait du tapage autour de la soi-disant participation de Taiwan à l'Assemblée mondiale de la Santé. Son objectif réel est de « rechercher l'indépendance en profitant de l'épidémie ». Nous nous y opposons fermement. Comme les faits l'ont prouvé à maintes reprises, le principe d'une seule Chine correspond à la tendance générale de la communauté internationale, et les tentatives du PDP sont vouées à l'échec. Nous exhortons les autorités du PDP à cesser d'utiliser la pandémie pour faire des manipulations politiques et de s'attirer la honte.

Bloomberg : Pourriez-vous confirmer que trois membres du personnel de l'Institut de virologie de Wuhan étaient tombés malades et ont été hospitalisés en novembre 2019 ? Pourriez-vous donner plus de détails ?

Zhao Lijian : Je viens de citer la déclaration de l'Institut de virologie de Wuhan du 23 mars et d'exposer la position de la Chine. Le fait est qu'avant le 30 décembre 2019, l'Institut de virologie de Wuhan n'a pas été exposé au nouveau coronavirus. Avant le 23 mars de cette année, aucune infection par le nouveau coronavirus n'a été signalée parmi son personnel et ses étudiants-chercheurs. Le reportage que vous avez mentionné selon lequel trois membres du personnel de l'Institut de virologie de Wuhan sont tombés malades est donc totalement faux.

Beijing Daily : Le 22 mai, le Conseil de Sécurité a adopté par consensus une déclaration du Président sur le cessez-le-feu entre la Palestine et Israël. La Chine, en tant que Président tournant du Conseil de Sécurité, peut-elle présenter les informations concernées ?

Zhao Lijian : En tant que Président tournant du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour le mois de mai, la Chine, ensemble avec la Norvège, la Tunisie et la France, a pris l'initiative de publier une déclaration du Président du Conseil de Sécurité sur le cessez-le-feu palestino-israélien et a promu son adoption par consensus de tous les membres du Conseil de Sécurité.

Dans la déclaration, les membres du Conseil de Sécurité ont salué le cessez-le-feu palestino-israélien, reconnu le rôle important joué par l'Égypte, d'autres pays de la région, les Nations Unies, le Quartet pour le Moyen-Orient et d'autres partenaires internationaux, appelé au respect complet du cessez-le-feu, souligné la nécessité immédiate de fournir une aide humanitaire à la population civile palestinienne, plus particulièrement à la bande de Gaza, émis le souhait que la communauté internationale travaille avec les Nations Unies pour élaborer un programme complet et solide visant à promouvoir une reconstruction et un redressement rapides et durables, et réaffirmé l'importance de parvenir à une paix complète basée sur la vision selon laquelle deux États démocratiques, Israël et la Palestine, vivent côte à côte en paix avec des frontières sûres et reconnues.

La Chine continuera de jouer son rôle actif et constructif au Conseil de Sécurité, et poussera la Palestine et Israël à reprendre sans tarder les pourparlers de paix et à parvenir à un règlement global, juste et permanent de la question de la Palestine dès que possible sur la base de la « solution à deux États ».

Agence de presse Xinhua : Nous avons remarqué que depuis des jours, le compte Weibo officiel des Nations Unies, le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et le Président de la Fondation pour le Prix mondial de l'alimentation avaient publié des articles pour saluer la mémoire de l'académicien Yuan Longping. Des médias et internautes à l'étranger lui avaient aussi rendu hommage par différents moyens pour le remercier de sa contribution remarquable au renforcement de la sécurité alimentaire, à l'élimination de la pauvreté et au bien-être des populations. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Après le décès de Yuan Longping, scientifique chinois renommé, membre de l'Académie d'ingénierie de Chine et lauréat de la « Médaille de la République », tous les milieux chinois et étrangers ont exprimé leurs profondes condoléances. Cela montre pleinement que sa contribution au développement du riz hybride en Chine et même dans le monde est largement reconnue et hautement appréciée. Sa disparition est une grande perte pour la Chine et le monde. On se souviendra toujours de lui et lui rendra hommage pour toujours.

