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Conférence de presse du 28 mai 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2021/05/28

Le 30 mai, le Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État Li Keqiang participera sur invitation et par liaison vidéo au deuxième sommet du Partenariat pour une croissance verte et les objectifs mondiaux 2030.

À l’invitation du Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, le Ministre polonais des Affaires étrangères Zbigniew Rau, le Ministre serbe des Affaires étrangères Nikola Selakovic, le Ministre irlandais des Affaires étrangères et de la Défense Simon Coveney et le Ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce extérieur Peter Szijjarto effectueront une visite en Chine du 29 au 31 mai.

Agence de Presse Xinhua : Cette fois, la Chine invite les Ministres des Affaires étrangères de quatre pays européens à visiter la Chine. Pourriez-vous nous présenter les informations concernées et les résultats attendus de cette visite ?

Zhao Lijian : Ces quatre pays sont tous des partenaires importants de la Chine en Europe et entretiennent des relations d’amitié de longue date avec elle. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la Chine et les quatre pays se sont entraidés et se sont soutenus mutuellement et ont coopéré activement pour combattre l’épidémie et promouvoir la reprise des activités économiques, ce qui a approfondi l’amitié mutuelle et élargi les domaines de coopération pragmatique, poussant les relations bilatérales à faire de nouveaux progrès.

Au cours de leur visite, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi aura des entretiens respectifs avec les Ministres des Affaires étrangères des quatre pays afin d’échanger des points de vue sur les relations bilatérales, la coopération régionale, les relations entre la Chine et l’Europe et d’autres questions d’intérêt commun. La Chine espère renforcer davantage la confiance politique mutuelle avec les quatre pays à travers cette visite, approfondir la coopération pragmatique dans divers domaines, et promouvoir conjointement le redressement économique post-COVID-19, de sorte à insuffler un nouvel élan au développement des relations entre la Chine et les quatre pays et à promouvoir un développement positif, global et équilibré des relations Chine-Europe.

CCTV : Vous venez d’annoncer que le Premier Ministre Li Keqiang participera au 2e sommet du Partenariat pour une croissance verte et les objectifs mondiaux 2030. Quelles sont les attentes de la Chine quant à cet événement ?

Zhao Lijian : Le changement climatique est un défi majeur auquel est confrontée toute l’humanité. Nous devons adhérer au multilatéralisme, rassembler les forces de tous les pays et travailler ensemble pour y faire face. La participation, sur invitation, du Premier Ministre Li Keqiang au sommet démontre le sens des responsabilités de la Chine en tant que grand pays qui participe activement à la gouvernance climatique mondiale en la pilotant et qui stimule une reprise verte dans la période post-COVID-19.

La Terre est notre foyer commun. Dans le contexte actuel où la COVID-19 continue à sévir et que la reprise économique est confrontée à d’énormes défis, la Chine est disposée à travailler avec le reste de la communauté internationale pour promouvoir la gouvernance environnementale mondiale, faciliter une reprise mondiale verte et inclusive et bâtir un avenir partagé pour l’homme et la nature.

China News Service : Selon des reportages, le Ministère des Affaires étrangères a récemment organisé le premier séminaire pour les diplomates des États arabes en Chine. Pourriez-vous fournir des informations à ce sujet ?

Zhao Lijian : À la demande du corps diplomatique arabe en Chine, le Ministère des Affaires étrangères a mis en place le premier séminaire pour les diplomates des États arabes en Chine du 23 au 28 mai à Shanghai. Au cours de ce séminaire, la partie chinoise a tenu des conférences sur divers sujets, notamment l’histoire du Parti communiste chinois (PCC), le nouveau concept et la nouvelle dynamique de développement, le 14e Plan quinquennal, la lutte contre la COVID-19, la politique étrangère chinoise, et la politique ethnique et religieuse de la Chine. Les participants ont également découvert le Xinjiang par liaison vidéo et se sont rendus à Jiaxing dans la province du Zhejiang pour admirer le « bateau rouge » sur le lac Nanhu.