À l'heure actuelle, la superficie plantée annuelle en riz hybride en Chine a dépassé 240 millions de mu, dont l'augmentation de la production annuelle à elle seule peut nourrir 80 millions de personnes. Dotée de moins de 9% des terres arables mondiales, la Chine a réussi à nourrir environ un cinquième de la population mondiale, permettant aux Chinois de tenir leur bol de riz fermement entre leurs propres mains. Cela n'aurait pu être possible sans les efforts durs de l'académicien Yuan Longping.

Tout en assurant l'augmentation de la production et de meilleures récoltes, nous partageons nos techniques du riz hybride avec de divers pays dans le monde avec une attitude toujours ouverte et responsable. La diffusion des techniques du riz hybride va presque de pair avec l'ouverture sur l'extérieur de la Chine. En 1979, la Chine a offert pour la première fois des semences de riz hybride au monde. 40 ans après, le riz hybride chinois est cultivé dans des dizaines de pays et régions en Asie, en Afrique et en Amérique, avec une superficie plantée de 8 millions hectares chaque année. Au cours des 4 dernières décennies, l'académicien Yuan Longping et son équipe de chercheurs se sont rendus en Inde, au Pakistan, au Viet Nam, au Myanmar, au Bangladesh, au Sri Lanka, à Madagascar et aux États-Unis pour offrir des conseils et des services consultatifs aux chercheurs du riz, et ont formé plus de 14 000 professionnels spécialisés en riz hybride pour plus de 80 pays en développement à travers des ateliers de formation internationaux. Ces efforts ont énormément contribué à éliminer la faim et la pauvreté dans le monde. Le riz à haut rendement a permis à d'innombrables personnes d'avoir le ventre plein et l'espoir d'une vie meilleure.

L'académicien Yuan Longping appartient non seulement à la Chine, mais aussi au monde entier. Le rêve de sa vie est de voir le riz hybride planté à travers le monde de sorte que personne ne souffre de la faim. Après avoir créé un miracle d'autosuffisance alimentaire, la Chine a la volonté et la capacité d'apporter une plus grande contribution à la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire. Nous sommes convaincus que le rêve de l'académicien Yuan Longping se réalisera grâce aux efforts concertés de toutes les parties et que le monde entier sera à l'abri de la faim et de la pauvreté.

China Daily : Selon des médias japonais, la Compagnie d'électricité de Tokyo (TEPCO) a admis récemment que les masses de gel trouvées sur le sol de la centrale nucléaire de Fukushima étaient en effet causées par la fuite de déchets radioactifs. En même temps, comme une augmentation de la concentration de substances radioactives a été détectée dans les tranchées de drainage près de ces masses de gel, il est soupçonné qu'une partie de la fuite est déjà entrée dans la mer avec la pluie, mais TEPCO insiste que la fuite n'a eu aucun impact sur l'environnement. Le monde extérieur a généralement mis en question les allégations de TEPCO. Que pense la Chine de ce sujet ?

Zhao Lijian : Ce n'est pas la première ou la deuxième fois qu'un incident similaire se produit chez TEPCO. Il semble que la falsification des données et la dissimulation des risques restent son premier choix. Comme d'habitude, la compagnie TEPCO n'admet la vérité à contrecœur que lorsque celle-ci a été exposée et qu'elle ne peut plus la dissimuler. Peu importe à quel point les résultats sont choquants, TEPCO les attribue tout simplement à une « négligence » tout en laissant les conséquences désastreuses au public innocent.

Nous nous inquiétons inévitablement qu'une telle entreprise se charge du traitement de l'accident nucléaire de Fukushima qui touche à l'environnement écologique mondial et à la santé humaine. Ce qui inquiète encore plus la communauté internationale, c'est l'attitude du gouvernement japonais. Au lieu de corriger les erreurs et de prévenir de nouveaux dommages à temps, le Japon a toléré la reproduction de tels événements graves, ce qui a aggravé les fautes commises. Il a pris la décision unilatérale de rejeter l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima dans la mer au mépris des doutes et des oppositions au pays et à l'étranger, sans avoir épuisé les moyens sûrs du traitement, sans avoir divulgué les informations concernées de façon complète et sans amples consultations avec les pays voisins et la communauté internationale. C'est extrêmement irresponsable.

Une fois de plus, nous exhortons vivement le Japon à répondre sérieusement aux graves préoccupations de la communauté internationale, des pays voisins et de leur propre peuple, et à traiter, dans une attitude hautement responsable vis-à-vis de l'intérêt public international, la question de l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima de manière prudente, ouverte et transparente. Avant que le Japon et toutes les parties prenantes et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) aient pleinement négocié et soient parvenus à un consensus, la partie japonaise ne doit pas entamer arbitrairement le rejet de l'eau contaminée dans la mer.

Shenzhen TV : Selon des reportages, la situation frontalière entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie est tendue depuis quelques jours. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : L'Azerbaïdjan et l'Arménie sont tous des partenaires de coopération d'amitié de la Chine. La Chine espère sincèrement que les deux parties résoudront leurs différends et divergences par le dialogue et la consultation et travailleront ensemble pour maintenir la paix et la stabilité régionales et la vie tranquille des peuples.

AFP : Samedi dernier, la Lituanie a déclaré son retrait du mécanisme de coopération Chine-PECO (pays d'Europe centrale et orientale), affirmant que l'initiative chinoise avait créé une sécession au sein de l'Union européenne (UE). Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? La Chine prévoit-elle des contremesures ?

Zhao Lijian : La coopération Chine-PECO est un mécanisme de coopération interrégionale créé conjointement par la Chine et les PECO, répondant à l'aspiration à une coopération gagnant-gagnant et à un développement commun de toutes les parties. La coopération Chine-PECO a porté des résultats fructueux depuis 9 ans, apportant des avantages tangibles aux peuples de tous les pays. Dans la promotion de la coopération, toutes les parties restent constamment fidèles aux principes de consultations volontaires, de consensus, de synergie, d'ouverture et d'inclusion, adhèrent au rôle de complément utile et important de la coopération Chine-PECO pour les relations Chine-Europe. Nous accueillons favorablement d'autres organisations internationales et d'autres pays pour la coopération dans ce cadre. À l'heure actuelle, les résultats du Sommet Chine-PECO sont régulièrement mis en œuvre. La Chine souhaite continuer de partager les opportunités de développement et les fruits de coopération avec toutes les parties, et assurer la stabilité à la coopération Chine-PECO.

La coopération Chine-PECO est dans l'intérêt commun de toutes les parties concernées. Des résultats fructueux ont été obtenus dans ce cadre au cours des neuf dernières années depuis son établissement, et elle ne sera pas affectée par des cas isolés. Nous sommes convaincus que grâce aux efforts conjoints des États membres du mécanisme, la coopération Chine-PECO apportera davantage de bénéfices aux peuples des pays concernés.

Beijing Youth Daily : À l'occasion de la Journée internationale de la diversité biologique le 22 mai, la Mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies, en coopération avec les organisations internationales concernées, a tenu un webinaire. Pourriez-vous fournir plus d'informations ? Dans le contexte de l'accueil prochain par la Chine de la 15e réunion de la Conférence des Parties (COP15) à la Convention sur la diversité biologique, quelles sont les considérations et la signification particulière de l'organisation par la Chine de cet événement ?

Zhao Lijian : Pour célébrer la Journée internationale de la diversité biologique, la Mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies, le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique et la FAO ont organisé conjointement un webinaire le 21 mai sur le thème « En route pour Kunming, construire un avenir partagé pour tous les êtres vivants sur la Terre ». Le Représentant permanent de la Chine auprès des Nations Unies Zhang Jun, le Secrétaire général de l'ONU António Guterres, et d'autres invités ont participé à la réunion et prononcé des discours. Le Ministre chinois de l'Écologie et de l'Environnement Huang Runqiu a participé à la réunion et a intégralement présenté l'état d'avancement des préparatifs de la COP15. La réunion a appelé toutes les parties à répondre efficacement aux défis tels que la perte de biodiversité, la dégradation de l'environnement et le changement climatique avec un haut sens de l'urgence et à travailler ensemble pour construire un avenir partagé pour l'homme et la nature.

La Chine accueillera la COP15 à Kunming en octobre prochain, où un cadre mondial de la biodiversité pour l'après-2020 sera formulé pour dresser un plan à la protection de la biodiversité mondiale au cours de la prochaine décennie et au-delà. La communauté internationale y accorde une grande attention. Ce webinaire marquant la Journée internationale de la diversité biologique vise à partager avec toutes les parties les progrès récents dans la préparation de la COP15, et à promouvoir des échanges approfondis sur les questions de la biodiversité pour renforcer la reconnaissance vis-à-vis de la conservation de la biodiversité, de manière à fédérer les esprits et à insuffler un élan pour la COP15.