Les diplomates participants ont trouvé les conférences du séminaire très utiles pour approfondir leur compréhension du PCC et de la Chine, et attendraient avec intérêt de futurs séminaires de ce genre. Ils ont exprimé leurs félicitations pour le centenaire du PCC et ont salué le concept de réforme et de développement de la Chine ainsi que son expérience en matière de gouvernance d’État, estimant que le développement de la Chine a créé des opportunités pour le monde. Les participants ont porté un jugement positif sur la politique étrangère de la Chine, et ont hautement apprécié la proposition en cinq points avancée par le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi lors de sa tournée de visites au Moyen-Orient dans le but de parvenir à la sécurité et à la stabilité de la région, ainsi que la contribution exceptionnelle apportée par la Chine à la désescalade du conflit palestino-israélien. Ils ont dit espérer que la Chine jouerait un rôle plus important dans les affaires régionales. Ils ont d’ailleurs exprimé leur volonté de continuer à servir de passerelle entre la Chine et les pays arabes pour promouvoir la coopération pragmatique dans tous les domaines et l’échange d’expériences en matière de gouvernance d’État, de manière à promouvoir l’amélioration de la qualité et la montée en gamme du partenariat stratégique entre les deux parties.

Phoenix TV : Le Conseil législatif de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong a adopté le Projet de loi 2021 sur le perfectionnement du système électoral (amendements consolidés). Le Secrétaire d’État américain Antony Blinken a critiqué le même jour que le projet de loi empêcherait les habitants de Hong Kong de participer de manière significative à la gouvernance autonome. Il a également appelé à libérer toutes les personnes accusées en vertu de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong et à annuler les accusations contre elles. Quels sont les commentaires de la Chine pour cela ?

Zhao Lijian : La Chine exprime son vif mécontentement et son opposition résolue à la calomnie flagrante des États-Unis contre la législation locale visant à perfectionner le système électoral de la RAS de Hong Kong. Je tiens à souligner que la Chine est un État de droit. Cette législation locale par la RAS de Hong Kong est une mesure importante pour mettre en œuvre la décision pertinente de l’Assemblée populaire nationale (APN) et l’esprit du Comité permanent de l’APN sur la modification de la loi. Elle permettra de combler les lacunes précédentes du système électoral de la RAS de Hong Kong, de renforcer davantage le nouvel ordre d’« administration de Hong Kong par les patriotes », et de promouvoir le développement régulier du système politique démocratique de Hong Kong sur une voie saine et ordonnée. Cela fournira une garantie plus solide pour la bonne gouvernance de Hong Kong et contribuera à mieux sauvegarder la souveraineté nationale, la sécurité et les intérêts de développement, ainsi que la prospérité et la stabilité à long terme de Hong Kong.

Au mépris des faits fondamentaux, la partie américaine a lancé ces accusations injustifiées contre le gouvernement central de la Chine et le gouvernement de la RAS de Hong Kong. Elle ne se soucie pas de la démocratie de Hong Kong ni des droits de ses habitants. Son véritable but est d’interférer dans la politique de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine. Je tiens à souligner de nouveau que Hong Kong est une RAS de la Chine, et que les affaires de Hong Kong, y compris la réforme de son système électoral, relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Les États-Unis doivent respecter les normes fondamentales régissant les relations internationales, cesser immédiatement de s’immiscer dans les affaires de Hong Kong et les autres affaires intérieures de la Chine.

Global Times : Selon des reportages, dans le budget 2021 de l’Agence de reconstruction du Japon, les dépenses consacrées aux relations publiques en ce qui concerne l’accident nucléaire de Fukushima se sont élevées à 2 milliards de yens, soit quatre fois le niveau de 2020. Après avoir étudié les informations concernées, des médias ont découvert que ces dernières années, l’Agence de reconstruction a employé des équipes de relations publiques professionnelles pour réduire et éliminer par divers moyens l’opinion publique négative résultant de l’accident nucléaire. Certains ont commenté que cette fois, l’augmentation du budget faisait partie des préparatifs japonais visant à faire face à l’opposition au rejet de l’eau contaminée de Fukushima dans la mer. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : J’ai remarqué des reportages concernés. J’ai également noté que le jour même où le gouvernement japonais a pris unilatéralement la décision erronée de déverser l’eau contaminée issue de l’accident nucléaire de Fukushima dans la mer, l’Agence de reconstruction avait publié une affiche et une vidéo sur son site Web dans lesquelles l’élément radioactif tritium avait été transformé en personnage de dessin animé et en « mascotte » inoffensive, dans le but de « laver le cerveau » des Japonais.