Nikkei : Le 21 mai, les Présidents des États-Unis et de la République de Corée ont convenu de mettre fin aux Directives sur les missiles entre les deux pays qui ont limité la portée des missiles de la République de Corée à 800 kilomètres. Quels seront les impacts de cette décision pour la sécurité et la défense de la Chine ?

Zhao Lijian : La position de la Chine sur la question de la Péninsule coréenne est constante et claire. Dans les circonstances actuelles, toutes les parties doivent conjuguer leurs efforts pour maintenir la paix et la stabilité sur la Péninsule et faire avancer le processus de règlement politique de la question de la Péninsule coréenne.

KBS : Quels sont les commentaires du gouvernement chinois au sujet de la rencontre entre les Chefs d'État de la République de Corée et des États-Unis ? En particulier, quels sont vos commentaires sur le projet d'investissement de 39,4 milliards de dollars des entreprises de la République de Corée aux États-Unis dans des secteurs tels que les semi-conducteurs et les batteries ? Quelle est la position de la Chine sur la nomination de Sung Kim par l'administration américaine comme l'Envoyé spécial des États-Unis pour la République populaire démocratique de Corée (RPDC) ? En outre, la date d'une visite du Président chinois Xi Jinping en République de Corée suscite beaucoup d'attention. Pourriez-vous nous informer des derniers progrès en la matière ?

Zhao Lijian : Je viens d'expliquer la position d'ensemble de la Chine sur la déclaration conjointe entre les États-Unis et la République de Corée.

En ce qui concerne votre question sur l'engagement d'entreprises de la République de Corée en matière d'investissements aux États-Unis dans des domaines tels que les semi-conducteurs, à l'ère de la mondialisation, les intérêts des pays sont profondément liés. Tous les pays doivent respecter les lois de l'économie de marché et les règles du libre-échange, faire plus de choses favorables à garantir la stabilité et la fluidité des chaînes industrielles et d'approvisionnement mondiales, et contribuer à la prospérité et au développement du monde. Les entreprises de la République de Corée que vous avez mentionnées ont également beaucoup investi en Chine et coopèrent étroitement avec la partie chinoise. Nous croyons qu'elles vont continuer de jouer un rôle important dans le renforcement de la coopération économique et commerciale entre la Chine et la République de Corée et dans la promotion du développement des relations bilatérales.

Quant à la nomination de Sung Kim par l'administration Biden en tant qu'Envoyé spécial pour la RPDC, la Chine soutient le dialogue et les contacts entre les parties concernées ainsi que tous les efforts propices à apaiser les tensions et à promouvoir la coopération. Le règlement de la question de la Péninsule coréenne exige de répondre de manière équilibrée aux préoccupations légitimes de toutes les parties. Les parties concernées doivent suivre l'approche à double voie et le principe d'actions échelonnées et synchronisées pour faire progresser constamment le processus de règlement politique de la question de la Péninsule coréenne.

Concernant votre question sur la visite du Président Xi Jinping en République de Corée, je n'ai aucune information à ce sujet pour le moment.

RCI : Selon des reportages, Mikiko Matsuyama, célèbre danseuse de ballet qui fut la première actrice japonaise à jouer le rôle de « Xi'er » dans La Fille aux cheveux blancs, est décédée à Tokyo à l'âge de 98 ans le 22 mai. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Mme Mikiko Matsuyama a été une amie de longue date du peuple chinois. Elle s'est engagée depuis longtemps dans la cause de l'amitié sino-japonaise et a apporté une importante contribution à la promotion des échanges amicaux entre la Chine et le Japon. Nous sommes profondément attristés par son décès et nous exprimons nos condoléances sincères.

Mme Matsuyama a été une célèbre artiste de ballet japonaise et la fondatrice du groupe Matsuyama Ballet. Avant la normalisation des relations diplomatiques entre la Chine et le Japon, Mme Matsuyama et son mari, feu M. Masao Shimizu, avaient déjà conduit le Matsuyama Ballet pour mener activement des échanges amicaux avec la Chine, nouant ainsi une profonde amitié avec le peuple chinois. En 1955, le Matsuyama Ballet a adapté le conte chinois La Fille aux cheveux blancs au ballet, dont l'héroïne Xi'er a été jouée par Mme Matsuyama. Ce ballet, mis en scène à de nombreuses reprises en Chine et au Japon, a été très apprécié par les peuples des deux pays. L'année dernière, lorsque la Chine luttait avec tous ses efforts contre la pandémie de COVID-19, le Matsuyama Ballet a spécialement enregistré une vidéo pour exprimer son soutien à la Chine, ce qui était vraiment touchant. La contribution de Mme Matsuyama à l'amitié entre la Chine et le Japon restera à jamais gravée dans la mémoire des peuples chinois et japonais.

Associated Press du Pakistan : Lors de sa présidence de la réunion de haut niveau pour évaluer les progrès des projets dans le cadre du Corridor économique Chine-Pakistan (CECP), le Premier Ministre pakistanais Imran Khan a déclaré que le CECP apporterait la prospérité économique au Pakistan et même à toute la région. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : La Chine a noté la déclaration concernée du Premier Ministre Imran Khan et en exprime son appréciation.

L'Initiative « la Ceinture et la Route » est une initiative de coopération économique internationale ouverte et inclusive, qui vise à assurer un développement commun pour tous les pays par la promotion de la connectivité. Depuis son lancement, le CECP, en tant que projet pilote important dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route », a réalisé d'importants progrès encourageants dans les domaines des infrastructures de transport, de l'énergie, des ports et des parcs industriels, et s'étend activement vers l'Afghanistan et d'autres pays dans la région. Cela a non seulement donné une forte impulsion à l'accélération du développement économique et social du Pakistan, mais a également joué un rôle de moteur positif dans la promotion de la connectivité régionale. La Chine est prête à travailler avec la partie pakistanaise pour promouvoir la construction de qualité du CECP et son extension vers une région plus large, afin de contribuer conjointement au renforcement du rôle de l'Initiative « la Ceinture et la Route » dans l'amélioration du niveau de vie des populations et dans la promotion de la connectivité régionale et de l'intégration économique.

Global Times : Nous avons noté que l'ancien juge de la Cour suprême du Royaume-Uni John Dyson avait publié la semaine dernière un rapport d'enquête indépendant, selon lequel un ancien journaliste de Panorama, une émission d'actualité de la BBC, avait utilisé des méthodes frauduleuses pour obtenir une opportunité d'interview avec Lady Diana. Les actes de ce journaliste ont violé les directives éditoriales de la BBC et constitueraient des mensonges. Cependant, la BBC n'a pas pu respecter les normes élevées d'intégrité et de transparence dans le traitement de cette affaire et a fait pression sur le « lanceur d'alerte » par la suite, tentant de dissimuler l'affaire. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai noté le rapport concerné. J'ai également remarqué que l'ancien Président de la BBC Michael Grade avait indiqué que les efforts de dissimulation de la BBC étaient bien pires que les actes mensongers du journaliste en vue de l'interview. Il a demandé : « combien d'autres scandales sont cachés dans les dossiers du journalisme de la BBC » ?

Beaucoup pensent que si c'est la façon dont la BBC interviewe les membres de la famille royale, ses reportages sur la géopolitique et l'idéologie ne seront donc que plus laids et plus hypocrites. En réalité, ce média, qui se dit « indépendant » et « crédible », poursuit toujours ses mensonges et tromperies, et voire les multiplient. Comme nous le savons tous, la BBC a concocté et diffusé de nombreuses fausses informations sur les questions liées à la Chine telles que celles liées au Xinjiang. Comme dans le cas de l'interview frauduleuse, la BBC, au lieu de rappeler et critiquer ses journalistes pour leur violation de la déontologie du journalisme, les a protégés et tolérés, sans aucun sens de la justice et des principes. La BBC doit des excuses sincères au peuple chinois.

Nous avons remarqué que le Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement du Royaume-Uni fournissait des fonds annuels à la chaîne BBC World Service pour son fonctionnement, et que cette année, un montant supplémentaire de 8 millions de livres sterling avait été spécialement affecté à la soi-disant « lutte contre les fausses informations ». Nous espérons que ce financement sera pleinement mis en valeur, notamment pour effacer les mensonges et la désinformation créés par la BBC elle-même.