Cependant, dès que le personnage de dessin animé du tritium a été diffusé, il a suscité une forte réaction négative dans le pays et à l’étranger. Les habitants de tout le Japon, dont ceux de Fukushima, sont descendus les uns après les autres dans la rue pour exprimer leur étonnement et leur désapprobation face à la décision du gouvernement de déverser l’eau contaminée dans la mer, l’exhortant à écouter l’opinion publique et à ne pas rejeter l’eau contaminée dans la mer. Depuis plus d’un mois, les gouvernements, experts, médias et groupes non gouvernementaux de nombreux pays continuent de prendre la parole, soulignant que le déversement de l’eau contaminée causera de graves dommages à l’écologie mondiale et à la santé humaine, et exigeant que le Japon traite la question avec prudence et retire sa mauvaise décision. Il est clair que les manipulations du Japon pour « se blanchir » n’ont pas réussi à dissiper les inquiétudes de son propre peuple, et encore moins à tromper la communauté internationale.

Le Japon préfère se creuser la tête pour dissimuler la vérité plutôt que de prendre des mesures concrètes pour assumer sa responsabilité. Est-ce là le « sens des responsabilités » dont il se vante toujours auprès de la communauté internationale ? Le Japon dépense de grosses sommes d’argent pour mener des propagandes externes, mais choisit de lésiner sur le traitement de l’eau contaminée. En faisant cela, le Japon va se discréditer et devra supporter les graves conséquences des dommages qu’il causera à l’intérêt commun de toute l’humanité. En faisant cela, le Japon met en péril la santé de tous les êtres humains et l’environnement écologique mondial. Il doit être condamné par la justice et la conscience.

RIA Novosti : Le Président syrien sortant Bachar al-Assad a remporté les élections présidentielles avec 95% des voix. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? La Chine a-t-elle envoyé un message de félicitations au Président Bachar ?

Zhao Lijian : La Chine félicite le Président Bachar pour sa réélection. Cette année marque le 65e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Syrie, caractérisées par une amitié de longue date. La Chine soutient fermement les efforts de la Syrie pour sauvegarder sa souveraineté nationale, son indépendance et son intégrité territoriale, et est prête à travailler avec la Syrie pour que ce 65e anniversaire soit l’occasion de réaliser de nouveaux progrès dans notre coopération amicale.

Quant au message de félicitations que vous avez mentionné, la Chine traitera la question conformément à la pratique concernée.

Bloomberg : Le Sénat américain a fait un pas vers l’adoption d’un projet de loi visant à renforcer la compétitivité de l’économie américaine et à faire face à la montée en puissance de la Chine. En vertu du projet de loi, les États-Unis augmenteront leurs investissements dans la R&D et dans la fabrication de semi-conducteurs. Le projet de loi comprend également des mesures visant directement la Chine en matière de droits de l’homme et de son influence aux États-Unis. La Secrétaire américaine au Commerce Gina Raimondo a déclaré que le plan pour l’emploi de l’administration Biden est « conçu uniquement pour concurrencer la Chine ». La Chine a-t-elle une réponse à cette approche globale adoptée par les États-Unis pour affronter et concurrencer la Chine ? Une autre question : selon des reportages, le Japon envisage d’offrir une partie de son stock de vaccins AstraZeneca à Taiwan. Un porte-parole du « palais présidentiel » de Taiwan a indiqué qu’une telle offre serait la bienvenue. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne votre première question, la Chine a récemment exprimé à plusieurs reprises sa position solennelle sur la poursuite de l’examen par le Congrès américain des projets de loi qui contiennent des contenus négatifs liés à la Chine. Le projet de loi concerné ne tient pas compte des faits, crée la prétendue « menace chinoise » et l’« influence malveillante », prône une compétition stratégique globale avec la Chine, et provoque même un « découplage » et une confrontation entre la Chine et les États-Unis. Ces démarches impopulaires vont à l’encontre de l’aspiration commune des peuples des deux pays et du monde entier à des échanges et coopération entre la Chine et les États-Unis. La Chine les rejette fermement.