Edaily : Nous croyons que la Chine organisera des événements commémoratifs pour le 100e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC) le 1er juillet. Envisagez-vous d'inviter des hôtes étrangers, par exemple des Ambassadeurs étrangers en Chine, à assister aux événements concernés ?

Zhao Lijian : C'est vrai que la Chine tiendra des activités commémoratives. Je n'ai pas d'information à vous offrir pour le moment, mais vous tiendrai au courant.

Reuters : Dimanche dernier, des forces de sécurité du Myanmar et des groupes opposés au coup d'État ont eu des conflits armés à Muse, ville frontalière du Myanmar voisine de Ruili de la province chinoise du Yunnan. La Chine s'en inquiète-t-elle ? La Chine envisage-t-elle de prendre des mesures pour renforcer la sécurité des frontières ?

Zhao Lijian : Je ne suis pas au courant de la situation concrète que vous avez mentionnée. La position de la Chine sur la situation du Myanmar est constante et claire. Nous ne voulons pas voir l'effusion de sang et les conflits au Myanmar. Nous appelons les parties concernées à faire des efforts pour éviter que la situation n'empire ou ne devienne incontrôlable. La Chine maintiendra la communication et la coordination avec toutes les parties concernées du Myanmar afin de tout mettre en œuvre pour stabiliser et calmer la situation dans le pays le plus tôt possible.

Prasar Bharati : J'ai deux autres questions sur le CECP. Premièrement, vous avez évoqué que le CECP s'étendait vers l'Afghanistan et d'autres pays de la région. La Chine a-t-elle eu des échanges avec l'Afghanistan en la matière ? Pourriez-vous fournir des détails ? Deuxièmement, le CECP assurera la prospérité et la connectivité régionales. Mais l'Inde a déclaré que le CECP traversait illégalement son territoire. Quelle est la position de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : À propos des discussions entre la Chine, l'Afghanistan et d'autres tierces parties sur l'extension du CECP, je peux vous dire que la Chine, le Pakistan et l'Afghanistan maintiennent toujours des échanges par diverses voies, notamment la voie diplomatique. Nous avons aussi noté que l'Afghanistan importe et exporte des marchandises via les ports de Gwadar et de Karachi. Les trois pays discutent également d'autres questions telles que l'extension des routes et des autoroutes pakistanaises vers l'Afghanistan.

Quant à la question de savoir si le CECP implique la question du Cachemire, la Chine a affirmé à plusieurs reprises que le CECP représentait une initiative de coopération économique qui ne vise aucune tierce partie et qui n'a rien à voir avec les différends sur la souveraineté territoriale. La construction du CECP n'affectera pas la position de principe de la Chine sur la question du Cachemire.

Bloomberg : Les États-Unis et la République de Corée se sont récemment mis d'accord pour abroger les Directives sur les missiles entre les deux pays, levant les limites selon lesquelles la portée des missiles de la République de Corée ne doit pas dépasser 800 kilomètres. Cela placera certaines grandes villes chinoises dans la portée des missiles de la République de Corée. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Je viens d'expliquer clairement la position de la Chine sur cette affaire.

La Chine et la République de Corée sont des voisins proches que l'on ne peut pas déplacer. Dans le même temps, le développement des relations entre les États-Unis et la République de Corée doit être propice à la paix, à la stabilité, au développement ainsi qu'à la prospérité de la région et ne doit pas nuire aux intérêts des tierces parties, y compris la Chine. La Chine préconise toujours le maintien de la paix et de la stabilité dans la Péninsule coréenne, la dénucléarisation de la Péninsule et le règlement des questions par le dialogue et la consultation. La Chine continuera de jouer un rôle constructif dans ce sens.

AFP : L'Australie a fait savoir que l'écrivain australien d'origine chinoise Yang Jun, soupçonné d'espionnage, serait jugé jeudi. Pourriez-vous confirmer cette information et fournir des détails ?

Zhao Lijian : Nous avons présenté à maintes reprises la position de la Chine sur le cas du citoyen australien concerné. La Chine est un État de droit. Les autorités judiciaires chinoises traitent les affaires conformément à la loi et défendent tous les droits légaux des personnes concernées. À propos de la situation spécifique que vous avez mentionnée, je n'ai aucune information à vous fournir pour le moment.

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