L’objectif de la Chine n’est jamais de surpasser ou de remplacer les États-Unis, ni de s’engager dans un jeu à somme nulle avec les États-Unis, mais de s’améliorer constamment pour devenir une meilleure version de la Chine et de permettre au peuple chinois de mener une vie meilleure. En tant que deux plus grandes économies du monde, la Chine et les États-Unis ont des intérêts très étroitement liés. Notre coopération dans des domaines tels que l’économie, le commerce, les sciences et technologies et l’éducation est mutuellement bénéfique par nature. La Chine et les États-Unis ont tout à gagner à coopérer et tout à perdre à se battre. En travaillant ensemble, nous pouvons réaliser de grandes choses dans l’intérêt des deux pays et du monde, tandis que la confrontation sino-américaine est synonyme de désastre pour les deux pays et le monde.

Je voudrais réaffirmer que la Chine s’engage à forger avec les États-Unis une relation caractérisée par le non-conflit, la non-confrontation, le respect mutuel et la coopération gagnant-gagnant. Dans le même temps, elle continuera de sauvegarder fermement sa souveraineté nationale, sa sécurité et ses intérêts de développement. Nous exhortons les États-Unis à rectifier leur mentalité, à considérer la Chine et son développement de manière rationnelle, à respecter le droit légitime du peuple chinois au développement et à cesser de faire progresser tout projet de loi négatif impliquant la Chine afin d’éviter de nuire aux relations sino-américaines et à la coopération bilatérale dans des domaines importants.

En ce qui concerne votre deuxième question, j’ai exposé hier la position de la Chine sur l’accès de la région chinoise de Taiwan aux vaccins. Le canal permettant à Taiwan d’obtenir des vaccins en provenance de la partie continentale de la Chine est sans entrave. La tentative des autorités taiwanaises de rechercher l’« indépendance » en exploitant la question des vaccins n’aboutira qu’à une impasse.

Kyodo News : Le Japon et l’Union européenne (UE) ont tenu un sommet hier et ont publié une déclaration conjointe, qui soulignait l’importance de la paix et de la stabilité dans le détroit de Taiwan et appelait à une résolution pacifique de la question de Taiwan. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : Les propos concernés du Japon et de l’UE ont complètement dépassé le cadre du développement normal des relations entre les deux parties et nuisent à la paix et à la stabilité internationales, à la compréhension et à la confiance mutuelles entre les pays de la région, et aux intérêts d’une tierce partie. Ils vont évidemment à l’encontre de leur objectif prétendu de « construire un monde plus sûr, plus démocratique et plus stable ». La Chine exprime un vif mécontentement et une opposition résolue aux propos concernés dans la déclaration conjointe du sommet Japon-UE et continuera de défendre fermement sa souveraineté nationale, sa sécurité et ses intérêts de développement.

Je tiens également à souligner que ces derniers jours, le gouvernement japonais, motivé par son intérêt égoïste de contenir la Chine et au mépris des normes fondamentales régissant les relations internationales, a créé des histoires autour de la Chine à plusieurs reprises et dans différentes occasions, décrit la Chine comme une menace, formé de « petits clans » pour prôner la confrontation géopolitique, calomnié et déshonoré la Chine sur la base de mensonges et de fausses informations, et s’est ingéré grossièrement dans les affaires intérieures de la Chine. L’approche erronée du Japon va à l’encontre de la tendance de l’époque marquée par la paix et le gagnant-gagnant et a déjà eu des effets négatifs sur les relations sino-japonaises et la stabilité régionale.

Je tiens à souligner une fois de plus que les affaires de Hong Kong et du Xinjiang relèvent purement des affaires intérieures de la Chine et n’ont rien à avoir avec les droits de l’homme. Aucun gouvernement, organisation ou individu étranger n’a le droit d’y intervenir. Taiwan fait partie du territoire chinois. La Chine ne permettra jamais à quelconque pays de s’ingérer, de quelque manière que ce soit, dans les questions liées à Taiwan. La Chine doit être et sera réunifiée. En ce qui concerne la situation à travers le détroit de Taiwan, la réunification est la meilleure solution pour maintenir la paix et la stabilité régionales et mondiales. Il est conseillé à la partie japonaise de ne pas jeter trop loin ses griffes, et encore moins de semer des troubles partout.

Quant aux questions maritimes, grâce aux efforts concertés des pays régionaux concernés, la situation en Mer de Chine orientale et en Mer de Chine méridionale est généralement stable. La Chine défend fermement sa souveraineté territoriale et ses droits et intérêts maritimes, et en même temps, elle est prête à régler adéquatement les divergences maritimes avec les pays concernés par la consultation et la négociation, afin de sauvegarder conjointement la paix et la tranquillité régionales. Étant donné que le Japon attache une tellement grande attention à la mer, pourquoi ignore-t-il ses responsabilités et obligations internationales dans le traitement de l’eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima ? Pourquoi ferme-t-il les yeux sur la vie et la santé de l’humanité, ainsi que sur la propreté et la sûreté maritimes mondiales ? Et pourquoi ne pas révoquer immédiatement sa décision de rejet dans la mer ? La partie japonaise ne cesse de parler de la liberté et de l’ouverture. Cela signifie-t-il la liberté de rejet ?

Je tiens à noter que la « diplomatie du microphone » n’est pas une bonne voie à suivre dans les relations avec la Chine. Les attaques et les calomnies n’aboutiront qu’à des résultats contraires, la formation des clans n’aidera point, et la coercition et la confrontation ne conduiront qu’à une impasse. Nous espérons que le Japon saura rapidement éviter d’aller plus loin sur la voie erronée et veillera sur soi.

Beijng Youth Daily : La 75e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 27 mai la résolution sur le plan et les modalités des négociations d’une convention sur la lutte contre la cybercriminalité, affirmant que les négociations de la convention s’ouvriront officiellement en janvier 2022. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine se félicite de l’adoption de la résolution par l’Assemblée générale des Nations Unies sur le lancement des négociations d’une convention sur la lutte contre la cybercriminalité. La cybercriminalité est un défi commun auquel tous les pays sont confrontés et qui appelle une réponse concertée de la communauté internationale. La Chine participera, de façon constructive, aux négociations de cette convention, mènera une coopération étroite avec toutes les parties et contribuera conjointement à la conclusion rapide d’une convention universelle faisant autorité afin de proposer une solution pragmatique et efficace à la communauté internationale dans la réponse commune au défi de la cybercriminalité.

China Review News : Le Président américain Joe Biden a déclaré le 27 mai qu’un rapport pourrait être publié pour détailler les résultats de l’enquête sur l’origine de la pandémie de COVID-19 menée par la communauté du renseignement des États-Unis. Nous avons remarqué également que les services de renseignement américains avaient commencé à émettre des avis sur le traçage de l’origine du virus et déclaré qu’ils allaient continuer d’étudier toutes les preuves, de collecter de nouvelles informations et de les analyser. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le traçage de l’origine du virus est une question scientifique et sérieuse, mais les États-Unis tentent de laisser diriger l’enquête et d’en tirer une conclusion par les soi-disant agents du renseignement. Cela ne prouve que le fait que les États-Unis ne se soucient ni des faits ni de la vérité, ne sont point intéressés par les recherches scientifiques, mais ne s’adonnent qu’à la manipulation politique et au rejet des responsabilités sur d’autres pays.

Comme tout le monde le sait, les États-Unis ont ravivé récemment avec malveillance la thèse de « fuite de laboratoire », prétendant mener une « enquête » à cet égard, ce qui cache un dessein inavouable et une intention sinistre. Je tiens à leur rappeler deux points : premièrement, l’hypothèse d’une fuite du virus d’un laboratoire chinois est hautement improbable, ceci est écrit clairement dans le rapport de la mission conjointe OMS-Chine. Deuxièmement, c’est les États-Unis qui ont les laboratoires biologiques les plus nombreux et les plus grands du monde. Des médias ont révélé depuis longue date l’incident de fuite dans le laboratoire biologique de Fort Detrick. Selon des informations publiques, Fort Detrick est inextricablement lié à l’Unité 731, l’une des unités de l’Armée impériale japonaise, coupable d’une série de crimes abominables dans l’agression japonaise en Chine et dont le responsable Shiro Ishii a été consultant d’armes biologiques de Fort Detrick. Je voudrais poser des questions aux États-Unis : quand vont-ils donner une explication détaillée sur les maladies respiratoires inexpliquées qui ont commencé à apparaître dans le nord de la Virginie en juillet 2019 et l’épidémie massive de la « maladie pulmonaire liée au vapotage » (EVALI) qui s’est produite dans le Wisconsin ? Ont-ils la volonté et le courage d’inviter

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